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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 10:45

 
 SOCIÉTÉ

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                                     Caricature allemande de 1905 représentant Hugo Stinnes et August Thyssen

                                                                    capitaines d'industrie allemands. (1)

 

L'EURO FORT CREUSE LES DISPARITÉS ÉCONOMIQUES EUROPÉENNES

 

Le temps où les échanges économiques au sein de la Zone euro semblaient être mus par la réciprocité des intérêts des divers pays membres est désormais révolu. Pour preuve, les différences croissantes constatées dans le fonctionnement des économies qui mènent à la constitution d'une Europe prospère d'un côté, désindustrialisée et appauvrie de l'autre. Nous avons à ce sujet déjà tenté d'expliquer une partie de ces dysfonctionnements dans un premier article publié il y a peu (2). Voyons aujourd'hui le rôle sous-jacent que joue le taux de change de la monaie unique, actuellement très manifestement surévalué, dans l'approfondissement des disparités économiques constatées dans la zone d'application de l'euro. 

 

 

LA DÉSINDUSTRIALISATION DU SUD DE L'UE EST ESSENTIELLEMENT ACTIVÉE PAR L'ALLEMAGNE

L'Allemagne engrange depuis plus d'une quinzaine années des excédents commerciaux qui sont énormes, puisqu'ils atteignent une moyenne mensuelle de plus de 14 milliards d'euros. Ceux-ci sont essentiellement réalisés avec la Zone euro, grâce à l'endettement généralisé des pays qui constituent cette zone. La Grèce, petit pays pourtant le plus économiquement mal loti d'entre eux, fait également partie de ceux qui concourent à l'enrichissement allemand en important de grandes quantités de biens de consommation, mais aussi de l'armement (3).

 

Les bénéfices réalisés par les grosses entreprises allemandes, mais également par nombre de PME qui ont un dynamisme et une force exportatrice inconnus ailleurs, sont malheureusement presque tous réinvestis dans les pays de l'ancien "bloc soviétique" situés aux frontières orientales de l'UE, et non pas dans ceux où ces profits ont été réalisés. Ce phénomène entraîne un transfert du centre de gravité économique de l'UE vers l'est de notre continent, plaçant ainsi l'Allemagne dans une position centrale dominante, ce qui accentue la désindustrialisation des pays situés en façades atlantique et méditerranéenne de l'Union, et contribue aussi à la montée inexorable du chômage dans ces régions.

 

L'AXE FRANCO-ALLEMAND ET L'EURO FORT SONT CO-RESPONSABLES DES PROBLÈMES

La France porte une part de responsabilité indéniable dans le processus ci-dessus décrit. Elle a orienté sa politique économique sur le seul axe franco-allemand, et créé ainsi une sorte de condominium aux comportements souvent arrogants vis-à-vis des autres membres. Cet axe n'aura toutefois profité qu'aux Allemands, seuls à avoir été capables de tirer économiquement parti de cette alliance, ainsi qu'on a pu le constater avec la dégradation économique et sociale de notre pays depuis la fin de l'ère Mitterrand qui fut le véritable point de départ de l'entente décisionnelle entre Paris et Berlin.

 

L'emprise économique allemande sur l'Europe aura par ailleurs été favorisée par une politique de l'euro fort, intangiblement souhaitée et imposée par nos voisins d'outre-Rhin. Cet euro, fortement surévalué par rapport aux autres monnaies de changes des grandes économies internationales, n'apporte en fait des avantages qu'à l'Allemagne, du fait que ce pays est une nation exportatrice qui demeure quasiment insensible au facteur coût des biens qu'elle produits, partant du principe que ces derniers jouissent d'un fort prestige auprès des consommateurs internationaux aisés, pour qui le prix n'est qu'un facteur de choix secondaire. Cette particularité de l'économie allemande permet d'assurer des marges bénéficiaires appréciables à ses exportateurs, ce qui a dernièrement fait dire à Louis Gallois, que "l'euro fort renforce les forts et affaibli les faibles, accroît donc les divergences des économies européennes". (4)

 

C'est en partant de cette constatation que l'on comprend par exemple mieux pourquoi les constructeurs allemands arrivent à inonder le marché automobile européen de leurs gros mais aussi petits véhicules, tout en réalisant sur ces ventes des marges de profits inégalables, alors que leurs homologues français ont, de leur côté, les plus grandes peines du monde à soutirer le moindre bénéfice des véhicules qu'ils produisent. (5)

