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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:53


Le tribunal de grande instance de Tulle a, par jugement du 28 octobre 2008, condamné Réseau de Transport d’Electricité (RTE), filiale d’EDF, à verser 390.648 euros d’indemnité à la famille Marcouyoux, de Latronche, dans la partie orientale de la Corrèze, pour " préjudice direct, matériel et certain " subi " du fait des dommages imputables à la ligne à très haute tension (THT) surplombant l’exploitation ". RTE nie toute responsabilité et a décidé de faire appel.


La ligne THT de 400.000 volts qui longe l'exploitation agricole de cette famille d'éleveurs est mise en cause par la justice comme étant la responsable de taux de natalité anormalement bas et taux de mortalité particulièrement élevés chez les porcelets, ainsi que des hémorragies ou avortements inexpliqués parmi les génisses du troupeau.


Les Marcouyoux sont spécialisés dans l’élevage de bovins et porcins. Il avaient avaient depuis longtemps déjà observé des problèmes sanitaires affectant leur troupeau, mais ce n’est qu’en 1998 que le directeur du Groupement corrézien de défense sanitaire auquel ils avaient fait appel, avait conclut à la surexposition des animaux aux champs électromagnétiques de cette ligne THT et engageât alors une action juridique en leur faveur.


Ce jugement est une première dans les annales de la Justice française. Il étaye le soupçons qui pèsent depuis longtemps déjà sur l’impact sanitaire des lignes THT et les risques que l’on encourt à vivre en permanence au cœur des champs électromagnétiques que ces lignes THT et d’autres même moins puissantes émettent.

 

                                                                                 Photo : Sirius

Voici la ligne à haute tension de 150.000 volts qui traverse Hendaye. Photographiée ici, Chemin de la Barrière, à très peu de distance des habitations. RTE vient de nous apprendre, par lettre envoyée en réponse à un de nos courriers de protestation concernant la présence de cette ligne en pleine zone urbanisée, que cette dernière transporte du courant de 150.000 volts et non de 135.000 volts ainsi qu' il est indiqué sur ses piliers .

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:52

 

 

 

 

           PORT DE LA FLORIDE : Un chantier hors-normes

 


 

Nous réclamons la fin du sablage (décapage) ainsi que du démantèlement des bateaux à l’air libre sur le port de la Floride. Ces activités entraînent la dispersion dans la nature des métaux lourds et produits chimiques contenus dans les résidus et poussières des peintures marines, mais également de l'amiante floquée souvent présente sur certaines parties des structures des bateaux construits avant l'an 2000 (Directive européenne d'interdiction d'utilisation de l'amiante du 27 juillet 1999).

 

De plus, ces problèmes viennent s'ajouter à la pollution au cuivre et fongicides provenant des produits anti-sallissures (antifongiques) utilisés sur les coques des bateaux, ainsi que celle au mercure provenant d'industries de traitement de surface situées en amont de la Baie de Txingudi.

On sait par ailleurs que les déchets provenant du sablage des bateaux revêtus d'une peinture anti-salissures sont considérés comme toxique et dangeureux par la loi française et européenne, et qu'ils ne peuvent en aucun cas être laissés à même le sol ou rejetés à la mer, ce qui n'est malheureusement pas toujours respecté ainsi qu'illustré sur les photos ci-après.


Qui s'étonnera donc que les eaux de notre baie de Txingudi soient classées, avec celles de la rade de Brest et de Toulon, parmis les eaux marines les plus polluées de France ! 

 

 

 

 

                                                                                      Photos : Sirius

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:51

                                                                                          Photo : Sirius   

                                              Collecte sélective des déchets ménagers sur Hendaye                                                                                                                                                                     

 

Rares sont ceux/celles d’entre-nous qui peuvent s’imaginer que le point vert qui est aujourd’hui systématiquement apposé sur nos emballages alimentaires, mais également sur beaucoup d’autres produits de consommation courante, puisse signifier autre chose que d’indiquer que les emballages ainsi marqués sont recyclables et sont donc récupérés afin d’être réutilisés.




Malheureusement, le petit point vert prouve en fait uniquement que le producteur du produit acheté a payé une contribution à l’organisation Eco-Emballages, sans pour autant nous assurer que l‘emballage de ce produit sera un jour recyclé.

