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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:25
Vue sur la Bidassoa par forte marée au quartier des Joncaux. Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

Vue sur la Bidassoa par forte marée au quartier des Joncaux. Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

 

                                   Petit retour sur la réunion de présentation 

                                                       de la            

RÉVISION PARTIELLE DU PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES DE SUBMERSION MARINE AUX JONCAUX

 

 

Une réunion publique organisée par l'Autorité préfectorale s'est tenue le lundi 5 décembre 2016 à 18 H 00 à la salle Antoine d'Abbadie de Sokoburu afin de présenter aux Hendayais les corrections apportées au plan de prévention des risques littoraux (PPRL) élaboré pour notre commune en prescription de l'arrêté préfectoral pris le 3 février 2011.

 

Cette correction concerne essentiellement le quartier des Joncaux où, suite à une imprécision dans la topographie des aléas, un complément d'études a été mené et a permis d'affiner le périmètre des risques qui s'avère être inférieur à celui défini par l'étude précédemment menée. Il ressort de cette nouvelle étude que l'ensemble des habitats de cette zone est désormais considéré comme étant situé dans un périmètre à risques faibles et que seul l'environnement immédiat des berges de la Bidassoa est évalué comme représentant un risque de submersion modérée.

 

Le public est venu assister moins nombreux que lors de la réunion précédente à cette présentation qui s'est déroulée dans une ambiance nettement plus détendue qu'auparavant, sans paraître avoir toutefois gommé tous les questionnements ou doutes qui peuvent encore subsister au sein du public si l'on en croît les interrogations qui ont été soulevées.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

Consulter le projet de rapport de présentation du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de 2015 http://joncauxencolere.e-monsite.com/medias/files/hendaye-projet-de-rapport-de-presentation1-ilovepdf-compressed.pdf

 

Consulter le rapport de présentation approuvé du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de 2017 : http://www.pyrenees-atlantiques.gouv.fr/content/download/21859/143957/file/64260_PPRL_note_presentation_parties_1_3.pdf

 

Voir l'annonce de la révision du PPRL par la presse régionale : https://www.sudouest.fr/2016/12/06/hendaye-64-la-zone-des-joncaux-ne-voit-plus-rouge-3003681-4171.php

 

Nouvelle carte de zonage du quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte de zonage du quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte des possibles aléas sur le quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte des possibles aléas sur le quartier des Joncaux (Document Préfecture)

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 08:32
Point de vue du parti écologiste wallon "ECOLO" sur l'essence même du traité CETA

Point de vue du parti écologiste wallon "ECOLO" sur l'essence même du traité CETA

 

Un des plus petits parlements régionaux d'un des 28 États de l'Union européenne vient d'approuver, par 44 voix pour et 22 contre, une proposition de résolution inédite demandant au gouvernement wallon de refuser les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral belge pour signer le traité commercial de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA). On sait que ce projet est considéré comme étant « le petit cousin » du très libéral traité transatlantique (TTIP), également en cours de négociations et dont la caractéristique principale réside dans le degré d'opacité.

 

L'Europe est-elle entrée dans une phase de désintégration parce que la Wallonie torpille le CETA ? À entendre les promoteurs du CETA, on pourrait imaginer que cela est le cas. Mais, en réalité, c'est exactement l'inverse qui correspond bien plus à la vérité, puisque seul l'échec du CETA peut ouvrir la voie à une Europe communautaire véritablement démocratique, où tout un chacun pourrait enfin retrouver l'espoir de parvenir à s'identifier à elle !

 

UN ÉCHEC DU CETA NE PEUT QUE FAIRE AVANCER L'EUROPE

 

L'aboutissement de cet accord de libre-échange vacille depuis déjà un certain temps à Bruxelles et pourrait même être complètement abandonné sous l'action de la seule Wallonie. La commission européenne, ainsi que le gouvernement belge, ne négligent pourtant aucun moyen pour tenter de faire revenir les représentants de cette province sur le chemin de la soumission. Ils exercent des pressions massives, évoquent la fin de l’Europe, menacent de retirer des investissements ou d'attirer des fonds selon les cas considérés. Mais, malgré tout cela, ce petit parlement régional belge reste inébranlable, ce qui ne manque pas de provoquer des déversements d'invectives à partir des rangs partisans du CETA, mais aussi, à l'opposé, de conforter toujours plus de citoyens européens qui repoussent catégoriquement toute doctrine ultra-libérale venue d'outre-Atlantique !

 

Nous voulons une Europe plus sociale, plus démocratique et plus écologique, alors qu le CETA est au contraire une attaque en règle menée contre les changements que nous appelons de nos vœux. L'aboutissement de ce traité - mais aussi du TTIP - mènerait à un déséquilibre profond entre nos conquêtes sociétales si chèrement acquises et les intérêts égoïstes des multinationales et du monde de la finance qui cherchent à nous faire subir les fléaux que sont une agriculture encore plus productiviste, une disparition des services publics et des politiques favorables à la santé et l'environnement.

 

Le refus courageux des représentants de la Wallonie est pour toutes ces raisons un service immense rendu à l'Europe. Il nourrit à nouveau l'espoir de pouvoir enfin parvenir à bâtir une société plus équitable, plus fraternelle et plus respectueuse de notre planète. Nous remercions donc chaleureusement les citoyens wallons et leurs élus d'avoir eu le courage de franchir ce pas et leur disons :Tenez bon !

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

LE PROLONGEMENT DE L'AFFAIRE :

          

 

                                  Après la semi-reculade du gouvernement wallon

 

                             LES LEÇONS DE LA SAGA DU CETA

 

 

Le parlement et le gouvernement régional de Wallonie nous ont un instant apporté une lueur d'espoir de pouvoir faire échouer la négociation sur le CETA en refusant de s'associer à l'attitude du gouvernement fédéral belge. Ce refus résultait d'un processus de débat démocratique qui s'est déroulé pendant plus d'un an au travers de toute cette province, et avait mené à la conclusion que cet accord commercial dissimulait de nombreux pièges et dangers pour les fondements démocratiques, la protection alimentaire et sanitaire ainsi qu'environnementale. De ce débat résultait par ailleurs que seuls les intérêts du Canada ainsi que des USA, pays profondément liés, étaient véritablement pris en compte dans le cadre de cet accord qui sacralise la primauté de l'économie sur les droits des citoyens, réduits ici au rôle de simples et dociles consommateurs.

