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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 15:05
UN VACCIN EN PERSPECTIVE ? ... SUIVRE L'ÉVOLUTION QUOTIDIENNE DE LA SECONDE VAGUE DE COVID-19 sous notre rubrique "BRÈVES & NOUVELLES".

    La verbalisation à l'issue d'un contrôle de police se fait à l'appréciation du fonctionnaire.        Photo : AFP

 

 

SOCIÉTÉ/COVID-19

 

UN ABSURDISTAN AUTORITAIRE 

 

 

Déjà irrité par les éditoriaux des influents quotidiens The  New York Times [1] et The Washington Post qui lui reprochent son égo démesuré ainsi que de courtiser les électeurs qui pourraient lui faire défaut en faisant usage par l'intermédiaire de son premier ministre de la rhétorique de l’extrême-droite qui consiste à stigmatiser les politiciens de gauche comme étant des apologistes des islamistes, Manuel Macron vient probablement d'être une nouvelle fois agacé en découvrant un nouvel article publié cette fois par un des grands et fort sérieux hebdomadaires de la presse allemande.

 

C’est sur le sujet de la gestion incohérente et autoritaire faite par notre président de la pandémie de Covid-19 que, sous la plume de la journaliste Annika Joeres, l'hebdomadaire Die Zeit publie un article intitulé « Un Absurdistan autoritaire »[2] (titre qui fait ironiquement allusion à une de ces ex-républiques de l'URSS dont on sait qu'elles sont aujourd'hui dirigées d'une main de fer par des personnages plus ou moins despotiques) et nous plonge dans un monde que l'on pourrait croire utopique tant les forces de police abordent les "citoyens" en ayant à l'esprit le sentiment que ces derniers seraient incapables de parvenir à se soustraire du stade de l'infantilisme.

 

Mais lisons plutôt un extrait de cet article qui se réfère à l'interpellation qui s'est produite dans une de nos stations balnéaires réputées et met en scène des protagonistes qui ne sont pas inconnus des familiers du littoral basque :

 

« Lorsque Betty Bellion-Jourdan est sortie de la mer à Biarritz dans l’ouest de la France il y a quelques jours, quatre policiers l’attendaient : la femme de 93 ans avait le droit de s’asseoir sur la plage pendant cette période de confinement, mais pas celui de nager dans l’eau. Depuis des décennies, la vieille dame nage le crawl tous les jours dans l’Atlantique, même dans le froid hivernal, et soulage ainsi la neuropathie dans ses jambes, une maladie nerveuse. « Aucun spécialiste, aucun massage ne peut me guérir comme la mer le peut », déclare-t-elle. Comme on peut le voir dans une vidéo, un policier lui a simplement répondu : « Selon l’article 46 du règlement 20-10, tous les sports nautiques sont interdits ». Madame Bellion-Jourdan devra donc payer une amende de 135 euros si elle s’approche à nouveau de la mer.

 

La nageuse Betty Bellion-Jourdan détient pourtant un certificat de son médecin, Guillaume Barucq (NDLR qui est également élu d’opposition au sein du Conseil municipal de cette ville) et selon lequel cette personne dépend de la natation pour sa santé. « Personne dans la mer ne risque d’être infecté par la Covid-19, c’est gratuit et c’est bon pour la santé », argumente Barucq. Il recevait de plus en plus de patients dans son cabinet qui étaient déprimés et devenaient de plus en plus faibles physiquement. Tout le monde avait besoin de sport pour renforcer ses défenses, y compris contre le coronavirus. « Dans quel État vivons-nous, où les seniors qui nagent doivent sortir de l’eau sous escorte policière ? » s’interroge le médecin. Entre-temps, le ministre des Sports a clairement indiqué depuis Paris que les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent continuer à faire du sport. Mais pour cela, tout le monde, comme Bellion-Jourdan, a besoin d’un nouveau certificat. »

 

La lecture de cet extrait incite à penser que cette journaliste aurait très bien pu résumer sa description de l'ambiance rapportée de notre pays de la façon suivante : J’ai été sidérée par le fait que les Français acceptent en général avec apathie les mesures édictées, même s'il s'avère que ce qu'on leur impose est tout autant ubuesque qu'autoritaire.

 

On voit qu'en ces temps de pouvoir quasi-monarchique plus personne ne parvient à échapper aux tracasseries qui ont cours un peu partout comme l'atteste le témoignage ci-dessous qui fait immanquablement prendre conscience qu’il est devenu hasardeux de nos jours de se rendre sur la voie publique, même si l'on est animé que d'intentions pacifiques.

 

Il faut enfin craindre que dans l'actuel climat d'intimidation des citoyens qui vient s'ajouter au mécontentement d'un grand nombre de ces derniers qui considèrent que la représentativité parlementaire actuelle est foncièrement inéquitable du fait du mode de scrutin majoritaire en place, un vote favorable à loi dite de "sécurité globale" [3][4] en débat à l'Assemblée nationale viendrait encore plus accentuer la défiance des électeurs envers les élus, puisque les § 22 & 24 de cette proposition de loi contiennent des éléments à caractères manifestement liberticides qui ne cherchent qu'à restreindre nos libertés fondamentales.