 

Un consommateur qui trie avec engagement et beaucoup d’application peut ainsi mettre environ deux emballages sur dix dans la caissette de tri sélectif, pas plus, s’accordent à reconnaître les experts en matière de recyclage, compte tenu qu’hormis les bouteilles et flacons, peu d’emballages en plastique se laissent recycler pour des raisons de diversité de leur composition chimique ou d’absence de filières de recyclage appropriées.

 

                                         L'immense majorité de nos déchets finit encore en décharge


En fait, rien ne prédispose les industriels à ne produire que du recyclable, si l’on sait par ailleurs que deux emballages triés sur dix partent à leur tour vers les incinérateurs de déchets qui sont de gros demandeurs de matières à haut pouvoir thermique comme le plastique qui se prête idéalement à faciliter la combustion des déchets en mélange que l’on jette dans les fours d’incinération. Nous baignons donc, nous le voyons, dans un monde où les contradictions et divergences d’intérêts sont légion !


Ainsi, le dispositif de collecte et de traitement des ordures ménagères d'Hendaye, qui prétend récupérer et recycler actuellement 26%
¹
des déchets produits et ambitionne d’en recycler une quantité de l’ordre de 41% dans un délai que notre mairie prend soin de ne pas vouloir déterminer, est-il encore bien éloigné de l'efficience et des taux qui se pratiquent couramment dans le Nord de l’Europe !


En effet, les taux de tri sélectif actuels et futurs évoqués dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (P.A.D.D.) de la Ville d'Hendaye qui vient de nous être présenté n'ont rien d'une annonce à succès, surtout lorsque l’on sait que les chiffres avancés dans ce document représentent des pourcentages uniquement basés sur des tonnages qui sont essentiellement obtenus grâce au concours des "poids lourds" traditionnels de l’emballage que sont le verre et le papier-carton qui pèsent, au double sens du mot, pour beaucoup dans l'embellissement des statistiques du tri sélectif.


Au fond
, pas plus au sein du microcosme du traitement des déchets que dans celui des édiles municipales les circonstances ne se prêtent à faire étal d'optimisme et de satisfaction, puisque l'immense majorité de nos déchets ménagers finit encore dans les centres d'enfouissement ou dans les fours d'incinération tant décriés sur les plans sanitaire et environnemental.

 

¹ En fait, en 2008, les chiffres de fin de vie des déchets hendayais se répartissaient ainsi:
   - 16% en tri,
   - 10% en compost,
   - 74% en décharge.

Les chiffres de tonnages des déchets triés n'ont pas augmenté sur la période 2007-2008, ce qui va à l'encontre des prévisions optimistes établies par la nouvelle mairie qui escompte obtenir un taux de tri d'environ 41% dans un nombre d'années qu'elle a pris soin de ne pas déterminer.
(Chiffres: Etude GEOCIAM -2009)



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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:50

 

Un récent article de presse traitant de la collecte et du recyclage des déchets ménagers sur Hendaye nous inspire la réaction suivante.

 


S'il faut en croire les remarques rapportées par plusieurs visiteurs de notre site Internet, et qui sont liées à l'article de presse auquel il est fait allusion ci-dessus, nombre d'Hendayais(es) sont s'étonnés et même pour certains irrités de la façon dont sont vidées les caissettes jaunes à partir desquelles s'opère la collecte sélective de nos déchets ménagers.


Ces déconcertations tiennent au fait que les barquettes plastiques ayant contenu des fruits et légumes, ainsi que des pâtisseries et viennoiseries achetées en grandes surfaces, seraient ignorées et délaissées par les agents de
Sita-Suez, société qui est en charge d'effectuer pour le compte de la municipalité la collecte sélective de nos déchets. L'abandon de ces emballages dans les caissettes paraît aux yeux de nos correspondants(es) d'autant moins acceptable que ces barquettes sont exemptes de traces de salissures et qu'elles sont par ailleurs individuellement estampillées de la mention Recyclable.


Il résulte de ces constatations que, in fine, les barquettes ainsi abandonnées dans les caissettes jaunes finiront par le biais de la poubelle normale leur brève vie de produit pourtant recyclable dans les entrailles du centre d'enfouissement géré par le syndicat de communes Bizi Garbia (Saint-Pée-sur-Nivelle), centre dans lequel notre commune fait enfouir nos déchets de consommation qui ne sont pas recyclés.


