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BERLIN

Photo : Sirius
Berlin : le vélo est omniprésent dans la capitale



        
LA PETITE REINE EN SON ROYAUME

 

Les entreprises de transport ne peuvent ignorer l'engouement des Allemands pour le vélo. Le « phénomène bicyclette » prend de l'ampleur, ce qui n'est pas sans donner des idées à certains...

 

En moyenne 300 km par an et par habitant sur la petite reine en Allemagne. Omniprésent, le vélo fait partie du décor urbain. Rien que dans la capitale, on trouve 620 km de piste cyclable et 12% des déplacements se font sur une selle. Installer des parkings à vélo s’impose depuis longtemps à tout commerçant avisé. Seuls les touristes fraîchement débarqués peuvent encore s’aventurer imprudemment sur les voies deux-roues aménagées sur les larges trottoirs des villes. Et dans ce cas un prompt concert de sonnettes énervées rappelle l’imprudent au respect des territoires ! De même la priorité à droite entre véhicules à moteur et cycles fait l’objet d’une stricte observance.

 

Les sociétés de transports urbains ont depuis longtemps intégré l’incontournable vélo dans un rapport de complémentarité. Les tramways qui arpentent les collines de Stuttgart sont équipés de wagonnets afin de transporter les montures métalliques des usagers. De même, les réseaux de métro des grandes villes sont généralement accessibles aux vélos depuis le début des années 80, les dernières restrictions horaires ayant disparu avec le siècle (attention toutefois à ne pas occuper le premier wagon !). Une institution comme la Deutsche Bahn (DB) dont l’image est censée se confondre avec la mobilité ne pouvait pas ignorer la petite reine. Les trains de grandes lignes comportent donc couramment un wagon dédié au transport des bicyclettes. Ce wagon fait d’ailleurs accessoirement souvent office de fumoir clandestin dans les trains désormais nicotinophobes de la DB. Mais souhaitant incarner la mobilité urbaine, cédant à l’air du temps, la DB ne pouvait en rester là. Ce fut donc la naissance des CallBikes (et oui dans ce pays les gourous babyboomer du marketing semblent encore souvent persuadés des vertus des anglicismes pour donner un vernis « trendy » à n’importe quelle initiative).  Dès 2001, est donc mis en place un système de location de vélos (dans un premier temps à Berlin, Cologne, Francfort s/Main, Hambourg, Karlsruhe, Munich et Stuttgart, ainsi que progressivement dans les gares ICE -réseau des trains à grande vitesse- de plus de 100 autres villes). Délibérément high tech (design moderne, code par portable…) la formule séduit mais reste modeste et déçoit parfois tant il est difficile de trouver un vélo disponible. S’il s’agit d’un concept bien pensé, il ne connaît pour autant  pas le succès du Vélib' parisien. On compte ainsi 1 650 vélos disponibles à Berlin contre 21 000 à Paris. Écart considérable qui s’explique peut-être par le fait qu’ici on possède plus souvent son propre vélo. A la DB on explique la relative impopularité du système par une communication plus modérée que celle de la mairie de Paris. L'absence de bornes d'attache pour les CallBikes offre une grande liberté aux utilisateurs mais les vélos sont parfois difficiles à localiser. Tel un aveu de faiblesse, la DB conseille de laisser le vélo "aux carrefours des grandes avenues" pour qu’on les trouve plus facilement.

 

Autre exemple d’une bonne intégration urbaine du vélo dans la complémentarité : l’idée qu’a eu la société Vinci park de généraliser dans ses quelques 75 parkings allemands l’offre de prêts de vélo à ses utilisateurs. La solution qui fonctionne déjà bien en France devrait séduire les urbains désireux de déplacements modulables. Le vélo est plus que jamais synonyme de liberté, convivialité et modernité. Les gestionnaires de parcs de stationnement  rivalisent d’initiatives pour séduire et rassurer des utilisateurs exigeants. Outre le prêt de vélo, Vinci Park équipe également tous les amoureux de la petite reine en parapluies et shopping bags.

 

Train, voiture, cycle… comme souvent en République Fédérale c’est une histoire de consensus…

 

Grégoire Audous et Marie Grégoire



Source

: http://www.lagazettedeberlin.de/4834.html

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