 

LE REFLUX DES ÉCHANGES INTRACOMMUNAUTAIRES TOURNE À LA CONTREVERSE 

Les quinze dernières années d'expansion fulgurante de l'économie allemande ne pouvaient, compte tenu du déséquilibre massif et persistant des échanges réalisés avec l'Allemagne, se poursuivre ainsi indéfiniment. L'enchaînement des défauts de paiements et difficultés économiques successives rencontrés par les nations "clientes" viennent désormais sonner le glas du modèle économique rhénan bassé uniquement sur l'exportation. Ce modèle ne répond nullement aux normes du "libre échange" qui impliquent un nécessaire équilibre des échanges commerciaux sans lequel le système ne peut durablement fonctionner. Le modèle économique allemand dévoile ainsi ses limites et, la crise faisant, pose également le problème de l'inconscience de nos voisins d'outre-Rhin pourtant habituellement si pragmatiques.

 

Ce dernier point soulève actuellement toute une série de controverses franco-allemandes sur la façon dont une économie doit être gérée, divergences sur lesquelles nous reviendrons bientôt. (6)   

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

(1) Couverture de l'hebdomadiare satirique social-démocrate "Der Wahre Jacob" qui sera interdit par les nazis dès 1933.

(2)  Voir notre article "Remous franco-allemands" sous la rubrique "Société & Solidarité".

(3)             d°            "Tragédie financière grecque" sous la rubrique "Société & Solidarité".

(4)  Louis Gallois, Bibliothèque Médicis, sur LCP le 30/11/2012

(5)  Voir notre article "Le mythe de la concurrence libre et non faussée" sous la rubrique "Société &Solidarité".  

(6)              "                   "Remous franco-allemands (suite)"                   "                     "

       

 

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:32

 

SOCIÉTÉ

 

Des dizaines de milliers d'enfants espagnols ont été volés à leur famille des années 40 aux années 80. Prétendant d'abord « extirper le socialisme du sang espagnol », les franquistes ont ensuite nourri un trafic de nouveau-nés. De nos jours, les victimes manifestent à Madrid contre l'impunité dont bénéficie ce crime contre l'humanité. 

 

Franquisme.jpg

                      Pour les franquistes le socialisme était « une maladie mentale », il fallait donc enlever les enfants

                             des Républicains pour les « rééduquer » dans les orphelinats et séminaires catholiques.

                                            Photo extraite du film « Les Ombres de la Mémoire » chez Creav At

 

                                                              Lire l'article du quotidien "La Dépêche" :

http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/27/1271198-les-milliers-d-enfants-voles-du-franquisme-indignent-l-espagne.html

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:20

 

SANTÉ

 

On se souvient avoir lu sous notre article " RÉVÉLATIONS ACCABLANTES SUR LE MAÏS TRANSGÉNIQUE" (rubrique Santé & Environnement) le cri d'alarme lancé par le professeur Séralini suite aux tumeurs développées par des rats de laboratoire nourris au maïs génétiquement modifié de type NK603 cultivé avec et sans herbicide de Type Roundup, vendus à l'échelle planétaire par la multinationale Monsanto.

 

Gilles-Éric Séralini vient de publier un livre passionnant (vendu 20 € en librairie) sur les expériences qu'il a menées :

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Un film documentaire passionnant, inspiré du livre, et dans lequel est également abordé le problème du nucléaire pour mieux montrer à quel point ces deux technologies diaboliques et dominatrices sont intimement liées,  passe actuellement dans certains cinémas de notre région. Renseignez-vous.

         

                                   Cliquer le lien ci-dessous pour voir la bande d'annonce du film :

                        http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19403738&cfilm=211766.ht

  Tous cobayes

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:40

 

ENVIRONNEMENT                                                                                                           

 

                        Concrètement, ça veut dire quoi ?

                                                      Un dossier du Réseau "Sortir du nucléaire"

                         Source:http://groupes.sortirdunucleaire.org/Reduire-la-part-du-nucleaire%2c444



François Hollande ne cesse de rappeler sa promesse électorale de "réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025". Mais que veut dire au juste cette proposition ?

 

                                                                         

                                                            Interview de Bernard Laponche



S’agit-il, ou pas, de fermer des réacteurs ? Et quelle trajectoire énergétique la France semble-t-elle prendre au vu des orientations actuelles ? Pour répondre à ces questions, nous avons sollicité le point de vue de Bernard Laponche, expert en politiques de l’énergie et de maîtrise de l’énergie et membre de l’association Global Chance.