Pourquoi la collecte sélective sur Hendaye se passe-t-elle ainsi ?


Nous pensons pouvoir avancer une réponse plausible pour expliquer cela.


On sait que l'industrie produit une quantité considérable de déchets d'emballages dont beaucoup ne sont pas recyclables et peuvent même être très polluants pour l'environnement. C'est le cas notamment des
matières plastiques représentant environ 11% des déchets ménagers et qui proviennent généralement de ressources non renouvelables (hydrocarbures). Ces plastiques sont, pour la plupart, difficilement recyclables et contiennent bien souvent de nombreux additifs toxiques. Leur impact sur l'environnement est donc très conséquent, ce qui implique la recherche et l'emploi de matières alternatives susceptibles de réduire l'empreinte écologique de notre consommation sur l'environnement.


Le domaine des emballages plastiques alimentaires qui ici nous préoccupe se répartit en deux grandes familles
:


1° L
e polypropylène (PP), extrait du pétrole, recyclable, composé de molécules de propylène et qui se laisse plus facilement recycler que d'autres matières plastiques telles que le PVC. Il a l'inconvénient majeur de dégager du CO2 ( effet de serre) lorsque son « recyclage » consiste, et cela est malheureusement souvent le cas, à l'utiliser en tant que matière à haut pouvoir énergétique pour alimenter les fours des incinérateurs de déchets afin de les aider à mieux fonctionner (solution prosaïquement appelée « valorisation énergétique »). Le PP est généralement utilisé sous forme de barquettes de fruits et légumes dont l'aspect de surface est assez grossier.


                                                                                     Photo : Sirius

          Barquettes alimentaires en polypropylène (PP) ayant contenu fruits et légumes et qui ne seront pas recyclées


2° Le polyéthylène téréphtalate (PET), également extrait du pétrole, recyclable, polymère obtenu par la
polycondensation de l'acide téréphtalique, dont l'utilisation en constante progression (toutes sortes de bouteilles mais également de barquettes alimentaires offrant une haute transparence et une surface d'une grande finesse) fait que les quantités de déchets issus du PET se sont énormément accrues. Le PET est également recyclable, mais son point négatif réside dans le fait qu'il ne se laisse recycler qu'une seule fois, ce qui tend à se solder par une production de déchets de PET supérieure aux possibilités de réemploi.

 

                                                                                   Photo : Sirius

        Barquettes alimentaires en polyéthylène téréphtalate (PET) contenant des raisins et qui ne seront pas recyclées


Les détails fournis dans cette courte présentation des deux grandes familles d'emballages plastiques alimentaires contiennent déjà en soi une approche de réponse à notre interrogation.

En effet, compte tenu du peu de densité de population dénombrée en Pays Basque, et donc du manque d'engouement que le monde économique montre à investir dans des filières et infrastructures de recyclage qui seront fatalement peu rentables du fait d'une assez grande dissémination géographique de la population et donc de la production de déchets, ces barquettes plastiques sont tout bonnement enfouies au centre
Bizi Garbia de Saint-Pée, étant donné qu'il n'est plus possible de les incinérer au niveau régional du fait de la fermeture de l'incinérateur de Bachefores (faubourg de Bayonne) en 2004.


Toutefois, il est curieux de constater qu'alors que les employés de Sita-Suez collectent systématiquement les bouteilles plastiques en PET, les barquettes du même type de matière sont elles délaissées par ces mêmes employés. Cette attitude paradoxale peut s'expliquer par le fait que tous les types de barquettes sont habituellement jetés pêle-mêle dans les fours d'incinération partout où les incinérateurs existent. Ces barquettes servant alors de matière hautement combustible censée faciliter l'incinération des autres déchets.

Conclusion:

On voit ainsi, et alors
que tous les indicateurs démontrent que l’impact environnemental du recyclage est nettement inférieur à celui de l'incinération et de la mise en décharge, que les choses en matière de gestion des déchets sur Hendaye et la région ne sont pas aussi brillantes que certains cherchent à nous le faire croire.