 

Il est effrayant de constater par quelles méthodes la Commission ainsi que les dirigeants des pays dominants de l'UE passent pour exercer d'intolérables pressions sur les mouvements citoyens contestataires et leurs élus qui demeurent inflexibles. Pas même le ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, n'a été épargné, puisqu'il explique sans ambages qu’il a reçu des menaces à peine voilées, alors que le but déclaré de son engagement n'était que de parvenir à défendre les fondements de nos valeurs démocratiques ainsi que l'intérêt de ses concitoyens. La Commission européenne ne l'a pas entendu ainsi, pas plus d'ailleurs qu'elle cherche à tendre l'oreille pour écouter les griefs de la contestation massive qui l'éloigne toujours plus des citoyens des 28 pays de l'Union !

 

Malgré cette semi-reculade, le gouvernement wallon est tout de même parvenu à obtenir des concessions majeures du gouvernement fédéral belge  :

 

-   La Belgique fera vérifier devant la Cour européenne de Justice si les tribunaux d’arbitrage prévus sont légaux. Il y a de bonnes chances que cela ne soit en effet pas le cas. 101 juristes de toute l’Europe ont, dans une lettre ouverte publiée la semaine dernière, déclaré que cette procédure d’arbitrage n'était pas couverte par le droit communautaire.

 

-   Si les " droits d’actions spéciales " ouverts aux multinationales dans le cadre des tribunaux d'arbitrage devaient demeurer sous leur forme actuelle, les régions belges qui le désireraient pourraient alors s'opposer à la ratification de ce CETA en faisant valoir un droit de veto. Cette seconde concession d'importance signifiant que l'actuel projet d'accord ne pourra rester en l'état, et qu'il en sera alors de même concernant l'autre accord transatlantique qu'est le TTIP (TAFTA), qui a provisoirement été mis en sommeil pour des raisons tactiques.

 

Cette saga du CETA démontre à quel point la confiance n'est plus de mise entre les institutions européennes et les peuples qu'elles sont censées représenter. Un déferlement contestataire permanent semble s'être invité dans le fonctionnement administratif de l'Europe communautaire. Il y a fort à parier qu'il finira par mener à sa désintégration si des changements démocratiques ne parviennent à s'imposer.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:14
Camionnette du Secours populaire français incendiée par motivation xénophone et haine de l'Autre.

Camionnette du Secours populaire français incendiée par motivation xénophone et haine de l'Autre.

 

SOCIÉTÉ

 

Là où elle est parvenue à conquérir certaines de nos mairies, l'extrême droite manie les diatribes et le déni d'utilité envers le Secours populaire français (SPF), pourtant réputé pour le rigorisme de sa gestion ainsi que l'efficacité avec laquelle il vient en aide. Le SPF s'adresse indistinctement à une population précarisée par la progression de la nouvelle pauvreté, mais également aux réfugiés et migrants qui séjournent dans notre pays dans un dénuement matériel souvent total après avoir parfois échappé aux massacres de civils qu'engendrent les guerres. 

 

Les actions à répétition destinées à discréditer le SPF débordent parfois sur la destruction de biens lui appartenant. Ces actes misérables, que l'on suppose commis par des nervis fascinés par les propos d'incendiaires "intellectuels" qui vitupèrent sans relâche contre cette association, prennent une tournure fort inquiétante dans le contexte de forte poussée électorale que connaît le populisme nationaliste dans notre pays.

 

Le Secours populaire français, dont la devise est "Tout ce qui est humain est nôtre", apporte en réalité depuis sa création en 1945 une aide humanitaire précieuse aux plus nécessiteux vivant dans et hors de nos frontières, sans faire la moindre différenciation entre l'origine de chacun(e) de ses bénéficiaires. Il semble que l'application de ce grand principe humanitaire motive à lui seul la traque que subit cette vénérable association et nous remémore les tristement célèbres exactions que commirent  les hordes nazies en Allemagne à partir de 1933.

 

En ces temps si singuliers où des millions de foyers sont confrontés aux ravages que causent le chômage et la forte progression des inégalités, alors que parallèlement à cela des dizaines de milliers d'exilés et migrants subissent quant à eux un intolérable rejet de l'Autre, on ne peut imaginer d'acte plus lâche et méprisable que de s'en prendre à la destruction de l'aide humanitaire destinée à nourrir tous ceux qui souffrent d'être démunis.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

Le Secours populaire français (SPF) est né en 1945 en tant qu'association à but non lucratif et sa lutte contre la pauvreté a alors été déclarée Grande cause nationale. Avec un budget de 314 millions d'euros en 2013, le SPF est la troisième association française d'aide sociale et caritative derrière la Croix-Rouge française et le Secours catholique (respectivement 4 702 et 338 millions d'euros, chacune de ces associations ayant des missions spécifiques ou semblables, quoique mues par des approches différentes). Le SPF compte 80 000 bénévoles, ces chiffres étant respectivement de 56 136 et 65 200 pour les deux autres associations ici citées..

 

Source : Wikipédia

 

 

L'Avenir de l'Artois > Béthune

 

NŒUX-LES-MINES - Le camion du Secours populaire volé et brûlé

Publié le 05/10/2016

M.R.

 

Ce matin, les sapeurs-pompiers ont retrouvé le camion du Secours populaire de Nœux-les-Mines en train de brûler sur la bretelle entre Mazingarbe et Nœux, rue Florent-Evrard. « Le vol de ce véhicule cause un problème important pour assurer l’alimentation de nos bénéficiaires. Tous les matins, un ramassage de produits auprès de nos supermarchés partenaires est fait pour le marché solidaire, souligne Laura Mottin, membre de l’association. Ce marché solidaire qui rappelons-le, est indispensable au quotidien de 900 personnes accueillies à Nœux-les-Mines afin de les nourrir. Ce vol cause un problème certes logistique, mais est intolérable pour les familles qui comptent sur le ravitaillement de notre marché solidaire effectué tous les jours. »

 

Suite à la perte de cet outil de travail indispensable, l’association lance un appel aux dons.

 

En dépannage, l’Intermarché de la ville de Verquin prête à l’association un véhicule durant deux jours, afin d’effectuer sa collecte du matin auprès de trois supermarchés partenaires, à Verquin, Marles et Nœux-les-Mines.

 

Voici les coordonnées pour l’appel aux dons : Secours populaire français, Comité de Nœux-les-Mines, rue Lavoisier, zone industrielle numéro 1, 62290 Nœux-les-Mines. Tel : 03 61 09 85 08 – contact@spfnoeux.fr

 

Rassemblement de soutien au Secours populaire français devant son siège local à Hayange.

Rassemblement de soutien au Secours populaire français devant son siège local à Hayange.