 

1. Réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique, ça veut dire quoi exactement ?

L’expression "mix énergétique" (certains disent aussi quelquefois le "bouquet énergétique") est utilisée pour décrire l’ensemble des sources ou des produits énergétiques qui contribuent à une certaine production ou consommation d’énergie, avec la part de chacun.

On peut parler du mix énergétique de la consommation d’énergie primaired’un pays (sources naturelles à l’origine des produits énergétiques que nous consommons : charbon, gaz fossile dit gaz naturel, pétrole, uranium, biomasse, hydraulique, éolien, solaire photovoltaïque ou thermique, géothermie), ou de sa consommation énergétique finalede gaz, essence, fuel, électricité, bois...(consommation par les utilisateurs finals : industrie hors industries de l’énergie ; transports ; résidentiel, tertiaire, agriculture). Votre question porte en fait sur le mix énergétique de la production d’électricité et elle se réfère à l’engagement du Président de la République de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% aujourd’hui à 50% en 2025".

Pour l’année 2010, le mix énergétique de la production brute d’électricité en France est le suivant : 75% nucléaire (électricité produite à partir de la chaleur produite dans le réacteur nucléaire à combustible uranium), 10% fossile (combustion de gaz, charbon, produits pétroliers), 12% hydraulique (barrages), 3% autres énergies renouvelables (éolien, biomasse, photovoltaïque). Ces valeurs sont pour la France métropolitaine, y compris la Corse.

                 

La production brute d’électricité était en 2010 de 572 milliards de kWh (ou TWh : teraWattheure) et la consommation finale d’électricité était de 446 TWh [1], se répartissant en 29% dans l’industrie, 3% dans les transports (trains, métros, trams), 38% dans le résidentiel (logements), 29% dans le tertiaire (bureaux, établissements de santé, éducation, tourisme, etc.) et 1% ans l’agriculture.

2. Que signifie alors la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité ?

Lorsque l’on parle de réduire la part d’une source d’énergie dans la production d’électricité à l’horizon 2025, il faut savoir à quelle production totale on se réfère. Il faut donc savoir quelle production totale d’électricité pour la France en 2025 on se donne pour objectif, afin de déterminer la quantité d’électricité d’origine nucléaire à cet horizon :

  • Pour les plus productivistes, avec un rythme de croissance des besoins d’électricité d’au moins 2% par an considéré comme le minimum indispensable, la production d’électricité française nécessaire passerait de 572 TWh en 2010 à 770 TWh en 2025. Réduire la part du nucléaire de 75% à 50% reviendrait à faire passer la production d’électricité d’origine nucléaire de 428 TWh à 385 TWh en 2025. Cela représente une réduction de 43 TWh, ce qui représente à peu près la production de 7 unités nucléaires de type Fessenheim (centrale équipée de deux unités de 900 MW de puissance). On peut même prétendre que l’on exportera cette production : la production d’origine nucléaire reste constante en valeur absolue. C’est le vœu des pro-nucléaires qui déploient une offensive "publicitaire" impressionnante.

  • Mais l’augmentation de la consommation d’électricité n’est pas une fatalité et on peut aussi, comme le montrent le scénario négaWatt et les travaux de Global Chance, engager une politique d’économies d’électricité dans l’ensemble des secteurs d’activité. Ces deux associations ont réalisé et publié ensemble le n° 27 des Cahiers de Global Chance "Du gâchis à l’intelligence, le bon usage de l’électricité" qui montre qu’il existe des potentiels d’économies d’électricité considérables, en particulier dans les bâtiments qui, on l’a vu plus haut, consomment les deux tiers de la consommation finale totale d’électricité (chauffage électrique bien sûr, mais aussi et surtout usages spécifiques : électroménager, audiovisuel, informatique).
    Un tel scénario de baisse de la consommation et donc de la production d’électricité est en cohérence avec les engagements de la France au niveau européen qui consistent en une baisse de la consommation d’énergie finale de 20% en 2020 par rapport au scénario tendanciel, soit une baisse de l’ordre de 15% par rapport à 2010.
    D’autre part, toujours pour respecter ses engagements européens, la France doit assurer 23% de sa consommation finale d’énergie avec grâce aux énergies renouvelables. Pour atteindre cet objectif, la part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique proprement dit devrait être de l’ordre de 30%.
    La situation change alors du tout au tout : si on réduit la consommation finale d’électricité d’environ 15% sur une dizaine d’années, le besoin de production d’électricité serait alors au maximum de 450 TWh. Si dans ces conditions la part du nucléaire dans la production d’électricité est ramenée à 50%, celle-ci serait de 225 TWh. La production d’électricité d’origine nucléaire aurait baissé de 205 TWh, ce qui correspond à fermer une trentaine d’unités de 1000 MW sur la même période.