 

La rédaction d’HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

[1]  https://www.nytimes.com/2020/10/29/world/europe/nice-attack-france.html?searchResultPosition=4

 

[2]  https://www.zeit.de/politik/ausland/2020-11/corona-regeln-frankreich-lockdown-polizei-quarantaene-attest-joggen-sport?utm_referrer=https%3A%2F%2Fwww.qwant.com%2F

 

[3]  https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/17/quelles-sont-les-principales-mesures-de-la-loi-de-securite-globale-examinee-a-l-assemblee_6060063_1653578.html

 

 [4]  https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/11/20/nous-n-accrediterons-pas-nos-journalistes-pour-couvrir-les-manifestations_6060521_3236.html

 

 

Témoignage

 

Confinement : j'ai été condamné parce que je ne portais pas de jogging

 
Contrôlé le 22 mars par la police, j'ai été jugé et condamné pour déplacement interdit pendant le confinement, sans que je ne le sache. Le motif semble être… ma tenue vestimentaire, pas assez sportive au goût des fonctionnaires.
                               Par Étienne Girard, rédacteur en chef société-enquêtes à
                               

 

Lire son témoignage : https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/confinement-jai-ete-condamne-parce-que-je-ne-portais-pas-de-jogging

 

 

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 16:05

 

 

Estimé(e)s Lectrices et Lecteurs,

 

Que ce soit au moment des rituelles fêtes de fin d'année ou encore tout au long des 365 jours calendaires, le Secours populaire français (SPF) apporte une aide alimentaire, vestimentaire, matérielle, ainsi qu'un soutien moral ou administratif précieux aux plus défavorisés de notre société, que ces derniers se trouvent bien entendu en France, mais aussi partout autour du globe, là où sévissent en particulier la pauvreté, les famines, les catastrophes naturelles ou encore les conflits armés. 

 

Les innombrables interventions du SPF sont mues par une philosophie de prise en charge des nécessiteux qui ne fait aucune différence entre l'origine de ces derniers ou encore les pays où ils vivent, pas plus qu'il est tenu compte de leurs convictions religieuses ou de leur agnosticisme puisqu'une seule chose compte pour les dizaines de milliers de bénévoles qui font vivre cette irremplaçable institution de solidarité depuis 1945*, c'est d'aider selon l'unique credo " Tout ce qui est humain est nôtre ".

                                

Et si vous deveniez un père Noël vert en faisant un don selon vos moyens ?

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

* Le SPF est issu de l'ancien Secours rouge (1923-1936), devenu de 1936 à 1945 le Secours populaire de France  et sera dénommé dès la fin du second conflit mondial après sa fusion avec l'Association nationale des victimes du nazisme (ANVN) le Secours populaire français..

 

 

 

Avec le Secours populaire, donnez un coup de main au Père Noël !

 

 

Les Pères Noël verts permettent aux enfants, aux jeunes, aux familles, aux personnes âgées ou isolées, de fêter Noël et la nouvelle année dans la dignité.


Grâce à eux, depuis 1976, le Secours populaire peut proposer aux enfants et aux familles en difficulté : des jouets, des livres, des colis alimentaires festifs... sans oublier des parades, sorties, spectacles, places de cirque ou d’évènements sportifs, goûters, repas au restaurant… partout en France, mais aussi au-delà des frontières, grâce au réseau associatif du Secours populaire dans le monde.

 

La hotte du Secours populaire français (SPF)

 

Pour mener à bien cette mission, les Pères Noël verts multiplient les activités solidaires permettant de collecter des dons financiers, des jouets neufs et des produits gastronomiques.

En effet, cette période de l’année, particulièrement difficile, doit être un moment de fête pour tous !

 

Chaque année, avec la montée de la pauvreté, la tournée des Pères Noël verts est de plus en plus difficile, c’est pourquoi, le Secours populaire invite chacun, via un site web dédié, à soutenir cette grande campagne de Noël à l’occasion des initiatives organisées, pour apporter un peu de chaleur, de réconfort et de dignité aux personnes en difficulté, de plus en plus nombreuses à franchir les portes de l’association.

 

Pour les bénévoles, il existe de nombreuses manières de s’engager, selon les disponibilités, par exemple : en déposant des tirelires chez les commerçants, en participants aux stands paquets-cadeaux à la sortie des magasins, en collectant des denrées alimentaires festives dans les grands surfaces ou encore en organisant des arbres de Noël.

 
Les Pères Noël verts sont aussi soutenus par les entreprises, fondations et personnalités.

 

Pas d’action sans don !

 

Votre soutien financier nous permettra d’apporter une solidarité concrète aux victimes. L’ampleur de l’aide dépendra des fonds que nous réussirons à collecter.

 

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 15:51
SUIVRE CI-DESSOUS L'ÉVOLUTION DE LA SECONDE VAGUE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19.
Mill Valley, Californie, lors de la grippe espagnole de 1918.
       Sur la pancarte de la personne située à droite on peut lire : " Portez un masque, sinon vous irez en prison".
 
 

L'ÉVOLUTION DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 AU FIL DES JOURS

 

 

Situation dans les cinq pays européens les plus peuplés :

                                                             Caricature : Fred Sochard

 

02/12 - Selon les relevés hebdomadaires établis par l'OMS et ceux quotidiens de la Johns Hopkins University (USA), la situation sanitaire liée à la pandémie de covid-19 serait la suivante au sein des 5 pays les plus peuplés de l'UE (Royaume-Uni compris) :

 

 

Nouveaux cas hebdo au 01/12    Cumul au 02/11    Cumul des décès

Allemagne            124 431                   1 094 678             17 177
Espagne

             42 528                   1 656 444             45 511

 France

             80 458                   2 275 429             52 821

Italie

           184 001                   1 620 901             56 361

Royaume-Uni            111 789                    1 647 230             59 148

                                                

Derniers commentaires de notre rédaction :

 

01/12  -   La journée d'hier a été fatale pour 203 malades de la Covid-19 au Royaume-Uni, 388 en Allemagne, 401 en Espagne, 409 en France et 672 en Italie.

 

25/11 -  La France vient de passer le cap des 50 000 décès dus à la pandémie de Covid-19 et de rejoindre ainsi le trio européen comptabilisant le plus grand nombre de victimes.

 

23/11  -  La pandémie a causé hier les décès de 564 personnes en Italie,  398 au Royaume-Uni, 214 en France, 84 en Allemagne, les chiffres concernant l'Espagne n'ayant pas encore été transmis.