Détail des récriminations formulées contre Secours populaire français par la mairie FN d'Hayange : http://infodujour.fr/politique/4641-hayange-le-secours-populaire-vire-par-la-mairie.html

 

 

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Published by Sirius
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:02

 

Signé en accord avec l'autorité gouvernementale britannique le jeudi 29 septembre à Londres, le contrat de construction d'un premier EPR anglais à Hinkley Point n'est pas sans risques financiers pour EDF ainsi que son partenaire minoritaire chinois CGN, puisqu'il s'appuie sur les attentes d'une nouvelle technologie nucléaire n'ayant encore jamais fait ses preuves. Les EPR français de Flamanville (7 milliards de dépassement par rapport au coût initialement estimé) ou encore d'Olkiluto en Finlande (où AREVA a pour l'instant essuyé une perte chiffrée à 4,6 milliards d'euros), ont à ce jour accusé de tels retards de construction pour causes de déboires techniques que l'on se demande s'ils parviendront un jour à être mis en service.

 

Alors que ces contrats aux montants faramineux risquent de mener bien plus EDF à la faillite financière qu'à un profitable retour sur investissement qu'aurait apporté tout projet de développement dans les énergies renouvelables, le mois d'août 2016 aura par ailleurs enregistré un autre triste record avec la plus forte augmentation du nombre de chômeurs recensés dans le pays depuis 2013. Ils sont en un mois  50 200 de plus à pointer à Pôle emploi, et ce n'est pas en continuant à injecter des sommes démesurées  dans ces projets d'EPR que l'on trouvera par ailleurs suffisamment de moyens pour créer des emplois en des domaines porteurs d'avenir. Rien ne parvient à faire comprendre cela à nos élus qui sont trop souvent fort éloignés des soucis et souffrances endurés par les millions de familles frappées par le chômage endémique qui règne sur le pays.

 

Il est pourtant devenu urgent d'abandonner cette filière nucléaire aux coûts exorbitants et dont la création remonte au temps où, déconcerté d'avoir essuyé un refus des USA d'accorder à nos troupes un accès à l'arsenal atomique américain afin de leur permettre d'échapper à la mémorable défaite de Diên Biên Phù (bataille du 20 novembre 1953 au 7 mai 1954), notre pays avait alors jugé salutaire de développer ce type d'arme en partant de la maîtrise la filière de production d'uranium/plutonium.

 

L'entreprise publique EDF est déjà endettée de près de 40 milliards d'euros du fait des coûts de maintenance des vieilles centrales ainsi que des travaux préliminaires de démantèlement de celles qui ont été mises hors-service. Cet argent manque cruellement pour financer une indispensable reconversion du nucléaire en une industrie tournée vers la production d'énergies renouvelables, seules garantes d'avenir puisque que l'on sait que nous allons devoir rapidement et massivement investir dans ce type d'énergies capables d'assumer le remplacement des matières fossiles si nous voulons enfin tenter de contrôler notre réchauffement climatique.

 

Un énorme gâchis s'offre à nos yeux dans ce pays, alors que pendant ce temps les principaux fabricants d'éoliennes et de photovoltaïque en Europe sont surtout originaires d'Allemagne, du Danemark, d'Espagne ou encore d'Italie, pays qui ont investi d'une manière volontariste ces secteurs. Le retard accumulé par les groupes français ne leur laisse que le choix d'opérer par acquisitions ou prises de participations pour pénétrer sur ces marchés, ce qui porte à croire que si nous avions depuis longtemps déjà bouclé l'abandon du nucléaire, une société comme Alstom, qui connaît actuellement les difficultés que l'on sait, aurait probablement pu parvenir à sauver sa production de turbines et compenser les déboires enregistrés dans sa production ferroviaire par la construction d'aérogénérateurs industriels.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

LES CRUELLES INCERTITUDES DE LA  FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE
LES CRUELLES INCERTITUDES DE LA  FILIÈRE NUCLÉAIRE FRANÇAISE
Infographie : Réseau Sortir du nucléaire

Infographie : Réseau Sortir du nucléaire

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:49
Inauguration au Pont Saint-Jacques d'une plaque dédiée aux défenseurs de la République espagnole.

Inauguration au Pont Saint-Jacques d'une plaque dédiée aux défenseurs de la République espagnole.

HISTOIRE

 

Une plaque commémorative érigée en l'honneur des défenseurs de la République espagnole a été inaugurée à l'initiative de la Municipalité d'Hendaye le 20 septembre 2016 face à l'ancien bureau de douanes situé à l'entrée du Pont Saint-Jacques. Cette cérémonie à laquelle participèrent quelques derniers des protagonistes et témoins de cette période tragique de l'Histoire d'Espagne se déroula en présence d'un public ému, venu nombreux.

 

Ce lieu de notre ville hautement chargé de symboles a en effet vu défiler un des plus gigantesques exils du siècle dernier. Des centaines de milliers d'Espagnols fuirent alors leur pays afin d'échapper aux conséquences terrifiantes du coup d'État militaire fomenté en juillet 1936 par le général Franco, alors allié des régimes dictatoriaux qui venaient de s'imposer dans l'Allemagne hitlérienne et l'Italie mussolinienne.

 

On sait que l'appui militaire des nazis allemands et fascistes italiens envers le dictateur Franco servira de prélude à l'enclenchement du Second conflit mondial qui nécessitera l'entrée en guerre de nombreuses nations pour parvenir à stopper l'ambition folle des acteurs de l'axe Berlin-Rome-Tokyo qui cherchaient à imposer une gouvernance dictatoriale sur l'ensemble de notre globe.

 

L'inauguration de cette plaque, dédiée à tous les défenseurs de la République espagnole, nous fait pleinement reprendre conscience en ces temps si singuliers où l'on constate la réémergence des nationalismes et de l'extrême droite partout en Europe, que nos libertés ne sont jamais définitivement acquises, ainsi que l'atteste le sacrifice des 10 000 volontaires des Brigades internationales qui périrent eux aussi dans ce terrible conflit uniquement pour avoir voulu sauver une démocratie.

 

C'est également en leur honneur que cette émouvante commémoration a eu lieu.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

Brigadistes internationaux. Photo : rtbf.be

Brigadistes internationaux. Photo : rtbf.be

        LES BRIGADES INTERNATIONALES

 

 

 

Les premiers volontaires étrangers en Espagne (juillet-août 1936)

 

Les brigadistes ne furent ni les premiers ni les seuls volontaires étrangers à se battre en Espagne en faveur de la République Dès les premiers jours du coup d'État militaire de juillet 1936, des étrangers, principalement des Français, franchissent les Pyrénées afin de participer aux combats : certains intègrent par exemple la colonne Durruti. André Malraux, avec le soutien implicite de Pierre Cot, ministre de l'Air français, constitue une escadrille aérienne, qu'il appelle España

.