                     

On voit que la phrase "réduire de 75% aujourd’hui à 50% en 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité" signifie des baisses de la production d’origine nucléaire très différentes selon l’évolution de la consommation totale d’électricité, voire pas de baisse du tout.

3. Comment se situe sur ce sujet l’engagement de l’accord entre le PS et EELV signé en prélude à la campagne présidentielle ?

Dans le document "2012-2017 : socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble" signé entre les deux partis le 15 novembre 2011, on lit en effet :

"Nous réduirons la part du nucléaire dans la production électrique de 75% aujourd’hui à 50% en 2025 et engagerons :
- Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité maximale. Cette évolution intégrera les évaluations de l’ASN et de l’IRSN ainsi que le nécessaire équilibre offre-demande".

On voit que l’engagement de cet accord n’est pas compatible avec la vision "productiviste" et s’inscrit dans un scénario de transition énergétique avec une politique forte d’économies d’électricité et de développement des énergies renouvelables.

On sait que l’ex-candidat PS et Président actuel ne se considère pas comme lié par cet accord et a jusqu’à présent limité ses engagements à la réduction de la part du nucléaire et non de la puissance totale du parc nucléaire ainsi qu’à la fermeture définitive de la centrale de Fessenheim fin 2016.
On reste donc en pleine ambiguïté sur l’interprétation du 50%. Cette situation est exploitée au maximum par les promoteurs du nucléaire et les décisions récentes du Conseil de politique nucléaire ne sont pas rassurantes. _ On continue à produire du plutonium et utiliser le combustible MOX, le chantier EPR de Flamanville ne cesse de prendre du retard, mais on persiste, la vision "officielle" de l’avenir semble bien pencher vers l’allongement de la vie technique des réacteurs en fonctionnement.

On a tout à fait le sentiment d’un Gouvernement "sous influence" qui commet à mon avis deux erreurs majeures et dangereuses à plusieurs égards.
La première est le déni du risque nucléaire de la part des responsables politiques qui ne prennent même pas la peine d’étudier eux-mêmes sérieusement le dossier et se laissent "mener en bateau" par les grands féodaux du nucléaire, haute administration comprise. Une telle attitude d’irresponsabilité peut conduire aux pires « non décisions », notamment sur le vieillissement des centrales que l’on va laisser filer, alors qu’il ne devrait en aucun cas dépasser les quarante ans de fonctionnement après leur couplage au réseau, voire les trente cinq ans et encore moins pour certaines d’entre elles. Cela implique un programme d’arrêt progressif des centrales existantes à partir de maintenant.

La seconde est la non compréhension de la transition énergétique qui s’impose au monde entier, basée sur la sobriété, l’efficacité énergétiques et le développement des énergies renouvelables mais aussi la décentralisation et la territorialisation des systèmes énergétiques, ce qu’a très bien compris l’Allemagne qui, en parallèle, a décidé de "sortir du nucléaire" pour les trois raisons fondamentales qui sont les déchets radioactifs, le risque d’accident grave et la prolifération nucléaire. A ne pas jouer franchement la carte de la transition énergétique, à s’enfermer dans la poursuite du nucléaire, la France est en train de perdre une occasion historique de modifier son mode de développement, ce qui est néfaste sur le plan environnemental (risque climatique, risque d’accident, pollutions et déchets) mais aussi sur celui du développement de nouvelles activités et de l’emploi, sur l’ensemble du territoire.
De la part d’un Président qui sait se montrer intelligent et courageux sur un certain nombre de sujets, cela est affligeant. Il est temps de redresser la barre car les risques sont trop grands.

4. Que préconisez-vous pour une vraie transition énergétique permettant la sortie du nucléaire ?

Sur cette question, je pense que la réponse la plus complète est apportée par le scénario énergétique négaWatt pour la France d’ici à 2050. Il faut lire absolument le "Manifeste négaWatt" publié par l’association éponyme en 2012 [2].