 

22/11  -  Il y a eu 13 872 nouveaux cas hier en Allemagne, 17 878 en France, 19 900 au Royaume-Uni, 34 764 en Italie, l'Espagne n'ayant pas communiqué de chiffres à ce sujet.

 

19/11  -  Alors que les déclarations gouvernementales successives portent à croire qu'une réouverture partielle des petits commerces pourrait intervenir à partir du début décembre, on note que les nouveaux cas de Covid-19 ont encore été de 28 534 hier en France, ce qui place notre pays au second rang européen de la progression actuelle du virus derrière l'Italie et à la première place en terme de cumul des cas répertoriés depuis le début de la pandémie.

 

18/11  -  Selon les derniers pointages publiés par la Johns Hopkins University (USA), il y aurait eu hier 288 nouveaux décès en Allemagne, 435 en Espagne, 1 224 en France, 731 en Italie et 599 au Royaume-Uni.

 

17/11 - Contrairement à l'annonce faite par le duo pharmaceutique américano-germanique Pfizer-BioNTech, un vaccin anti-covid ne devant pas être conservé à -70°C, mais uniquement au réfrigérateur, devrait être mis sur le marché dès juin 2021 par le groupe britannique GSK associé à Sanofi-Pasteur, vient d'annoncer Olivier Bogillot président France de ce dernier laboratoire. (AFP)

 

16/11  -  Quatre jours après avoir passé une commande conditionnelle de 300 millions vaccins  aux laboratoires  partenaires  Pfizer et BioNTech, l'Agence européenne du médicament (EMA) commande également 80 millions vaccins de type ARNm à la biotech américaine Moderna décrétée éligible à déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché pour son candidat-vaccin, l'ARNm-1273.

 

16/11  -  Le journal boursier en ligne FinanzNachrichten.de évoque dans un article que le candidat-vaccin BNT162b2 développé en partenariat entre la société de biotechnologie allemande BioNTech et le mastodonte pharmaceutique américain Pfizer " n'est pas une "affaire sûre", mais hautement spéculative ! " et insiste : " Quiconque s'imagine qu'il va automatiquement rouler sur l'or parce que le vaccin a été développé par BioNThec pourrait aussi se tromper ..."

 

 
BioNTech: Das ist "keine sichere" Sache, sondern Hochspekulativ !
 
Wer glaubt, weil BioNTech gerade den Impfstoff entwickelt hat, dadurch automatisch bald in Geld schwimmen wird, könnte sich auch täuschen...

 

 

 

On se souvient que le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) rapportait dans son édition du 16 août 2018 que la société de biotechnologie de Mayence BioNTech était devenue partenaire du géant pharmaceutique américaine Pfizer et que ces deux associés souhaitent développer de nouveaux vaccins antigrippaux dans le cadre d'une coopération pluriannuelle de recherche et développement.

Conformément aux termes de cet accord BioNTech percevra de Pfizer une avance de 120 millions de dollars ainsi que des paiements d'étapes pouvant atteindre 305 millions de dollars afin de réaliser les objectifs fixés et au sujet desquels il avait été dévoilé que les produits issus de cette coopération et mis sur le marché, seraient rétribués à  BioNTech sous la forme de paiements de droits de licences. Pfizer financera par ailleurs d'autres recherches et prendra une participation non spécifiée dans le capital social de BioNTech.

 

Évolution de la seconde vague de Covid-19 au sein de l'UE :

 

Cartes comparatives des nouveaux cas de COVID-19 notifiés sur les semaines 43-44 (carte du dessus  mise à jour le 07/11) et sur les semaines 44-45 (carte du dessous mise à jour le 14/11) par régions et fractions de 100 000 habitants des pays de l'UE.

 

On remarque ci-dessus qu'à compter de la 45ème semaine de pandémie les cartes de l'ECDC font état de deux nouvelles tranches de ratios qui vont au-delà des 240 contaminations pour 100 000 habitants jusque-là évoquées. Il est désormais fait mention des nouvelles tranches allant de 480-959,9 et ≥ 960,0, ceci permettant de plus justement quantifier l'état de la pandémie par  régions.

 

La dernière mappemonde publiée par l'OMS ce mercredi 25/11 montre que la plupart des pays européens ainsi que la Russie redescendent sous le seuil des 1 000 cas de covid-19 par million d'habitants au cours des 7 derniers jours. Sur le continent américain, les USA se maintiennent par contre toujours au-delà.

 

Sélection de sites permettant d'obtenir des informations sur la pandémie :

 

Les informations fournies par le site Santé publique France https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-et-mo étant difficiles à parcourir du fait qu'un enchevêtrement de reports de pages complique un suivi de l'évolution de la pandémie en France et dans le monde, nous proposons à nos lecteurs de se reporter sur les pointages globalement plus explicites qu'éditent quotidiennement l'OMS https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situation-reportshttps://covid19.who.int/table, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, agence sanitaire de l'UE) https://www.ecdc.europa.eu/en/cases-2019-ncov-eueea, ou encore le site hospitalo-universitaire Johns Hopkins (USA) https://coronavirus.jhu.edu/map.htm qui centralise également des données mondiales.

 

 

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 16:14

                                                   Hendaye : Quartier des Joncaux.

Le fleuve Bidassoa sur le point de quitter son lit lors d'une forte marée précédée d'importantes pluies.

Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

 

 

ALEAS ENVIRONNEMENTAUX

 

PERCEPTION DES RISQUES D'INONDATIONS PAR LA POPULATION HENDAYAISE

 

 

Nos lecteurs se souviennent probablement qu'en plein déroulement des mesures de confinement nécessitées par la propagation exponentielle de la pandémie de covid-19, une étudiante en "gestion de l‘environnement et des risques" recourait à notre site pour parvenir à diffuser un questionnaire interrogeant les Henadayais-es sur leur perception des risques d'inondations auxquels ils s'estimaient être exposés sous l’effet conjugué de possibles crues de la Bidassoa et de la montée constante du niveaux des océans due à la fonte actuelle des calottes polaires.