C'est afin de sortir de ce type de situation ambiguë que ACE ne se lassera pas de demander d'appliquer le principe pollueur-payeur par l'introduction de la Redevance incitative d'enlèvement des ordures ménagères dite "incitative" (RIEOM) qui consiste à ne faire payer à chaque foyer que les seuls déchets qu'il produit.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:50


                                      POLLUTION AUX HYDROCARBURES ?

 

Voici l'état d'une partie du port de plaisance de Sokoburu le 07 décembre 2008 à 16h40.Cette pollution provient-elle du ruissellement d'huile moteur ou de Fioul mal stockés sur l'aire réservée à la maintenance des embarcations ou est-elle due à une avarie survenue sur un des quelques 800 bateaux du port ?

 


 

 

 

                                                                                        Photos : Sirius

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:49

 

Nous vivons dans une société où la nouvelle pauvreté progresse à grands pas, alors que l'aisance financière d'une minorité croissante de la population de notre pays n'a jamais été aussi insolente.

La paupérisation d'un nombre toujours plus grand de nos semblables n'est toutefois pas une spécificité française. Les contrées du Nord de l'Europe, jadis terres de prédilection des grandes avancées sociales, sont à leur tour touchées par le phénomène d'extension de l'exclusion qui jette également à la rue les franges les plus fragilisées des populations de ces pays. Cet apartheid social, au coeur même de nos sociétés européennes, s'opère à l'image du scénario qui régit par ailleurs depuis longtemps déjà les rapports de forces qui prévalent entre pays nantis et pays pauvres de notre planète.

Cette situation résulte du fonctionnement monolithique d'un système ultralibéral qui détient les clés de la régence du Monde, s'arrogeant le pouvoir de dicter, par le biais de rouages impénétrables, ses conceptions du fondement de nos sociétés jusqu'aux plus hautes sphères de nos instances étatiques.

La nouvelle pauvreté a un visage hideux, devant lequel il est toutefois moral et salutaire de ne pas détourner la tête ou fermer les yeux, sachant qu'elle peut indistinctement frapper, d'une façon tout autant implacable qu'imprévue, quiconque est confronté aux aléas qui pavent le déroulement d'une existence.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

                                Dany avec ses deux chiens  - Hendaye, novembre 2009                                                                                                         Photo : Sirius

                                 

Dany est SDF. Il a depuis des années déjà établi ses quartiers d'hiver dans notre ville et se considère de ce fait comme un "Hendayais d'adoption". Il "loge" actuellement sous l'auvent situé derrière la Coopérative Maritime de l'entrée du port de la Floride. Son rêve, "serait de pouvoir un jour ouvrir un camp d'accueil pour personnes comme moi (lui) avec l'aide d'une association comme Les Enfants de Don Quichotte " confie-t-il. "Je ne bois que de l'eau, cela me permet d'avoir les idées claires, et vous verrez qu'un jour j'y arriverai !", lance-t-il sur un ton empreint de conviction. Ses compagnons d'infortune sont une vingtaine, répartis sur divers quartiers d'Hendaye. L'hiver est là. Vous qui le pouvez, pensez aussi à eux.

PS : Dany tient une fois de plus à remercier les quelques personnes qui sont anonymement venues lui apporter de la nourriture et quelques pièces de monnaie en se référant à sa photo vue sur ce site.

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:48

 

 

Il n’est pas un Hendayais(e) qui ignore l’origine des problèmes qui accablent les riverains du chantier « Entrepuentes ». On sait en effet que ces derniers sont depuis déjà de longs mois empêtrés dans une succession de préjudices dont ils sont les victimes parfaitement innocentes.


Ils cherchent de ce fait à faire établir une hiérarchisation des responsabilités qui montrera quels sont les véritables destinataires des demandes en réparations qu’ils sont impatients de formuler, sachant que nos hautes sphères municipales prétendent qu’il ne s’agit ici que d’un litige « de privé à privé ».

 

Ceci dit, d’autres aspects inattendus de cette affaire sont venus, au fil des mois, s’ajouter à ceux déjà connus. Ils visent plus particulièrement une probable non conformité de l’immense dalle de béton sur laquelle reposeront les futurs immeubles. Cette dernière ne serait pas tout à fait semblable à celle dont la technique avait été initialement présentée, sur plans, en mairie, lors du dépôt de demande de permis de construire.