Pour faire bref, je vais citer quelques éléments de la conclusion du livre "En finir avec le nucléaire" de Benjamin Dessus et moi-même, publié au Seuil en septembre 2011 :

" La sortie du nucléaire sans à-coups est possible sur une vingtaine d’années...
Il faut s’en donner les moyens, en particulier sur trois points majeurs :

  • La mise en route dans l’urgence d’un programme enfin sérieux de réduction de la consommation électrique et des consommations énergétiques en général, tout en éradiquant la précarité énergétique des plus démunis.

  • L’élaboration d’un programme crédible, aussi bien du point de vue industriel qu’économique, de développement des filières électriques renouvelables et d’un réseau électrique adapté à la décentralisation de cette production pour éviter à notre pays de se trouver hors jeu au plan européen et mondial.

  • L’organisation d’une retraite réussie du nucléaire français, en développant parallèlement un savoir-faire sur le démantèlement des installations et le stockage des déchets."

Bernard LAPONCHE est polytechnicien et docteur ès Sciences en physique des réacteurs nucléaires

Notes:

1] La consommation finale est égale à la production brute moins l’autoconsommation des centrales (24 TWh), moins les pertes dans le transport et la distribution (34 TWh), moins la consommation du secteur de l’énergie (37 TWh), moins les exportations d’électricité (51 TWh), plus les importations d’électricité (20 TWh)

2] Retrouvez ce scénario, ainsi que d’autres menant à une sortie plus rapide du nucléaire en France, sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=plus&page=alternatives

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 11:55

 

Centrale-de-Golfech.jpg

                                            EDF condamnée en appel à Golfech !

 

Lundi 3 décembre2012 : la Cour d’appel de Toulouse a condamné EDF à 4 000 euros d’amende et à 4 500 euros de dommages et intérêts dans l’affaire du déversement radioactif qui avait eu lieu en janvier 2010, à la centrale de Golfech. Une telle condamnation est une première en France !

 

                                                                                 Lire l'article :      

          http://groupes.sortirdunucleaire.org/Centrale-de-Golfech-EDF-S-A-hors?origine_sujet=LI201212                                                                        

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 19:40

 

       Un taudis, c'est le contraire d'un logement. 600 000 familles en sont victimes.        

 

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                                        Cliquer sous le lien ci-dessous pour démarrer la vidéo

 

                                                  https://youtu.be/tHk_kYr4zxo

                                                                      

 

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:50

 

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Le Comité de soutien à Notre-Dame-des-Landes a profité de la présence de nombreuses cabanes au marché de Noël de Bayonne pour rappeler, samedi 8 décembre 2012, les destructions massives de maisons sur le site de NDDL et la mise en place d'une violente et inadmissible répression policière envers la population.

Page Facebook :  http://www.facebook.com/pages/Pays-Basque-soutien-à-Nddl/292891304164068

 


 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:55

     

SOCIÉTÉ


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        Symbole de la tentative de sauvetage économique d'une des régions fortement touchées par la crise.

 

Construite à Lens, cœur de l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais fortement touché par la crise économique, l'annexe du musée du Louvre qui a été inaugurée hier par François Hollande est un établissement destiné à revitaliser une ville et une région, à l'image de ce qui a été réalisé avec le musée Guggenheim de Bilbao pour contrer la fin de la sidérurgie en Pays Basque.

 

Le choix de l'installation d'une antenne du célébre musée dans cette ville avait été fait par le Conseil régional Nord Pas-de-Calais en 2004. Cette région assumera le paiement du budget annuel de fonctionnement de 15 millions de l'ensemble et supportera également 60% des 150 millions d'euros(¹) du coût de cette réalisation  qui n'avait été estimée qu'à 35-40 millions d'euros au moment du dépôt du projet en 2003.

 

Compte tenu de la notoriété internationale du Louvre, les décideurs régionaux escomptent attirer 500.000 visiteurs/an à Lens et dans ses environs. Mais, la crise économique profonde faisant, le président-directeur du Louvre, Henri Loyrette, reste mesuré ; "Installer une antenne du Louvre, institution parisienne, à Lens, ville minière, nous savions que c'était un pari " et "Si nous ne réussissions pas à faire venir les habitants de la région ce serait un échec", admet-il.

 

cite-ocean.JPG                    La Cité de l'Océan à Biarritz neuf mois après son inauguration. Coûts annuels de gestion 1,5 ME.