 

Ce questionnement cherchait à déterminer le degré d'information des populations susceptibles d'être impactées par cet autre aspect des changements climatiques et permettre ainsi à cette étudiante de rassembler des éléments analytiques qui fonderaient la trame de son mémoire de master qu'elle intitulera " La gestion du risque inondation à Hendaye ".

 

Au moins 42 de nos lecteurs répondirent à ce questionnaire dans les temps impartis. Tous n'étaient pas nécessairement des résidents du quartier des Joncaux ou de la plage qui sont les deux zones d'Hendaye susceptibles d'être exposées à ce type de risque, puisqu'il pouvait également se trouver parmi eux des personnes qui fréquentaient ces deux quartiers à des fins professionnelles ou vivaient encore ailleurs.

 

La quantité de contributions recueillies n'a malheureusement pas été d'une importance suffisante pour constituer une base de données statistiques "large" au sens de la détermination du niveau général d'information du public sur ce sujet. Toutefois, compte tenu des réponses reçues qui furent d'une indéniable qualité ainsi que des pertinents commentaires reçus, ces retours exprimèrent un évident intérêt du public pour ce sujet et permirent in fine de dégager une tendance de fond indiscutablement fiable.

 

Notre rédaction avait dans un passé récent plusieurs fois attiré l'attention de ses lecteurs sur les risques d'inondation/submersion auxquels la ville d'Hendaye est exposée. Ces divers "papiers" sur ce sujet parvinrent en moyenne à retenir l'attention de près de 450 lecteurs (selon le comptage établi par notre hébergeur qui note le nombre de visiteurs pour chaque article mis en ligne), ce qui pouvait laisser espérer qu'une plus grande partie de ces derniers allait contribuer à l'établissement de données statistiques locales d'une plus grande ampleur. Mais il n'en a malheureusement pas été ainsi.

 

Faut-il rechercher dans cette absence relative de participation de nos lecteurs à l’approfondissement de cette thématique qui paraissait pourtant retenir leur attention des causes multifactorielles ? Probablement, si l'on tient compte, entre autres, des multiples contraintes quotidiennes supplémentaires qui vinrent s'imposer à eux pendant le confinement. Si tel a été le cas, ceci étayerait alors la thèse de sociologues selon lesquels, lors de situations d'exception ou d'urgence, même temporaires, l'engagement d'une partie non négligeable de nos concitoyens habituellement impliqués dans la vie de leur cité est mis en sommeil, ce qui est en fin de compte préjudiciable au bon fonctionnement de notre démocratie.

 

C'est pourquoi il y a nécessité d'avoir des comportements individuels susceptibles d'endiguer la crise sanitaire actuelle et de parallèlement développer une véritable Culture de prise en compte des risques environnementaux liés aux changements climatiques, puisque, au final, l'explication de ces deux phénomènes passe par la compréhension qu'il existe une évidente relation de cause à effet entre eux.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT


 

Nota : Eugénie Mangeot, auteure de ce mémoire, nous prie de transmettre aux 42 personnes qui ont répondu dans les temps impartis à son questionnaire qu'elle tient à sincèrement les remercier de lui avoir apporté leur aide sans laquelle elle n'aurait pas pu mener celui-ci à bon terme.

 

 

La gestion du risque inondation à Hendaye

 

MASTER DYNARISK

(Extrait du mémoire)

 

COMPTE-RENDU DES QUESTIONNAIRES

 

Cette étude devait comporter une partie sur un questionnaire réalisé auprès des populations, malheureusement la pandémie et le confinement ont rendu impossible cet exercice. Hendaye-Environnement a toutefois eu l’amabilité de bien vouloir héberger le questionnaire sur son site mais même ainsi, au mois de mai, seulement 42 personnes y avaient répondu.

 

Ce questionnaire était en parti inspiré de l’étude du CEREMA-Méditerranée sur la perception du risque dans la région PACA réalisée en décembre 2019. Celle-ci avait pour méthodologie de commencer par construire une problématique simple à laquelle le questionnaire devait répondre: quelle est la perception des habitants quant au risque ?

 

Beaucoup des données reconnues devaient être qualitatives, avec tous les biais que cela implique. Il existe de nombreux facteurs pour influencer ce genre d’étude, notamment l’âge, le territoire, l’expérience face à l’aléa … Mais c’étaient justement des avis de résidents qui étaient intéressants, avec tout ce que ça implique, puisque c’est eux que la mairie doit pouvoir atteindre et sensibiliser.

 

Pour ce questionnaire, les items retenus étaient surtout « l’expérience d’une inondation », «l’accès à l’information », la « réception de l’information » et les « mesures de gestion ».

 

 

LE QUESTIONNAIRE ÉTAIT LE SUIVANT :

 

1.     Avez-vous conscience de la présence du risque inondation dans la commune                              d’Hendaye ?

 

1 bis.   Si oui, connaissez-vous la limite de la zone à risque dans les Joncaux ?

 

2.     Vous souvenez-vous d’une inondation ayant eu lieu à Hendaye ?

 

 3.     Avez-vous connaissance des documents officiels concernant le risque 

          inondation  (PPRL, DICRIM) [1] ?

 

3 bis.  Si oui, lesquels ?

 

3 ter.  Si oui, les avez-vous déjà consultés ? Avez-vous déjà été incité à le faire par la

         mairie ?

 

4.     Avez-vous connaissance de la révision du plan de prévention des risques

        entre 2015-2017 ?

 

5.     Avez-vous entendu parler d'une action de sensibilisation sur la question des   

         risques ayant eu lieu à Hendaye ?

 

5bis.   Si oui, y êtes-vous déjà allé ?