 


                                                                                       Photo : Sirius

         Le béton n'a pas résisté à la mise en tension des torons de câbles censés rigidifier les tarverses
     


À ce nouveau grief, viendraient s’ajouter de supposées malfaçons ou défauts de conception qui se seraient révélés au moment précis de la mise sous tension des torons de câbles d’acier qui sont censés rigidifier les traverses en béton qui supportent la dalle. Ces torons de câbles, contenus dans des fourreaux noyés dans les traverses, ont pour fonction de limiter la flexion de ces dernières sous le poids de la dalle de béton et des structures d’immeubles qui vont venir reposer dessus. Certaines de ces traverses n’auraient pas résisté à la mise sous tension des câbles, ainsi qu’on peut le deviner en observant les photos ci-contre.

Ces derniers problèmes techniques auraient incité l’avocat des plaignants à faire appel à un éminent cabinet international spécialisé dans le domaine des certifications de qualité/sécurité. Il va sans dire que les conclusions de ce dernier pourraient, éventuellement, ouvrir la voie à une nouvelle affaire judiciaire dans celle déjà en cours.

 

 

                                                                                         Photo : Sirius
                                 Éclat de béton provoqué par la mise en tension des torons de câbles 

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:47

 

 Photo : Sirius

  La ligne à haute tension de 150 kV qui traverse une partie d'Hendaye

 

 

  UNE SITUATION SANITAIRE DISCRIMINATOIRE

 

La ligne aérienne à haute tension de 150 kV (150.000 volts) qui traverse Hendaye pour livrer du courant Outre Bidassoa a été enfouie sur le tronçon allant de la fin de la gare de triage à la rue du Tunnel. Ces travaux d’enfouissement ont été financièrement pris en charge par le promoteur du projet "Entrepuentes" qui ne pouvait se permettre d’exposer les futurs acquéreurs d’appartements du complexe immobilier projeté aux risques sanitaires du champ magnétique de cette ligne, ainsi qu’au désagrément visuel de ses gigantesques pylônes d’acier.

 

Ainsi, par le biais du pouvoir de l'argent, la discrimination de la population qui vit sous ou à proximité des pylônes et est exposée à des risques sanitaires s'étale au grand jour. Cette situation nous révèle à quel point notre mairie se désintéresse de la gestion de ce type de risques, préférant laisser des intérêts privés suppléer à son inaction.

 

En quoi les lignes électriques aériennes à haute tension représentent-elles un danger ?

 

Le Parlement européen a demandé dans sa résolution du 5 mai 1994 l’instauration de couloirs de sécurité autour des lignes à haute tension desquels toute habitation ou activité permanente seraient exclues. Plusieurs états européens, comme le Danemark, la Suède ou l’Italie, ont déjà mis en pratique ce principe de précaution car la communauté scientifique internationale est loin d’être unanime sur la prétendue innocuité de ces lignes. En un quart de siècle, des centaines d’études ont été publiées sur ce sujet et de plus en plus de scientifiques relèvent les nuisances de ces lignes sous forme d’effets biologiques significatifs sur l’homme et l’animal : baisse des défenses immunitaires, accroissement des troubles neurovégétatifs (fatigue, état dépressif), risque d’augmentation du déclenchement de la leucémie infantile.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié dans son aide-mémoire n° 205 de novembre 1998 : « En juin 1998, le NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences - Etats-Unis) a réuni un groupe de travail international qui a conclu, en se fondant sur les critères établis par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC-Lyon-France), que les champs ELF (Champs magnétiques de fréquences extrêmement basses) devaient être considérés comme « peut-être cancérogènes pour l’homme.» (OMS : http://www.who.int/inf-fs/fr/am205.html)

 

Selon le Journal international de biologie de la radiation (Vol.75, n°12, 1523-1531) : « En 1998 les chercheurs du Centre Médical de New-York ont rapporté une augmentation du dépôt dans les poumons par inhalation des particules électriquement chargées comparées aux particules électriquement neutres. Les câbles à haute tension peuvent ioniser l’air créant, ainsi appelé, des nuages d’ions. Ces ions peuvent alors se lier à des particules polluantes (particules issues de l’échappement des moteurs diesel par exemple) et sont transportés par le vent… Les mesures de nuages d’ions ont été réalisées près de lignes à 134 kV ainsi que sur d’autres lignes…En moyenne l’effet s’étend sur une distance de 200 m, dans le sens du vent… Ce phénomène pourrait expliquer le lien qui existe entre les lignes à haute tension et la leucémie chez les enfants. »
(Université de Bristol :
http://www.phy.bris.ac.uk/research/track_analysis/fresum.htm)