                                                                                   Photo : eitb.com

 

Espérons que la magie du mot "Louvre" permettra d'attirer suffisamment de visiteurs en provenance du nord de l'Europe à Lens, ce qui évitera la répétition d'erreurs d'investissements comme celle de la Cité de l'Océan à Biarritz où les visiteurs n'affluent pas comme on l'avait espéré.  Cette Cité de l'Océan aurait pu par ailleurs être construite en maîtrise d'ouvrage publique pour 8 millions d'euros, mais le mauvais choix d'un partenarait public-privé avec la société Vinci (²) fait par les élus biarrots aura en fin de compte coûté 41 millions d'euros aux finances de la ville.  

 

On voit donc que ce pari lensois est une entreprise à hauts risques pour la Région du Nord-Pas de Calais et les caisses étatiques qui sont déjà bien malmenées en cette période de de crise économique et de montée inexorable du chômage.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

(¹) Voir à ce sujet le site de l'Observatoire des subventions :
http://www.observatoiredessubventions.com/2012/le-louvre-a-lens-au-moins-150-millions-deuros/

(²) Mieux comprendre ce qu'est un partenariat public-privé (PPP) :
http://www.observatoiredessubventions.com/2012/le-cout-hallucinant-des-ppp/

 

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:59

  Flamanville.jpg

                    Jusqu'où montera la facture de l'EPR de Flamanville qui dépasse désormais les 8,5 milliards d'euros ?

                                                                Photo : Stéphane Geufroi - Ouest-France

 

 

Quelques éclaircissements sur un gigantesque gâchis :

 

1. EDF baisse en Bourse, la rentabilité de l'EPR en question

http://groupes.sortirdunucleaire.org/EDF-baisse-en-Bourse-la

 

2. EPR de Flamanville : EDF se fait lacher par Enel

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/epr-de-flamanville-edf-se-fait-lacher-par-enel_363539.html

 

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:35

 
   

PORT EXTÉRIEUR DE PASAIA

 

"La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures."

                                                                                    Noam Chomsky

Pasaia 2

    Vanté par ses promoteurs, ce projet de port extérieur situé derrière le Jaizkibel et   

 l'aéroport aura un impact environnemental aux effets "sévères" et "irréversibles".

Photo montage : Autoridad Portuaria de Pasajes

  

 PORT EXTÉRIEUR DE PASAIA 

12 raisons pour lesquelles ce projet est illégal et incohérent (¹) 

   

Traduction : HENDAYENVIRONNEMENT

 

La baie de Pasaia et les municipalités riveraines sont sous l'emprise de l'activité industrielle du port. Le haut degré actuel de dégradation de l'environnement urbain est principalement dû au bruit généré par l'activité portuaire et aux poussières polluantes produites par le chargement et déchargement du combustible utilisé par la centrale thermoélectrique présente en ce lieu.

 

Il ne fait aucun doute que la situation présente est intenable et qu'il faut rapidement agir pour remédier à cet état de chose. Cependant, OCEANA (organisation internationale de préservation des océans) ainsi que la COBE (Collège officiel des biologistes d'Euskadi) considèrent que la construction d'un port extérieur et les voies d'accès à ce dernier présentées dans le cadre de projet du Plan directeur des infrastructures de Pasaia représentent une solution inappropriée et contraire à la législation européenne et aux accords environnementaux internationaux.

 

Les raisons qui étayent ce rejet de projet sont les suivantes :

 

1. La première des raisons est d'ordre contraignant en regard du droit européen applicable à tous les États membres

Le mont Jaizkibel fait partie du réseau européen de zones protégées "Natura 2000"depuis 1997 et est désigné comme un site d'importance communautaire (SIC) conformément à la Directive Habitat 92/43/CEE relative à la conservation des habitats naturels ainsi que la faune et la flore.

 

Ces textes interdisent le développement d'activités ou d'usages qui ne garantiraient pas la permanence de la protection des valeurs naturelles dans la zone impliquée. En outre, le Mont Jaizkibel abrite au moins cinq espèces de plantes et plus de 40 espèces de faune (oiseaux, amphibiens, reptiles, mammifères) reconnues d'intérêt communautaire au titre de la Directive Habitat. Par ailleurs, plus de 30 espèces et 7 habitats sont protégés par la réglementation ou d'autres accords internationaux.