 

6.     Connaissez-vous les réflexes à adopter en cas d’inondation ? Le numéro de    

         téléphone à contacter ?

 

7.     Savez-vous quel est le point de ralliement en cas d’évacuation ?

 

8.     Sur une échelle de 1 à 10, à quel point pensez-vous que la gestion du risque   

         inondation soit importante ?

 

9.     Sur une échelle de 1 à 10, à quel point vous sentez-vous informé sur le sujet ?

 

10.   Sur une échelle de 1 à 10 à quel point vous sentez-vous préparé en cas

         d’inondation ?

 

11.   Sur une échelle de 1 à 10, à quel point vous sentez-vous pris en compte dans 

         le processus de prévention des risques ?

 

12.   Habitez-vous / travaillez-vous dans le quartier des Joncaux ?

 

 

CE QUI A PU EN RESSORTIR, C'EST QUE LES PERSONNES INTERROGÉES :

 

-       Avaient connaissance du risque inondation sur la commune d’Hendaye

 

-       Se souvenaient d’une inondation ayant eu lieu à Hendaye mais évoquaient  

        surtout les vagues submersives de 2015 qui avaient détruit une partie de la

        promenade du bord de mer

 

-      Avaient en grande partie connaissance de l’existence des documents comme

        le PPR  mais ne les avaient pas forcément consultés ni n’avaient été incités à

        le faire

 

-       Avaient connaissance de la révision faites par le BRGM de son rapport

 

-       N’avaient pas entendu parler d’action de sensibilisation ayant eu lieu à

        Hendaye

 

-       Ne connaissaient pas les numéros d’urgences (ou évoquaient celui des

         pompiers)

 

-       Ne connaissaient pas le point d’évacuation

 

-       Pensaient que la gestion du risque inondation était importante avec une

         moyenne de 7.9/10

 

-       Se sentaient très peu informés sur le sujet avec une moyenne de 3.75/10

 

-       Se sentaient peu préparés en cas d’aléa avec une moyenne de 4.5/10

 

-       Se sentaient très peu pris en compte dans le processus de prévention des

         risques avec une moyenne de 2.38/10

 

Ces résultats ne sauraient être représentatifs de la population des Joncaux et encore moins de la population d’Hendaye dans son ensemble, à cause de la petitesse de l’échantillon et des conditions de sa réalisation à la suite du confinement. Toutefois, ils peuvent donner un aperçu du ressenti de quelques personnes qui habitent ou travaillent dans une zone à risque.

 

Ce qui transparaît dans ces résultats est très différent de ce que les habitants exprimaient par exemple avec le «Collectif Joncaux en colère». Si la gestion du risque semble si importante pour certains, ils sont malgré tout mal informés et ne cherchent pas forcément à trouver d’eux-mêmes les renseignements. De plus, si on se réfère aux évènements qui ont entouré le premier rapport du BRGM, le risque inquiète, jusqu’à ce qu’il mette en danger des aspects comme l’immobilier et dans ces cas-là les personnes concernées souhaitent, davantage, conserver le statu quo.

 

Le sujet est délicat surtout quand on sait que beaucoup d’habitants ont été pris au dépourvu en apprenant que leurs biens étaient dans une zone à risque. La gestion du risque passe aussi par une compréhension des aspects économiques et sociaux d’un territoire. Pour Hendaye, ce sont évidemment les risques liés à l’Atlantique et au bord de mer qui inquiètent davantage. Les Joncaux, eux, préoccupent moins, et peu de gens ont en mémoire une inondation qui ait touché ce quartier. Le risque qu’évoquent souvent et les institutions et les particuliers est le risque submersion. C’est le cheval de bataille de la côte Atlantique, avec une érosion forte et les tempêtes d’hiver c’est compréhensible.

 

Cependant, on peut se poser la question : N’éclipse-t-on pas finalement d’autres aspects qui pourraient, dans le futur, devenir plus inquiétants si aucune action n’est réalisée ? Les scénarios montrent clairement un phénomène qui pourrait se renforcer avec, notamment, les conditions adéquates, de fortes marées et de fortes précipitations. Même si rien n’est arrivé jusqu’ici, c’est le propre d’une bonne gestion de savoir anticiper avant que la catastrophe n’arrive. Le dragage de l’estuaire amont ne semble pas avoir d’incidence sur la force de l’aléa, mais qu’en est-il de la partie aval ?

 

Des ouvrages, un long épi notamment, ont été réalisés face au risque submersion. Des pompes ont été installées dans le bas-quartier. Dans les Joncaux pour le moment, il ne se passe rien, le statu quo est de mise. Bien que les informations sur les risques soient très complètes si elles ne sont pas lues, elles ne pourront pas aboutir à une prise de conscience.

 

La gestion des pouvoirs publics, notamment de la mairie, paraît encore assez superficielle.

 

Pour le futur, la mairie devrait s’intéresser à la sensibilisation des populations. Le risque inondation est une réalité difficile. Le refus d’accepter la probabilité d’un aléa n’aide absolument pas les habitants de zones à risque à prendre conscience du danger qui les menace. La carte du PPRL ne fait qu’entretenir la confusion avec ces marquages binaires de zones vertes – zones bleues qui ne décrivent par la réalité du risque, de plus le PPRL n’est valable que pour un aléa dit « actuel ». Il serait nécessaire d’informer plus largement les résidents d’Hendaye des prévisions pour l’aléa « 2100 ».

 

Hendaye n’aide pas à créer une conscience du risque, encore moins une culture du risque, et en cas d’évènement de grande ampleur, cela peut affecter la résilience des populations après coup. Ce n’est pas un indicateur d’une gestion globale.