 

En raison de ces évaluations et au nom du principe de précaution qui «…peut être invoqué lorsque les effets potentiellement dangereux d’un phénomène, d’un produit ou d’un procédé ont été identifiés par le biais d’une évaluation scientifique et objective, mais cette évaluation ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude…» (voir la communication de la Commission européenne en date du 2 février 2000 sous http://www.europa.eu.int/scadplus/leg/fr/lvb/132042.htm), exigeons de notre municipalité et d’EDF que cette ligne aérienne à haute tension soit, dans un souci de traitement égalitaire de tous les habitants, enfouie sur toute la partie bâtie d’Hendaye !

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:46

 

 

                                                                               Photo : Sirius

                                     Une baie à l'image d'un monde idyllique, et pourtant...

 

On sait que la Baie de Txingudi n’est plus draguée depuis près d’une vingtaine d’années, ce qui a engendré un important envasement de cette dernière. Aussi les quartiers de Belcenia et des Joncaux sont-ils exposés à des risques d’inondations qui pourraient résulter de la conjonction d’une forte pluviométrie et de gros coefficients de marées, comme cela s’est déjà produit dans le courant de l’été 2002 et avait alors entraîné une classification de notre ville en "État de catastrophe naturelle".


C’est pour mieux classifier le type de pollution de cet envasement et fournir une orientation sur la destination des 1,6 millions de m³ qui devront tôt ou tard être évacués que l'ancienne municipalité avait fait réaliser, le 11 février 2008, dans la baie et la partie avale de la Bidassoa une campagne de prélèvements. Ces mesures permirent également d'apporter une évaluation des demandes de financement aux niveaux régional, national, transfrontalier et européen qu’une opération d'une telle envergure ne manque pas d’engendrer.


 

UNE POLLUTION AUX MÉTAUX LOURDS VARIABLE D'UN POINT À L'AUTRE

L'étude a été effectuée sur une zone divisée en 3 secteurs, regroupant 12 points de prélèvements.


 

            Les 12 points* de prélèvements de l'étude de sédimentation effectuée par GEOCIAM


Le rapport de synthèse sur la caractérisation physico-chimique de sédiments prélevés en cette circonstance laisse apparaître une pollution aux polychlorobiphényles (PCB) qui ne dépasse pas le niveau N1 réglementé sur l’ensemble des points étudiés, ce qui traduit une absence de contamination chimique majeure sur l’ensemble de la baie. Toutefois, une pollution mineure due aux hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) tels le chrysène, fluoranthène, pyrène, benzo(a)anthracène, et benzo(b)fluoranthène s’avère être un peu plus prononcée aux points P5 et P12 de ces prélèvements. Ces deux derniers points pouvant très bien correspondre aux activités d'entretien et de réparation des bateaux qui sont effectuées sur les deux principales aires aménagées à cet effet à la Floride (P5), ainsi qu’à des activités de traitement de surfaces des métaux accomplies sur des sites industriels situés outre-Bidassoa, en amont de Behobia. (P12)

 

Photo : Sirius

Les particules et poussières de peintures et antifoulings

                                            finissent par se mêler aux sédiments de la baie.

 

 

Du point de vue de la contamination par les métaux lourds, les concentrations de ces derniers sont situées à des degrés bien souvent supérieurs au niveau N1 de la réglementation, ce qui est préoccupant. Cela est particulièrement le cas en ce qui concerne l’arsenic, le chrome, le cuivre, le nickel, le plomb et le zinc. Là encore, les concentrations varient d’un point à un autre et sont particulièrement accentuées à proximité des lieux où les embarcations sont entretenues, réparées ou démantelées. C'est donc également le cas face aux aires de carénage de la Floride et, dans une bien moindre mesure, de Caneta (P4, P5, P6 et P8). Ceci revient à supposer que les particules et poussières de peintures et antifoulings détachées des coques des embarcations lors des opérations de décapage ou sablage effectuées en ces lieux finissent très probablement par partiellement s’envoler et/ou ruisseler pour se mêler aux eaux et sédiments de la baie. On sait à ce sujet que quasiment toutes ces activités s'opérent en plein air et que la dispersion des particules et poussières est d'autant plus aisée que les aires concernées sont bien souvent soumises au vent .