 

2. L'évaluation des impacts environnementaux établie par l'organisme porteur du projet montre des effets supérieurs à l'acceptable

Le rapport de protection environnementale présenté par l'autorité portuaire qualifie lui-même l'impact global du projet (après avoir inclus les moyens adéquats) de "sévère", considérant par ailleurs que certains aspects peuvent même être qualifiés de "critiques" et "irréversibles".

 

Il est donc essentiel de corriger la cause de ces effets afin d'assurer une meilleure qualité de vie et de favoriser un développement durable dans le respect d'un haut niveau de protection environnementale.

 

3. Les auteurs du rapport occultent certains impacts à caractère majeur

Le rapport de protection environnementale omet d'aborder des aspects du projet qui impacteront gravement et durablement l'environnement après la construction du port extérieur. Il n'est nullement fait mention dans ce rapport des effets secondaires qui viendront altérer la géomorphologie marine et sa dynamique, tels ceux concernant la disparition de l'étendue de sable de Asabaratza qui est exploitée pour la recharge des plages du Gipuzkoa et du Labourd, la perturbation de la pêche déjà en continuelle régression sur la Mer Cantabrique, le risque potentiel de contamination lié à la manipulation et au stockage des hydrocarbures (antifouling et huiles) ainsi que l'altération de l'habitat des mammifères marins.

 

4. Les formalités environnementales déclaratoires ne sont pas respectées

Le rapport de protection environnementale ne répond pas à l'attente minimale requise par les institutions publiques en matière déclaratoire :  

  • précisions des actions spécifiques censées être menées sur la baie.

  • Énumération claire des types d'installations énergétiques prévues sur le

    périmètre du port extérieur.

  • Respect du milieu marin, étude sur l'impact du port en regard des espèces et des

    habitats protégés par la législation interne, communautaire et internationale, ainsi que la Convention OSPAR entre autres.

  • Évaluation des effets de la dynamique côtière sur les cétacés, les stocks de poissons et la géomorphologie.

  • Ces lacunes ne devraient pas être acceptées par le ministère de l'Environnement et du Milieu rural et maritime puisqu'elles font obstacle à une évaluation correcte des impacts réels dont il devrait être tenu compte dans le Projet directeur de développement du territoire.

  • En outre, le document présente des incohérences dans la présentation générale des résultats et de la méthodologie, telles celles concernant le traitement des données relatives aux espèces présentes dans la zone considérée et qui semblent parvenir de données issues d'autres rapports.  

 

5. Le projet contrevient aux conventions environnementales internationales

Cette implantation d'un port extérieur est obsolète en regarddes politiques actuelles ainsi que des conventions adoptées ces dernières années dans le sens d'un développement qui intègre les considérations environnementales dans les prises de décisions. La protection et la valorisation de la biodiversité des ressources marines sont considérées à l'heure actuelle comme des tâches prioritaires de développement à travers l'Europe, ceci situant ce projet hors de cette logique.

 

En outre, l'obligation de créer des zones marines et d'élaborer des plans spécifiques susceptibles de garantir la conservation de nombreuses espèces de la flore, de la faune ainsi que des habitats uniques s'impose à la vue des divers accords et engagements internationaux.

 

La Convention sur la diversité biologique des Nations unies exige la protection d'au-moins 10% de la superficie maritime mondiale (CBD de 2004); celle de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) élève ce pourcentage de 20à 30%; la Convention pour la protection du milieu marin du nord-est Atlantique (OSPAR) impose également la création d'un réseau cohérent de zones marines protégées le long de son domaine d'application (OSPAR de 2003) en incluant les eaux cantabriques. La Liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN de 2010) ainsi que les Conventions de Berne et de Bonn qui établissent des catégories de protection de nombreuses espèces pour lesquelles sont prises des mesures de conservation concrètes viennent les compléter.

 

Il est à ce sujet intéressant de noter que la Mer Cantabrique est une des mers les moins protégées d'Europe. Dans le cas spécifique du Pays Basque, seulement deux petites zones classées biotopes sont protégées : Gaztelugatxe (129 ha) et Deba-Zumaia (3.740 ha).

 

6. Le projet viendrait irréversiblement endommager l'une des zones les plus écologiquement importantes du Golfe de Gascogne

 

La zone Jaizkibel-Ulia représente l'une des enclaves les plus précieuses qui soit au niveau de sa grande biodiversité marine sur le Golfe de Gascogne. Il a été dénombré ici plus d'un millier d'espèces dont la plupart sont d'un intérêt marchand et d'autres ont un intérêt de préservation officiellement reconnu.