 

La gestion est aussi incomplète parce que l’estuaire de la Bidassoa concerne trois communes, dont deux espagnoles. Tout au long des recherches et des entretiens, il apparaît clairement qu’Irun, Fontarabie et Hendaye ont un lien historique avec l’estuaire et ont toujours eu une gestion disparate et très personnelle de leur espace sans vraiment se consulter les uns les autres. Dans un espace européen, il existe des projets communs, mais ils ne concernent pas vraiment le risque. Si les pouvoirs publics envisageaient de draguer l’estuaire c’était notamment pour permettre aux bateaux de plaisance de pouvoir circuler plus aisément. Si Fontarabie voulait étendre son aéroport, c’était pour accueillir plus de vols par an. Si Hendaye s’est débarrassé du sable extrait pour construire son port de plaisance en le faisant couler dans la baie, c’était par facilité. L’aspect pratique semble primer sur l’état de l’estuaire. Les choses évoluent un peu. Il y a des impulsions, par exemple, pour rendre aux îles leur état naturel. Toutefois, ces avancées sont timides quand on constate que dans l’histoire l’estuaire a été traité uniquement comme un terrain pour s’étendre un peu plus et non comme une zone fragile dont la destruction pouvait avoir des conséquences.

 

Hendaye pourrait accorder sa gestion du risque avec Irun et Fontarabie. Les trois communes pourraient réfléchir à des plans communs pour endiguer l’envasement de la Bidassoa et de son estuaire. Le dragage amont vaudrait la peine d’être discuté, ainsi qu’une stratégie commune en ce qui concerne un espace que les trois villes partagent et qui est interconnecté.

 

 

CONCLUSION :

 

Sur le contexte du travail de terrain mené pour cette étude deux écueils doivent être mentionnés : en pleine période électorale, la Mairie d’Hendaye n’a pas répondu aux courriels de sollicitations pour une entrevue et l’instauration soudaine du confinement ne permet pas de garantir que l’échantillon des répondants aux questionnaires est pleinement représentatif.

 

En effet, le questionnaire a été hébergé sur le site Hendaye-Environnement avec une accroche prometteuse. Mais ce blog est très suivi par des citoyens qui souvent partagent ses opinions ou ses sensibilités, pas nécessairement des habitants ou des entrepreneurs qui ont pu faire partie du «Collectif Joncaux en colère» ou qui sont peu sensibilisés aux questions liées aux risques.

 

Depuis un siècle, l’estuaire de la Bidassoa n’a cessé d’être utilisé comme une zone d’extension potentielle pour les villes qui la bordent. D’abord très disputé par l’Espagne et la France pour ses ressources, Irun, Fontarabie et Hendaye ont progressivement asséché les zones humides du grand marais que formait l’estuaire pour y installer deux gares, un aéroport, deux ports, deux plages … Autant d’éléments qui ouvraient les villes au tourisme et à la modernité.

 

Cette anthropisation a cependant eu des effets négatifs pour les zones humides. L’estuaire a perdu beaucoup de ce qui faisait son écosystème, notamment les vasières et les herbiers qui ont réduit de manière drastique et continuent, encore aujourd’hui, de s’amenuiser. Malgré son classement en zone Natura 2000, les masses d’eau de la baie de Txingudi sont polluées et présentent des traces de métaux lourds dues notamment aux industries installées autour.

 

Pour répondre à la question « quelle gestion du risque inondation à Hendaye » il faut d’abord s’intéresser à la gestion globale de l’estuaire de la Bidassoa, et celle-ci est questionnable. Il y a eu très peu de concertations entre les villes en amont de leurs projets d’extension sur les zones humides, et à ce jour aucune stratégie transfrontalière n’est mise en place pour faire face à l’envasement de l’estuaire. L’état des masses d’eau se dégrade et les éléments typiques d’un écosystème estuarien sont en train de disparaître complètement.

 

Cette inaction face à l’état écologique de la baie se reflète dans les mesures timides de la Mairie d’Hendaye pour faire face au risque inondation sur son territoire. L’évolution du rapport du BRGM entre 2015 et 2017 a opportunément calmé la colère des habitants des Joncaux plus alarmés des perspectives de dévaluation de leurs biens que réellement convaincus du risque encouru. Dans ce contexte tendu et sensible, la Mairie n’a visiblement pas recherché une communication offensive : la manière dont le PPRL est illustré, la façon dont les habitants concernés par le risque semblent se sentir peu informés, peu intégrés dans le processus de gestion et peu préparés en cas d’aléa, témoignent de cette stratégie.

 

Même si le site internet de la mairie présente une rubrique sur le sujet, mettre l’information dans un espace public et consultable par tous ne sous-entend pas nécessairement que quiconque ira s’informer de sa propre initiative, surtout quand certains étaient déjà persuadés que le BRGM faisait erreur. Nombre d’habitants perçoivent le PPRL non pas comme un instrument de protection, de sensibilisation et d’anticipation mais comme une menace bureaucratique pour la valorisation de leur patrimoine immobilier.

 

De plus, les zones les plus touchées dans le quartier des Joncaux sur le PPRL concernent les usines qui y sont implantées. Quand l’estuaire souffre déjà de la pollution, une inondation de ces bâtiments pourrait avoir un impact catastrophique, non seulement sur l’économie de la ville, mais aussi sur l’état des masses d’eau de la baie. Placer cette zone en « bleue » et «inconstructible » alors qu’elle accueille déjà des industries et ne présente aucune protection structurelle hormis un mur de séparation d’avec la Bidassoa ne semble pas à la hauteur des enjeux.

 

La gestion du risque inondation à Hendaye n’apparaît pas exemplaire, l’estuaire a été trop souvent la victime d’une prédation de part et d’autre de la frontière pour des intérêts économiques et touristiques purement nationaux, les plans d’action ou de remédiation, eux aussi, restent nationaux comme le montre le dossier du dragage porté par la Mairie d’Hendaye qui n’implique pas l’Espagne ou les études entreprises par l’Espagne pour faire face aux inondations régulières des bas quartiers d’Irun plus densément peuplés et industrialisés que les Joncaux.