Photo : Sirius

Le démantèlement des bateaux s'effectue en plein air et les eaux de ruissellement

emportent les plus fins des éléments nocifs vers la baie.


Notre réclamons conséquemment depuis déjà des années un encadrement strict des activités polluantes liées à l’entretien, la réparation et le démantèlement des bateaux de plaisance et autres embarcations. Cette mesure est devenue incontournable . Elle devrait permettre de réglementer ce type d'activités qui ne peut plus longtemps échapper à une mise en adéquation avec la préservation de notre milieu naturel qui en a tant besoin et, en conséquence, être incluse dans la Charte environnementale en cours d'élaboration.

Malheureusement, pas un seul des élus qui se sont jusqu'à ce jour succédés en mairie n’a véritablement souhaité s’attaquer de front à ce problème et parvenir à un changement comportemental des pollueurs majeurs de la baie.

Alors qu'aujourd'hui la quasi totalité des eaux usées des villes riveraines de la Baie de Txingudi transite enfin par des stations d'épuration censées réduire d'une façon drastique la pollution bactériologique et qu'un tant attendu dragage devrait enfin permettre de décontaminer les sédiments de celle-ci, doit-on stupidement croiser les bras et laisser les pollueurs continuer à perpétrer leurs néfastes méfaits ?


 

* Le point de prélèvement P12 est situé hors carte et se trouve au niveau du pont de Béhobie/behobia

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:45
Une excavatrice est depuis des mois à l'arrêt sur le chantier immobilier de la Rue des Chênes. Photo : Sirius

Une excavatrice est depuis des mois à l'arrêt sur le chantier immobilier de la Rue des Chênes. Photo : Sirius

La désormais bien mal nommée rue des Chênes vient de perdre ses derniers arbres majestueux qui laisseront peut-être un jour place à la réalisation d’un projet immobilier de plus.


Selon des informations que nous avons pu recueillir, le promoteur du projet s’est empressé de faire raser la maison inhabitée qui était assise au beau milieu du terrain de 1267 m² dans le seul but de parvenir à cette fin dans les délais administratifs impartis. Il apparaît qu’il n’est toutefois pas dans ses intentions de lancer une quelconque construction avant d’avoir pu prendre la mesure de la crise immobilière et des prêts bancaires qui est actuellement en cours de développement.

 

Le ralentissement important des lancements de chantiers immobiliers constaté depuis un peu plus d’un an, et qui est directement lié à la crise de confiance exprimée par les instituts de crédit envers la solvabilité des emprunteurs, sème un vent de panique chez les promoteurs et constructeurs. Ces derniers commençant enfin à prendre la juste mesure de l’insupportable situation financière de ceux qui se sont lourdement et longuement endettés afin de parvenir à faire l'acquisition de biens immobiliers dont les prix sont par ailleurs manifestement surfaits.

Le renversement du marché immobilier offre une lueur d'espoir aux riverains et défenseurs de l'environnement du fait que le permis de construire a été octroyé le 06 juillet 2006 ...

Le renversement du marché immobilier offre une lueur d'espoir aux riverains et défenseurs de l'environnement du fait que le permis de construire a été octroyé le 06 juillet 2006 ...

... et que le chantier est toujours en l'état représenté sur notre photo ci-dessus à la date du 25 novembre 2008. Photos : Sirius

... et que le chantier est toujours en l'état représenté sur notre photo ci-dessus à la date du 25 novembre 2008. Photos : Sirius

Cette affaire de la rue de Chênes est, dans le contexte actuel, d’autant plus à suivre à la loupe que la nouvelle municipalité disposera de la possibilité de remettre en cause la validité du permis existant si la construction envisagée n’est pas entreprise dans un délai de deux ans à compter de la délivrance du permis de construire ou si les travaux sont interrompus pendant un délais supérieur à une année. Une prorogation pour une année pouvant toutefois être demandée deux mois au moins avant l’expiration du délai de validité.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

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