D'autres sont déjà présents sur le sol espagnol au moment des événements de juillet et se rallient au gouvernement légal : ce sont généralement des Allemands et des Italiens qui ont fui les dictatures fascistes de leur pays et ont trouvé asile en Espagne. Mais ces troupes sont extrêmement dispersées et peu organisées.

 

On compte enfin quelque 200 à 300 volontaires issus des rangs des athlètes réunis à Barcelone pour les Olympiades populaires, programmées entre les 19 et 26 juillet 1936, en protestation contre les JO de Berlin, mais interrompues par le coup d'État des 17 et 18 juillet 1936. Les athlètes participèrent aux combats de rue de la capitale catalane et à la prise de l'hôtel Colón, près des Ramblas. Mais la plupart d'entre eux quittèrent l'Espagne dès le 24 juillet.

 

Ces premiers volontaires étrangers se rassemblent au sein d'unités originales, portant le nom de héros du siècle passé, tel que le bataillon « Waler y Wroblewski », héros de la Commune de Paris, ou le bataillon « Tom Mann », un socialiste anglais

 

Des volontaires venus du monde entier

 

Dès le mois d’août 1936, en dépit des accords dits de non intervention, l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste soutiennent activement les troupes de Franco. Celui-ci proclame qu’il prendra Madrid avant le 12 octobre. La passivité des pays démocratiques indigne les antifascistes du monde entier. Le 1er octobre 1936, le premier noyau de volontaires appelés à former les Brigades Internationales arrive à Alicante. On en comptera 35.000 accourus d’Europe et d’Amérique pour défendre la jeune République espagnole. 10.000 d’entre eux y feront le sacrifice de leur vie.

 

Les réfugiés italiens (3 500), allemands et autrichiens (5 000) voient dans la guerre civile espagnole leur première chance de prendre leur revanche sur le fascisme. Les Français (qui représentent le contingent le plus nombreux avec 10 000 hommes, dont 3 000 seront tués), les Britanniques (200 volontaires) et les volontaires d’Amérique du Nord (au nombre de 2 800) viennent en Espagne pour stopper l’agression fasciste, à l’encontre de l’attitude officielle de leurs gouvernements respectifs, lesquels optent pour la neutralité officielle en signant l’accord de non-intervention du 28 août 1936. Les volontaires sont rassemblés par la IIIe Internationale ou Komintern qui décide le 18 septembre de procéder au recrutement, parmi les ouvriers de tous les pays, de volontaires ayant une expérience militaire, en vue de leur envoi en Espagne. 23 bataillons forment 6 Brigades internationales. Les Soviétiques, dont le nombre est certainement inférieur à 2 000 et ne dépasse jamais plus de 500 à la fois, occupent des positions relativement importantes : par exemple, à l’état-major général ou comme instructeurs sur les aérodromes militaires.

 

Les premiers volontaires passent la frontière franco-espagnole clandestinement dès le mois d’octobre 1936. Après un entraînement rudimentaire à Albacete, où le Français André Marty est inspecteur des Brigades, les premières unités sont engagées pour défendre Madrid assiégée le 8 novembre, à la Casa del Campo. Ces volontaires sont alors amalgamés aux défenseurs espagnols dans la proportion d’un homme pour quatre, dans le but de les soutenir moralement et de pouvoir transmettre leur expérience du service militaire aux civils.

 

Le rôle militaire des Brigades internationales

 

Les Brigades internationales représentent une force vitale pour la défense de Madrid. Au début de 1937, elles contribuent à empêcher, en subissant des pertes énormes, l’encerclement de Madrid par les troupes nationalistes, notamment lors de la bataille de Jarama en février, où elles gardent le contrôle de l’axe routier Madrid-Valence. Les pertes sont toujours importantes. En mars 1937, les Brigades sont aussi impliquées dans la bataille de Guadalajara. Elles jouent un rôle substantiel dans les offensives ultérieures, comme la prise de Belchite et de Teruel. Dans la phase défensive finale de la guerre, les Brigades jouent un rôle stratégique dans l’attaque de diversion spectaculaire des républicains sur l’Èbre, afin de tenter de rétablir le contact avec la Catalogne. Cependant, malgré leurs premiers succès et après avoir subi trois mois de bombardements d’artillerie intenses sous une chaleur torride, les républicains doivent se retirer.

 

Leur départ

 

À la demande du comité de non-intervention, le gouvernement républicain de Juan Negrín consentit à retirer du front ces volontaires étrangers des Brigades internationales. Une parade d’adieux a lieu à Barcelone le 29 octobre 1938. Le nombre total des étrangers qui ont ainsi combattu est de 40 000, représentant cinquante-deux nationalités différentes. Pourtant, les effectifs n’ont jamais dépassé plus de 18 000 hommes à la fois. En tout, 9 934 membres des Brigades internationales sont morts et 7 686 ont été sérieusement blessés. Nombre d’entre eux sont arrêtés et interné s dans des camps en France après qu’ils ont passé la frontière. Parmi les étrangers engagés qui sont devenu célèbres, Josip Brosz, le futur Tito, qui se charge à Paris du passage vers l’Espagne des Brigades internationales ; Walter Ulbricht, qui a été président de la RDA ; Palmiro Togliatti, le chef du Parti communiste italien (PCI) ; Gueorgui Dimitrov, le futur chef du gouvernement bulgare ; Klement Gottwald, qui est devenu président de la République tchécoslovaque ; les communistes français André Marty, Charles Tillo n et Rol-Tanguy, chefs des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTP ou FTPF) en 1944. André Malraux dépendait du commandement aérien central et non des Brigades.

 

L’épopée de la Brigade Abraham Lincoln

 

De janvier 37 à novembre 38, plus de 2800 volontaires américains ont combattu aux côtés des républicains espagnols au sein des Brigades Internationales. Marins de San Francisco, étudiants et professeurs du Wisconsin ou de l’Illinois, mineurs de Pennsylvanie et de l’Ohio, ouvriers, poètes, artistes-peintres de New York et du New Jersey, ils venaient des quatre coins des États-Unis. Modèle d’intégration antifasciste, 30% des brigadistes américains étaient d’origine juive et 90 volontaires d’origine noire, dont un commandant. Tous ensemble, ils formaient la légendaire Brigade Abraham Lincoln L’American Medical Service comptait 125 médecins, infirmières et ambulanciers. Environ huit cent volontaires américains tombèrent en Espagne.