 

Toutefois la Bidassoa reste un bien commun comme l’a affirmé le Traité de Bayonne et aux yeux de l’Europe cette affirmation se traduit par des financements importants en études et en évaluations de BIDUR à GURATRANS. Ces études et évaluations permettent des diagnostics partagés et commentés des deux côtés de la frontière et doivent ensuite servir de base à des actions nationales appuyées sur les compétences territoriales des différents organismes à l’œuvre.

 

Après le temps des diagnostics et des états des lieux la nécessité d’une gestion coordonnée du bassin versant transfrontalier de la Bidassoa et de l’estuaire n’a guère dépassé l’étape des déclarations d’intention.

 

 

[1] ACRONYMES UTILISÉS :

 

BRGM = Bureau de recherches géologiques et minières

 

CEREMA = Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) est un établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques

 

DICRIM = Document d’information communal sur les risques majeurs

 

PPRL = Plan de prévision des risques littoraux

 

 

 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 15:40

Manifestation silencieuse de soutien envers les internés aux abords du centre de rétention

administrative d'Hendaye. 

Crédit photo : Archives Pierre Sabathié

 

 FOCUS 2019 SUR LA RÉTENTION ADMINISTRATIVE DES ÉTRANGERS EN FRANCE

 

Dans le Rapport annuel 2019 de 122 pages qu'elles viennent de publier, les associations d'aide aux réfugiés ASSFAM-Groupe, SOS Solidarités, France terre d’asile, Forum Réfugiés-Cosi, La Cimade et Solidarité Mayotte, dévoilent une longue liste de situations accablantes qui surviennent dans les centres et locaux de rétention éparpillés sur notre territoire et dans lesquels sont confinés, généralement pour de nombreux jours, les réfugiés et les sans-papiers qui ont la plupart du temps été interpellés lors de contrôles policiers effectués le plus souvent "au faciès" sur la voie publique.

 

La "patrie des droits de l'homme", dont on sait qu'elle s'attire de nombreuses critiques internes et internationales en usant de ces méthodes injustifiées qui sont indistinctement appliquées autant à l'encontre des voyageurs isolés que les familles avec enfants en bas-âges, est depuis l'élection du président Macron, en 2017, prise de nouveau au piège d'une politique migratoire "du chiffre" qui traque impitoyablement ces gens envers lesquels on a le plus souvent rien d'autre à reprocher que de poursuivre le rêve de parvenir à échapper aux guerres ou à la misère qui règnent dans les pays d'où ils proviennent. Ces derniers se trouvent ainsi dans une impréparation totale et bien compréhensible lorsqu'ils sont interpellés et accusés d'être en situation de non-conformité administrative.

 

Ailleurs, dans les autres démocraties européennes, celles qui ne sont pas déjà sous le coup de régimes autoritaires de style hongrois ou polonais, la rétention administrative est une contrainte physique qui n'est utilisée qu'en ultime recours. Ce n'est donc pas parce que notre pays n'a pas trouvé les moyens de se doter de lieux d'hébergements suffisamment dignes ou encore d'écourter de façon significative le temps de traitement des dossiers déposés auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), que l'on doit traiter ces interpellés comme si l'on avait affaire à des criminels potentiels. 

 

Nous vous recommandons vivement de parcourir ce rapport qui ne peut laisser personne indifférent puisque l'un de ces centres de rétention est situé en bordure de notre rue Joliot-Curie, ce qui ne suscite évidemment pas la fierté des Hendayais-es,  mais révolterait également autant les célèbres humanistes-pacifistes Irène et Frédéric Joliot-Curie (Prix Nobel de Chimie 1935) s'ils étaient encore de ce monde.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

        Lire le rapport :

 

https://www.lacimade.org/wp-content/uploads/2020/09/La_Cimade_Rapport_Retention_2019-1.pdf

 

 

 

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 10:43

 

Épandage d'herbicides et pesticides dans l'agriculture productiviste. Photo : AFP

                                                                                                                                                                  L'EFFONDREMENT D'UN  MYTHE                                                                               

L'Autriche est le premier pays de l'UE à avoir décidé il y a un an d'interdire le glyphosate. Cette interdiction devrait entrer en vigueur après quelques retards.

 

Néanmoins, ce pays a encore un obstacle à surmonter : la Commission européenne doit accepter l'interdiction. Bayer-Monsanto, producteur quasi-monopoliste de ce produit tant décrié, essaie naturellement d'empêcher cela avec ses lobbyistes omniprésents au sein des instances bruxelloises.



La multinationale veut à tout prix mettre un terme à cette tentative d'interdiction car elle sait que si l'Autriche parvient à être le premier pays de l'UE à obtenir gain de cause sur le glyphosate, d'autres suivront aussitôt. Les herbicides et pesticides synthétiques étant des vaches à lait pour l'industrie agrochimique, cette dernière défend donc par tous les moyens la prolongation de l'utilisation de ces produits qui font de nombreux ravages tant sur les plans de la biodiversité et de l'environnement que celui de notre santé.                                                   

 
 
La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT
 
 
 
PS : Bayer-Monsanto a enregistré une perte de près de 10 milliards d'euros au deuxième trimestre de cette année 2020. La cause de ce trou abyssal est à mettre sur le compte de la provision qu'elle a dû constituer au sujet du glyphosate, herbicide qui est son produit phare et a déjà entraîné le paiement d'un milliard de dollars à des plaignants américains qui ont contracté un cancer à cause de ses effets et va entraîner le déboursement de 9 autres milliards suite à un compromis passé avec les autorités judiciaires américaines qui permettra d'indemniser près de 125 000 plaignants victimes de cet herbicide.[2] Il y a quelques semaines à peine, la cour d'appel californienne a confirmé un jugement contre la multinationale allemande, tout en réduisant à 20,5 millions de dollars le montant de l'indemnisation réclamée par l'avocat de l'un des plaignants qui était atteint de leucémie.                                                  
                                                                                                                        
On voit que les faits scientifiques, la loi ainsi que les pressions citoyennes parviennent à rendre toujours plus contestable l'utilisation des poisons cancérigènes utilisés en agriculture. Voilà qui devrait inciter les instances nationales de la FNSEA à sortir d'urgence de l'agriculture productiviste, mère de tous les maux que connaît notre terroir.
 