 

Ces facteurs imposent un classement de cette zone au sein du réseau maritime Natura 2000. La France a fait une proposition en ce sens en suggérant la création d'aires protégées qui intégreraient le Jaizkibel et Ulia à une zone maritime côtière écologique qui s'étendrait jusqu'à Biarritz.

 

Ceci faciliterait l'alimentation et la reproduction de nombreuses espèces. La construction du port extérieur de Pasaia se montre incompatible et en parfaite contradiction avec la conservation d'une des zones les plus écologiquement riches du nord de la péninsule ibérique.

 

7. Les valeurs paysagères et naturelles de la zone seraient altérées

Les bonnes conditions paysagères existantes aux alentours de Pasaia et sur le Jaizkibel sont rehaussées par un certain nombre de sites préhistoriques situés sur le versant nord. Un grand nombre de voies et de sentiers assurent une activité récréative recherchée et font de cette zone un lieu à fort potentiel économique qui serait entravé par l'activité industrielle de l'avant-port.

 

8. L'absence de justification économique

Les prévisions d'activité faites par l'autorité portuaire de Pasaia ne sont pas réalistes et l'équilibre et les revenus escomptés démontrent sa non-viabilité économique. Si le coût des travaux annoncés (d'un montant de 844 millions d'euros) représente déjà un chiffre conséquent, il se pourrait fort bien que ce montant soit au final encore bien plus élevé, puisqu'il n'a pas été tenu compte de nombreux éléments dans le prix annoncé.

 

Par contre, l'endettement envisagé pourrait très bien nécessiter une vente à prix bradé des installations portuaires actuelles si la rentabilité économique du projet ne devait pas être assurée.

 

9. L'activité portuaire future n'est pas assurée

À ce jour, les porteurs du projet n'ont fourni aucuns chiffres précis concernant l'orientation future de l'activité portuaire, ce qui peut masquer une réduction éventuelle de cette dernière par rapport à la situation actuelle.

 

Selon les prévisions établies par l'organisme promoteur, les activités futures s'orienteraient vers les hydrocarbures et les énergies non-renouvelables qui, compte tenu de la modernisation des machines et des installations, pourraient en fait entraîner une réduction des emplois actuels.

 

10. La proposition faite ne résoudra aucun problème, puisqu'il s'agit uniquement d'un déplacement du port d'un endroit à l'autre

La relocalisation de l'activité portuaire actuelle vers l'extérieur provoquera la perte de zones semi-vierges de faible urbanisation sur le littoral cantabrique. Si ce projet est retenu, on assistera à l'élimination de l'activité portuaire sur le bassin interne, ce qui ne signifiera pas nécessairement une récupération de l'espace libéré pour parvenir à l'amélioration de la qualité de vie des personnes concernées puisque aucunes mesures en ce sens ne sont avancées.

 

11. Il est possible d'améliorer les conditions environnementales de la Baie de Pasaia sans devoir construire un avant-port

Les principales causes du mécontentement social actuel sont dues au bruit et à l'absence de mesures pour contrôler et contrer la pollution dans la baie intérieure. La mise en œuvre de changements tels que l'amélioration du nettoyage, l'arrosage indispensable à minimiser les tempêtes de poussière générées lors de la décharge de ferraille, le meilleur entretien des égouts bouchés qui rejettent sans prétraitement des eaux polluées à la mer ou encore le suivi des mesures environnementales et météorologiques actuellement insuffisantes ou inexistantes, pourraient minimiser les problèmes actuels de pollution.

 

12. La construction d'un bassin extérieur ne repose sur aucun consensus social

Les partis politiques Aralar Ezker Batua, Eusko Alkartasuna, la gauche nationaliste et la plupart des syndicats basques (ELA, LAB et EHNE) sont positionnés contre le projet de loi présenté par l'autorité portuaire, ceci est également le cas des municipalités de Lezo et Pasaia qui sont directement concernées par la construction du port extérieur. De plus, des organisations telles OCEANA, le Collège officiel des biologistes d'Euskadi (COBE), EIBE, Grennpeace, WWF, Jaizkibel Bizirik et Eguzki ont présenté des recours contre ce rapport de protection environnementale.

 

Source : http://oceana.org/es/eu/portada

   (1)       : http://oceana.org/sites/default/files/euo/OCEANA_12_razones_Pasaia.pdf 

                 Voir également l'article "Projet de port extérieur à Pasaia" sous la rubrique "Environnement".

 

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