 

Les principaux pays d'origine

 

Nationalité                      Effectifs     

Français                           7 500

Italiens                              3 350

Allemands/Autrichiens      3 000

Polonais                           3 000

Américains                       2 800

Britanniques                     2 000

Soviétiques                      2 000

Belges                              1 600

Yougoslaves                     1 600     

Canadiens                        1 500

Hongrois                           1 500

Tchécoslovaques              1 500

Suisses                                800

Néerlandais                         700

Suédois                               500

Bulgares                              400

Irlandais                               250

Estoniens                             200

Grecs                                   160

Mexicains                               90

Chypriotes                             60

. . .

 

L’octroi de la nationalité espagnole aux volontaires des Brigades

Internationales

 

« L'Espagne reconnaît les efforts menés par les volontaires des Brigades Internationales pour la défense de la liberté et des principes démocratiques durant la Guerre civile espagnole.»

 

Cette reconnaissance s'est déjà manifestée en 1996 par le biais du décret royal du 19 janvier, qui leur donne le droit d'acquérir la nationalité espagnole. Néanmoins, l'accès à la nationalité par ce biais est soumis au fait que l'intéressé est obligé de renoncer à sa nationalité antérieure, ce qui explique qu'un grand nombre de volontaires des Brigades Internationales n'ont pas fait usage de ce droit .

 

La loi 52/2007, appelée « Loi sur la mémoire historique », dans son article 18, reconnaît à nouveau et de manière singulière les efforts menés par les volontaires des Brigades Internationales et étend leur droit à obtenir la nationalité espagnole, sans renoncer à leur nationalité antérieure. ...»

 

Source : https://oscarespagne.wordpress.com/

 

 

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:02

 

APRÈS LA SCANDALEUSE DÉCISION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE DE PROLONGER DE 18 MOIS L'UTILISATION DU GLYPHOSATE : UN TISSU DE MENSONGES ... voir la rubrique "NUISANCES DUES À L'ACTIVITÉ HUMAINE".

S. M. Elisabeth II : « James, apportez-moi une paire de jumelles. Je souhaite ce matin vérifier si l'Europe continentale est encore là ». James : « De suite Ma'am ». Caricature extraite du quotidien Berliner Zeitung

S. M. Elisabeth II : « James, apportez-moi une paire de jumelles. Je souhaite ce matin vérifier si l'Europe continentale est encore là ». James : « De suite Ma'am ». Caricature extraite du quotidien Berliner Zeitung

 

LE BREXIT VU PAR LA PRESSE ALLEMANDE

 

 

Pourquoi après le vote sur le Brexit

l’Union européenne doit-elle se réinventer

 

Par

                                                               Jutta Kramm

                                                       Quotidien Berliner Zeitung

 

                                                                                    Traduction : Sirius

                                                                           Notre envoyé spécial à Berlin

 

 

In ou out ? Là n’est plus la question, les Britanniques ayant répondu à cette dernière avec leur référendum sur le Brexit qui s'adressait non seulement aux institutions de l'UE, mais également aux citoyens européens que nous sommes : Sommes-nous pour ou contre l’Europe ? Et avant tout : Dans quelle Europe souhaitons-nous réellement vivre ?

 

 

Qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ?

 

Nous pouvons montrer de la reconnaissance envers ces souvent bizarres et fougueux, mais à juste titre historiquement fiers et déterminés Britanniques. Anglais, Écossais, Nord-Irlandais et Gallois ont au cours des dernières semaines réfléchi à ce qui fait la spécificité britannique, son identité, son appartenance, sa conception démocratique ainsi que sa particularité nationale dans un monde toujours plus interdépendant et globalisé. Tout un pays a discuté de son avenir ainsi qu' autour des thèmes : Qui sommes nous, d'où venons-nous et où allons-nous ?

 

Le différend a été parfois mené à un niveau élevé et en pleine connaissance des facteurs politico-économiques. Mais il prit malheureusement récemment un ton souvent polémique très hostile, le débat devenant alors exagéré et mensonger. Il semblait en fin de compte que deux hommes qui s'opposent depuis leur jeunesse pour parvenir au pouvoir, Boris Johnson (out) et David Cameron (in), prenaient un pays entier en otage afin d'étaler leur rivalité politique.

 

Ainsi, en ce lendemain matin du scrutin, une nation sésunie et déchirée s'éveille. Les mois à venir risquent de représenter un défi pour les responsables londoniens, des divisions personnelles et politiques profondes devant être surmontées. Mais plus encore, la moitié du pays est déçue par le résultat du vote qui, en résumant la querelle du Brexit en une simple question tournant autour d'un oui ou non, a non seulement politisé mais aussi polarisé la société.

 

 

Aliénation de l'idée européenne, scepticisme et apathie envers les élites politiciennes

 

L’Europe est maintenant à l'ordre du jour. Car une chose est également claire : ce qu’ont exprimé les Britanniques dans leur débat mené si émotionnellement, n’est pas un phénomène uniquement lié à la Grande-Bretagne. Partout en Europe croît l'insatisfaction envers Bruxelles, la colère et le scepticisme à l'encontre de l’UE et de sa bureaucratie sont désormais proverbiales. La peur de l’immigration incontrôlée a décidé de l’élection en Autriche, elle domine la politique des gouvernements en Pologne et en Hongrie, elle active la montée des populismes de droite au Danemark, en Suède ou aux Pays-Bas. La montée de l’AfD (1) en Allemagne est nourrie par la xénophobie et l’hostilité à l’Europe. En France, Marine Le Pen se prépare elle aussi à remporter l’élection présidentielle sur ces sujets.

 

La lassitude, ou pis encore l'aliénation de l'idée européenne ainsi que le scepticisme et l’apathie envers les élites politiciennes européennes sont monnaie courante dans presque tous les pays membres de l'UE. La crise grecque et de la guerre d'Ukraine ont libéré des forces centrifuges jusque dans ses institutions : Nord contre Sud et Est contre Ouest. Il y a de moins en moins d'Européens convaincus, constate-t-on malheureusement avec tristesse à la vue de ces résultats.

 

 

Le déficit démocratique de l’Union

 

On remarque, avant tout dans les États méridionaux, que l'UE se révèle être une alliance ou domine l’injustice organisée : plus d'économie de marché, moins d'interventions étatiques, de la rigueur budgétaire en série et une réduction des prestations sociales, un chômage endémique des jeunes, tout ceci étant synonyme d'Europe. À quoi bon avoir un marché intracommunautaire qui fonctionne, alors que l'Europe sociale est en panne. Il se peut que le pacte de stabilité européen agisse, mais une politique de contrôle et de sécurisation raisonnables - donc humaines - des frontières n'est toujours pas en place.