 

 

[1] Avant que l'interdiction du glyphosate entre en vigueur en Autriche le 1er janvier 2020, la chancelière autrichienne de l'époque déclarait qu'elle ne pouvait transposer l'interdiction dans le droit national, le Parlement autrichien ayant soumis la demande à l'UE avec des erreurs procédurales. En conséquence, le Parlement autrichien a reformulé sa notification à l'UE en mai 2020 et la Commission européenne a jusqu'au 19 août 2020 pour exprimer son point de vue ou présenter des objections sur cette demande d'interdiction. 

 

[2] https://www.journaldemontreal.com/2020/06/24/roundup-bayer-va-indemniser-les-plaignants-americains-a-hauteur-de-10-milliards-de-dollars-1

  

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 09:35

Le champignon nucléaire qui a suivi l’explosion de la première bombe atomique, lâchée par le bombardier américain Enola Gay, sur la ville japonaise de Hiroshima, le 6 août 1945. (Photo d’archives Hiroshima Peace Memorial Museum/AFP)

 

                                   

 

75 ANS APRÈS

 

 

" Pour les mouvements des hibakusha*, il n’est pas question d’oublier que c’est le Japon qui a déclenché la guerre et que les victimes des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki ne sont pas apparues « sans raison ». Pour ces organisations, les armes nucléaires sont le « mal absolu » et le seul moyen de s’assurer qu’elles ne seront jamais plus utilisées est de les abolir au niveau international."

 

 

Notre rédaction vous propose de lire à l'occasion de cette commémoration le lucide et percutant article de Kanazaki Yumi, directrice du comité de rédaction du bureau éditorial du Centre Média pour la Paix de Hiroshima et auteure de :  « Ramper vers la lumière – À la poursuite d’un monde sans armes nucléaires » :

 

https://www.nippon.com/fr/in-depth/c08201/?pnum=1

 

 

* Mouvements des survivants de ces deux explosions atomiques.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 13:46

                                            Les villes d'Hendaye et Hondarribia vues du ciel

 

 

Vous n'avez jamais lu ou souhaitez relire des articles qui au fil des années ont permis au présent site de conforter le succès qu'il rencontre auprès de lectrices et lecteurs intéressés par des thématiques qui traitent de nos problèmes de société ou environnementaux ?

 

Cliquez donc sur le lien ci-après pour retrouver ces articles aux sujets très divers et qui sont classés selon l'ordre décroissant de leur popularité :

 

 

                           http://hendaye.environnement.over-blog.fr/top

 

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 15:14

Capture d'écran extraite du rapport de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT) sur les violences policières paru en mars 2020, illustrant un plaquage ventral.

 

Les décès engendrés par suffocation qui font actuellement débat lorsqu'ils sont dus à la pression d'un genou appliqué avec force et insistance sur le cou d'un interpellé lors d'un plaquage ventral pratiqué par les forces de l'ordre, prennent un caractère particulier dès lors qu'ils font surtout des victimes parmi les  "insurgés" dits "de couleur".

 

Les affaires Traoré et Floyd nous invitent à méditer le poème ci-après qui nous fait deviner que ces violences intolérables peuvent parfois avoir leur source dans une disposition d'esprit de leurs auteurs qui n'honore en rien ces corps de fonction publique, qu'ils soient d'outre-Atlantique, d'ici ou encore d'ailleurs.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

POÈME À MON FRÈRE BLANC

 

Cher frère blanc,
 

Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

 

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

 

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

 

Ce poème, que certains attribuent à Léopold Sédar SENGHOR, serait en réalité le fruit des vues humanistes d'un tout autre auteur, puisque ces lignes n’apparaissent dans aucun des écrits de ce célèbre écrivain et ancien homme d’État sénégalais décédé en décembre 2001.

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:10

Bayonne : Les abords de la cathédrale lors du confinenement.

 Photo : Thomas+Dutour-Shutterstock

 

En ces temps de pandémie virale deux concepts foncièrement antinomiques se dégagent des attitudes à tenir pour contenir la propagation exponentielle du Covid-19. L'un consiste à isoler les humains afin de préserver ceux-ci d'une propagation du virus  et éviter ainsi une contamination de masse qui mènerait inexorablement à un rapide débordement des moyens hospitaliers, l'autre s'oriente vers une exposition sciemment consentie des individus au virus de façon à parvenir à une  contamination rapide d'environ 60 à 70 % d'entre eux qui mène alors à un blocage de propagation de la contagion pour un moindre coût économique, mais à un bien plus grand nombre de décès auprès des populations les plus âgées en contrepartie.

 

La première de ces deux doctrines est celle qui a été conséquemment appliquée sous la désignation de "confinement" dans des pays comme l'Italie, l'Espagne ou encore la France et bien d'autres États de par le monde. La seconde, connue sous l'appellation de "d'atteinte du seuil d'immunité collective" a été la voie essentiellement choisie par des pays où règne l'idéologie d'inspiration ultra-libérale comme les USA ou encore le Royaume-Uni.

 

L'analyse ci-après qui nous vient d'un scientifique franco-canadien. Elle contient en filigrane la trame de la dissension  philosophique qui oppose les deux façons de mener ce combat pour la préservation de chacune de nos vies. 

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

 

L'article est extrait du site Options politiques, publication en ligne de l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP / CANADA). Il est un des éléments du dossier "La pandémie de coronavirus : la réponse du Canada".

 

 

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