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À LA VEILLE DE LA CONFÉRENCE

  P1040600                                                                                      Photo : Sirius
              Les sapins de Noël sont blancs et bleus de peur à l'annonce du réchauffement climatique.



                               LES ENJEUX DE COPENHAGUE

 

La conférence sur le changement climatique qui va se tenir du 7 au 12 décembre 2009 à Copenhague doit impérativement mener à un accord mondial qui débouchera sur tout un train de mesures pouvant permettre la réduction de l'effet de serre et nous éviter peut-être ainsi d'assister à des transformations climatiques planètaires qui méneraient à la remise en question de la vie sur te  rre. La tâche à accomplir pour parvenir à un redressement palpable de notre situation environnementale est grandissime. La multitude des combats qu'il va falloir mener s'avère être d'une complexité inouïe, ainsi que la révélation suivante vient en attester.

 

P1040576.jpg    Photo : Sirius        

La couche d'ozone stratosphèrique de nouveau mise à mal par l'activité humaine.

 

Le protoxyde d'azote,

une nouvelle menace pour la couche d'ozone stratosphérique.

 

Ce n'est pas en levant la tête en direction du ciel si souvent joliment bleuté de notre Côte basque que l'on peut constater que le gaz hilarant - qui a pour nom scientifique protoxyde d'azote ou encore oxyde nitreux (N2O) - exerce actuellement un effet destructeur sur la couche d'ozone censée devoir préserver notre planète de l'activité rayonnante du soleil.

 

Alors qu'il est communément admis que sans cette couche d'ozone qui englobe notre sphère terrestre toute vie humaine, animale ou végétale seraient fondamentalement remises en cause du fait du bombardement continuel des puissants ultraviolets émis par la gigantesque activité solaire, les scientifiques viennent de constater que cette couche d'ozone est à nouveau en cours de dislocation suite aux effets du protoxyde d'azote.

 

On se souvient que la communauté internationale avait déjà enrayé de justesse, il y a une vingtaine d'années, ce qui aurait pu tourner au désastre planétaire si l'on n'avait constaté à temps les dommages causés à notre couche d'ozone par des gaz alors couramment utilisés dans les aérosols, les réfrigérateurs et dispositifs d'air conditionné.

 

Il s'agissait jadis de l'effet destructeur des chlorofluorocarbures (CFC) qui, en l'espace d'à peine quelques décennies, avaient réussi à trouer la couche d'ozone sur des surfaces gigantesques au dessus des pôles de notre planète. Un traité international, connu sous le nom de Protocole de Montréal, vint heureusement mettre fin à temps à la fabrication et à l'utilisation des CFC et permettre la reconstitution lente de l'ozone au-dessus de ces pôles.

 

Une guerre encore plus âpre et gigantesque que celle contre le CO²

 

Cette couche d'ozone, que l'on croyait définitivement sauvée depuis l'interdiction mondiale des CFC en 1987, fait malheureusement un retour angoissant dans l'actualité environnementale. En effet, contrairement à ce qui a pu se passer pour mettre fin à l'effet destructeur des CFC, qui n'étaient après tout produits que dans un nombre limité d'usines, l'existence du protoxyde d'azote est liée à un enchaînement de réactions physicochimiques dues aux multiples activités humaines.

 

On a en effet constaté que ce gaz résulte de la combustion des matières fossiles utilisées par l'homme, de l'utilisation intensive d'engrais azotés dans l'agriculture, mais également de la décomposition naturelle des végétaux produits en grande quantité par cette même agriculture. Ces trois derniers facteurs démontrant à eux seuls à quel point nos problèmes environnementaux sont étroitement liés au comportement et mode de vie de l'humain.

 

Une étude menée à ce sujet par une équipe scientifique américaine dirigée par le professeur Ravishankara, et financée par la très officielle NOAA (National Oceanic and Admospheric Administration), vient d'être révélée par la prestigieuse revue Science parue le 27 août 2009 et stigmatise le protoxyde d'azote, gaz déjà identifié dans le protocole de Kyoto pour son impact sur l'effet de serre, mentionnant que ce dernier a une influence encore plus désastreuse sur la couche d'ozone que les défunts CFC.

 

Il ressort par ailleurs de cette étude que, contrairement aux effets constatés avec les CFC qui offraient la particularité de ne détruire la couche d'ozone qu'aux extrémités polaires (Arctique & Antarctique), le protoxyde d'azote agit en uniformisant son action de dilution de la couche d'ozone sur sa globalité (à l'exception des pôles), ce qui ne ferait qu'augmenter la surface de notre globe exposée à ce danger par rapport aux effets du défunt CFC .

 

Ce dernier phénomène de dilution de la couche d'ozone hors des pôles s'expliquerait par le fait que ces derniers sont couverts de nuages extrêmement froids qui offrent la particularité de relâcher du chlore, chlore qui aurait à son tour la faculté de neutraliser au contact du froid l'action dévastatrice du protoxyde d'azote, alors que ce même chlore est, sous des conditions climatiques plus clémentes, un prédateur notoire de cette couche d'ozone.

 

On estime ainsi qu'une accentuation toujours plus probable du réchauffement climatique engendrera une progression d'autant moins évitable de la dilution de la couche d'ozone jusqu'aux pôles terrestres que le grand froid des zones polaires ira en s'atténuant sous l'effet du réchauffement climatique généralisé.

 

Nous comprenons ainsi, grâce à cette découverte, un peu mieux la complexité de l'alchimie planétaire qui s'opère dans la foulée des dérégulations climatiques engendrées par la seule activité humaine, mais estimons que d'autres types d'interactions insoupçonnées sont toujours possibles et pourraient alors nous réserver de nouvelles désagréables surprises.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

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