 

Comment poursuivre ainsi ? Dans les jours prochains se réuniront lors d'un sommet européen les chefs d’États à Bruxelles. Le premier de tous les signaux que l'on attend d'eux serait de nous dire : Nous avons compris ! Nous sommes prêts à réformer l'UE dans le cadre d'une discussion qui impliquera les citoyens européens. Qu'il y ait un déficit démocratique dans l’Union est aujourd'hui même admis par les plus irréductibles piliers des institutions bruxelloises. Le Parlement est dans une démocratie un organe élu et réellement souverain, mais les parlementaires de Strasbourg exercent peu d’influence et de contrôle. La Commission européenne, composée de 28 membres, est trop importante, ses décisions sont opaques et ses instances ne sont même pas élues.

 

L’Europe est - le débat sur le Brexit l'a bien montré - plongée dans une profonde crise de confiance. Le processus de désintégration est inhérent à l'institution même. Il y a beaucoup à faire. Il semble qu'il ne soit pas déjà trop tard.pour commencer.

 

(Berliner Zeitung du 24/06/2016)

 

 

(1) Note du traducteur : AfD (Alternative für Deutschland) est un parti populiste récemment crée dont certains de ses détracteurs disent de lui qu'il est « l'émanation de la lutte des classes menée par la bourgeoisie allemande ultra-droitière ».

 

 

 

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 10:25
Maurice Audin et sa future épouse Josette, jeunes fiancés à Alger.

Maurice Audin et sa future épouse Josette, jeunes fiancés à Alger.

 

59ème ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT

DE MAURICE AUDIN

 

 

Jeune et remarquable maître-assistant de mathématiques à la faculté des sciences d'Alger, mais aussi ardemment engagé dans la lutte pour l'indépendance algérienne, Maurice Audin, militant du Parti communiste algérien, fut arrêté lors de la Bataille d'Alger dans la soirée du 10 juin 1957. Il fut torturé et vraisemblablement assassiné par un/des membre(s) de l'armée française onze jours après son enlèvement. Sa morts se mêla à celles de milliers d'autres détenus qui furent également victimes des tortures, puis des éliminations sommaires perpétrées suite aux pleins pouvoirs civils et militaires que le gouvernement socialiste de Guy Mollet avait octroyés au général  Massu  de janvier à octobre 1957 pour " pacifier " Alger et sa Casbah.  Appuyée  par 10 000 hommes de la 10. Division de parachutistes, ainsi que plusieurs régiments d'infanterie de marine, cette Bataille d'Alger comptera parmi les moments les plus sombres de la décolonisation.

 

Le dernier à avoir vu Maurice Audin vivant, en dehors de ses tortionnaires, fut son camarade de parti Henri Alleg.* Arrêté le surlendemain, il fut lui également longuement torturé. Il survivra et écrira un témoignage poignant, La Question **, dans lequel il raconte sa détention et les sévices qu'il y a subis. Le livre sera interdit dès sa parution en mars 1958 et aussitôt saisi en librairies malgré les interventions auprès du président Coty d'illustres littéraires tels André Malraux, François Mauriac ou encore Jean-Paul Sartre. Toutefois, une édition clandestine circulera sous le manteau et s'arrachera à plus de 150 000 exemplaires. Cet ouvrage apportera une contribution fondamentale à la révélation de la torture en Algérie et démontrera à quel point cette guerre coloniale dérivait peu à peu en un conflit qui, par ses inqualifiables excès, rappelait par moment les méthodes méprisables qu'employaient les soldats du III-Reich.***

 

Depuis cet assassinat 59 années ont passé. Nombreux sont ceux qui ont vainement tenté de réunir les preuves matérielles qui auraient pu élucider ce crime, ce qui reléguerait alors la thèse encore officielle de l'évasion de Maurice Audin lors d'un transfert en Jeep d'un lieu d'interrogation à un autre dans le domaine des affabulations. Au premier rang de cette interminable quête de recherche de la vérité se trouvent, tout comme à la première heure de juin 1957, l'épouse de Maurice, Josette, qui fut plus tard épaulée dans cette rude tâche par Michèle, sa fille, qui partagera sa vie entre son métier de mathématicienne et son inconsolable besoin de donner un nom à l'assassin de ce père qu'elle n'a pas connu.

 

Mère et fille n'épargnèrent tout au long de ces décennies aucun effort pour tenter de faire éclater la vérité sur la disparition de Maurice Audin. Mais rien n'y fit, pas plus leurs multiples interventions auprès des présidents de la République successifs, que la communication de documents fragmentaires provenant des archives militaires que l'actuel ministre de la Défense se dépêcha de leur transmettre suite à l'interpellation du président Hollande par Josette Audin à la veille de la visite d'État de ce dernier en Algérie en décembre 2012. À cette énième requête le président répondit en ces termes : " Plus de cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, l’État français doit faire face à ses responsabilités et au devoir de vérité qui lui incombe envers vous et votre famille d’abord, mais également envers l’ensemble des citoyens."

 

Qui ne pourrait cautionner d'aussi raisonnables paroles, mais qui ne firent malheureusement depuis avancer en rien vers la résolution de la dernière grande énigme de la guerre d'Algérie que la famille Audin est en droit de voir enfin être mise à nu. Une chose demeure toutefois certaine, il est peu vraisemblable de parvenir un jour à clarifier cette triste affaire en escomptant un "geste" de "la grande muette" qui ne devrait qu'abaisser sa stature morale en contribuant à faire poindre la vérité sur ce sujet.**** Reste alors à espérer que le travail acribique des historiens mènera tôt ou tard à délivrer ce douloureux secret de son voile. 

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

*     Devenu journaliste et écrivain, il décédera en juillet 2013

 

**    Éditions de Minuit

 

***  Initialement publié un moi plus tard, un autre ouvrage, celui de l'historien Pierre Vidal-Naquet, et qui s'intitule L'Affaire Audin, démontrera également que la thèse de l'évasion expliquant la disparition de Maurice Audin était une imposture, émettant l'hypothèse que le jeune mathématicien était mort au cours d'une séance de tortures, postulat que l'auteur étayera lors de la republication de son livre en 1989 à l’appui de différents documents judiciaires auxquels il avait eu entre temps accès.

 

**** L’État français reconnaitra en septembre 2018 - soit soixante-et-un ans après les faits - avoir eu une responsabilité dans la disparition puis la mort de Maurice Audin: https://www.liberation.fr/france/2018/09/15/la-reconnaissance-du-role-de-l-etat-dans-la-mort-maurice-audin-aura-t-elle-des-consequences-juridiqu_1678772. Cet aveu sera fait à peine quelques mois avant la disparition de Josette Audin qui décèdera le 2 février 2019, sans toutefois avoir pu apprendre dans quelles circonstances précises son époux trouva la mort en 1957.

 

Un brillant mathématicien mort pour l'Algérie

                

                                                                         Par                                                                            

                                                    Mohamed Rebah*

                                                          Chercheur en Histoire

                                                   Ancien élève de Maurice Audin

 

 

Il fut assassiné par les parachutistes, il y a cinquante-sept ans, le 21 juin 1957. Comme des milliers de disparus de la Bataille d'Alger, son corps n'a pas été retrouvé.

 

C'est un immense honneur pour moi d'évoquer, aujourd'hui, le souvenir de ce frère et ami, de ce camarade dont j'eus le privilège d'être l'élève.

 

J'ai connu Maurice Audin par l'intermédiaire de mon frère aîné, Nour Eddine, étudiant comme lui à l'Université d'Alger. Ils partageaient les mêmes convictions politiques. Nour Eddine est tombé au champ d'honneur le 13 septembre 1957, à Bouhandès, au sud-ouest de Chréa, au flanc sud du djebel Béni Salah.

 

A Alger, où sa famille revint dans les années 1940, il suivit pratiquement toute sa scolarité. Il entra à la Faculté des sciences d'Alger, en 1949, à l'âge de 17 ans.

 

Brillant étudiant, il fut appelé le 1er février 1953 comme assistant par le professeur Possel qui le prit aussitôt en thèse et le mit en contact avec son patron de Paris, le grand mathématicien Laurent Schwartz.

 

En plus de ses activités de chercheur, Maurice Audin, membre du Parti communiste algérien depuis 1951, était omniprésent dans les luttes syndicales et politiques.

 

C'est à travers ces luttes que se forgea sa conscience nationale. Il intégra ainsi la nation algérienne en lutte pour sa dignité.

 

Cette manifestation fut d'ailleurs le prélude à la grève générale illimitée déclenchée le 19 mai 1956.

 

Maurice Audin engagea sa vie dans une voie pleine de courage

 

Détruire l'ordre colonial sanglant, insultant, raciste, pour construire, avec le peuple libéré, une société juste, solidaire, fraternelle.

 

Qu'est-ce qui a poussé à l'action ce jeune mathématicien qui, de par sa compétence, était appelé à une brillante carrière et à une paisible vie toute consacrée à la recherche en mathématiques ?

 

Aux questions des historiens, Josette Audin, son épouse, professeur de mathématiques comme lui, répond avec sérénité : "Ce sont ses convictions communistes que je partage autant que son goût pour les sciences. Nous étions tous les deux conscients des risques que nous faisaient courir nos engagements politiques".

 

Pour retracer les circonstances de la disparition de Maurice Audin le 21 juin 1957, je m'appuie sur le témoignage de son épouse, ainsi que sur les écrits d'Henri Alleg, auteur de la "Question", et du Docteur Georges Hadjadj. Je me réfère également à l'ouvrage de l'historien Pierre Vidal-Naquet, "L'Affaire Audin", et aux journaux de l'époque.

 

* Économiste de formation, Mohamed Rebah a été militant de l’Organisation civile du FLN (1956-1962) et détenu politique des camps de concentration de Ben Aknoun (Alger), Paul Cazelles (sud Algérois), Bossuet (sud Oranais) et Arcole (Oranais). Il a également fait partie de l’équipe rédactionnelle du quotidien Alger républicain sous la direction d’Henri Alleg, Boualem Khalfa et Abdelkader Choukha.

Josette, épouse de Maurice AUDIN, attend depuis cinquante-neuf ans un simple geste d'aveux des autorités françaises

Josette, épouse de Maurice AUDIN, attend depuis cinquante-neuf ans un simple geste d'aveux des autorités françaises

                        Regarder également :  http://www.dailymotion LE DOCU DÉBAT

 

 

Contexte de l'arrestation de Maurice Audin par les parachutistes le 11 juin 1957 :

 

La lutte armée pour l'Indépendance entre dans sa troisième année. Nous sommes loin des premiers coups de fusils de chasse. En cette année 1957, l'initiative appartient aux katibas et aux commandos de l'ALN.

 

Alger, 1957. Le général Massu reçoit, le 7 janvier, les pleins pouvoirs des mains du chef du gouvernement, Guy Mollet. Il devient ainsi le chef suprême de la zone d'Alger. Il s'entoure d'officiers revenus comme lui du Viet Nam après la défaite du corps expéditionnaire français à Diên Biên Phû au mois de mai 1954, Avec ses milliers de parachutistes, il envahit Alger et sème la terreur dans la population.

 

La liste est longue. A Paul Cazelles (Aïn Oussara), à 250 kilomètres au sud d'Alger, l'armée française ouvre un vaste camp de concentration où les prisonniers, entassés sous les tentes, ne sont même pas recensés.

 

Nous sommes en pleine bataille d'Alger. Bataille d'Alger déclenchée par le service des renseignements français avec l'attentat monstrueux perpétré dans la nuit du 10 au 11 août 1956, à la rue de Thèbes, contre la population pauvre de la Casba

 

Dans la nuit du 11 juin 1957, des officiers du 1er régiment de chasseurs parachutistes enlèvent Maurice Audin à son domicile, à la cité des HBM de la rue Flaubert, au Champ de Manœuvres.

 

Son épouse raconte ce qui est arrivé : "Il est 23 heures. Nos enfants - le plus jeune, Pierre, a un mois - sont à peine couchés lorsque les "paras" viennent frapper à la porte. J'ai la naïveté de leur ouvrir, sachant très bien, en réalité, ce qu'une visite aussi tardive peut signifier...Ces hommes venus prendre mon mari me diront en partant : ''S'il est raisonnable, il sera là dans une heure''...Il n'a pas dû l'être, raisonnable, car je ne l'ai jamais revu".

 

De son côté, le docteur Georges Hadjadj relate sa rencontre avec Maurice Audin, dans la salle de torture d'El Biar, la nuit du 11 au 12 juin : "J'étais à ce moment-là au deuxième étage, à l'infirmerie, où j'avais été amené dans l'après-midi à la suite d'une crise titanifère que l'électricité avait provoquée.

 

Le capitaine Faulques est venu me chercher pour me faire répéter, devant Audin, dans l'appartement en face, ce que je lui avais dit, c'est-à-dire que j'avais soigné chez lui M. Caballéro. Il y avait par terre une porte sur laquelle étaient fixées des lanières. Sur cette porte, Audin était attaché, nu à part un slip. Etaient fixées, d'une part à son oreille et d'autre part à sa main, des petites pinces reliées à la magnéto par des fils.

 

Il y avait dans la pièce outre le capitaine Faulques, le capitaine Devis, le lieutenant Irulin, le lieutenant André Charbonnier et un chasseur parachutiste.

 

J'ai ensuite regagné la chambre de l'infirmerie, d'où j'ai pu entendre les cris plus ou moins étouffés d'Audin. Une semaine après, on nous transféra, Audin et moi, dans une petite villa située à un kilomètre du lieu où nous étions détenus. Elle se trouvait en face du PC du régiment de parachutistes et il y avait un panneau accroché à l'entrée indiquant : ''PC 2° bureau''.

 

On nous mena là soi-disant pour être interrogés. En fait, comme je le sus plus tard, ce déplacement était dû à une visite d'officiels dans les locaux d'El Biar. A cette occasion, j'ai pu revoir Audin. Nous étions enfermés dans une pièce avec d'autres détenus musulmans.

 

Audin a pu alors me raconter les sévices qu'il avait subis. Il en portait encore les traces : des petites escarres noires aux lieux de fixation des électrodes. Il avait subi l'électricité. On lui avait fixé les pinces successivement à l'oreille, au petit doigt de la main, aux pieds, sur le bas-ventre, sur les parties les plus sensibles de son corps meurtri.

 

Il avait également subit le supplice de l'eau. A cette occasion, il avait perdu son tricot parce qu'on s'en était servi pour recouvrir son visage avant de glisser entre ses dents un morceau de bois et un tuyau. Et puis, bien sûr, il y avait un parachutiste qui lui sautait sur l'abdomen pour lui faire restituer l'eau ingurgitée... ".

 

Henri Alleg, l'auteur du livre La Question, témoigne :

 

"Il devait être 22 heures ce soir- là, lorsque Charbonnier est venu me demander de me préparer pour un transfert...Je l'ai entendu dire dans un couloir : "Préparez aussi Audin et Hadjadj..." J'ai attendu. Personne n'est venu me chercher. Dans la cour, une voiture a démarré, s'est éloignée. Un moment après, une rafale de mitraillette. J'ai pensé : "Audin".

Alger : Place Audin. " Lorsque je me rendais chez lui, au 22 rue de Nîmes, au centre d'Alger, pour les cours de mathématiques qu'il me donnait gracieusement, je ne savais pas que j'allais à la rencontre d'un savant, tellement sa modestie était grande. Il me consacra généreusement ses samedis après-midi, alors qu'il préparait sa thèse de doctorat en mathématiques." Mohamed Rebah

Alger : Place Audin. " Lorsque je me rendais chez lui, au 22 rue de Nîmes, au centre d'Alger, pour les cours de mathématiques qu'il me donnait gracieusement, je ne savais pas que j'allais à la rencontre d'un savant, tellement sa modestie était grande. Il me consacra généreusement ses samedis après-midi, alors qu'il préparait sa thèse de doctorat en mathématiques." Mohamed Rebah

Qu'est-il advenu de Maurice Audin ?

 

Le rapport du lieutenant-colonel Mayer, commandant du 1° RCP, mentionne :

 

"Le dénommé Audin Maurice, détenu au centre de triage d'El Biar, devait subir un interrogatoire par la PJ le 22 juin 1957 au matin.
Le 21 juin, il fut décidé de l'isoler et de l'emmener dans un local de la villa occupée par le noyau Auto du régiment OP, 5, rue Faidherbe, où devait avoir lieu l'interrogatoire le lendemain.

 

Vers 21 heures, le sergent Mire, adjoint de l'officier de renseignement du régiment, partit chercher le détenu en jeep. Le prisonnier, considéré comme non dangereux, fut placé sur le siège arrière du véhicule, le sergent Mire prenant place à l'avant à côté du chauffeur.

 

La jeep venait de quitter l'avenue Georges-Clémenceau et était engagée dans un virage accentué. Le chauffeur ayant ralenti, le détenu sauta du véhicule et se jeta dans un repli du terrain où est installé un chantier, à gauche de la route.

 

(...) La 2° Compagnie cantonnée à El Biar fut rapidement avertie, et envoya des patrouilles en direction de Frais Vallon. Il ne fut pas possible de recueillir le moindre renseignement..."

 

"Mon mari a été étranglé le 21 juin 1957 au centre de tri de la Bouzaréah, à El Biar, au cours d'un interrogatoire mené par son assassin, le lieutenant Charbonnier, officier de renseignements du 1° RCP...

 

Le crime fut commis au su d'officiers supérieurs qui se trouvaient, soit dans la chambre des tortures, soit dans la pièce attenante.

 

Il s'agit du colonel Trinquier, alors adjoint du colonel Godard, du colonel Roux, chef du sous-secteur de la Bouzaréah, du capitaine Devis, officier de renseignements attaché au sous-secteur de la Bouzaréah, et qui avait procédé par ailleurs à l'arrestation de mon mari, du commandant Aussaresses, du commandant de la Bourdonnaie".

 

Le général Massu a été, peu après, informé personnellement de cet assassinat, baptisé accident, par les officiers qui se sont rendus à son bureau de l'état-major. C'est dans le bureau du général que fut réglée la mise en scène de la prétendue évasion de Maurice Audin.

 

Maurice Audin a été immédiatement inhumé à Fort - l'Empereur en présence du colonel Roux et du lieutenant Charbonnier qui l'assistait".

 

Josette Audin n'a cessé de chercher à connaître la vérité.

Lettre de Michèle Audin, fille de Maurice, envoyée le 1er janvier 2009 au Président Sarkozy afin de lui expliquer pourquoi elle refuse de se voir attribuer le grade de chevalier de la Légion d'honneur. Ce dernier ne répondra pas à sa lettre.

Lettre de Michèle Audin, fille de Maurice, envoyée le 1er janvier 2009 au Président Sarkozy afin de lui expliquer pourquoi elle refuse de se voir attribuer le grade de chevalier de la Légion d'honneur. Ce dernier ne répondra pas à sa lettre.

Où se trouve le corps du supplicié ?

 

Le général Massu a refusé de dévoiler le secret. Quelque mois avant la mort du général, en 2002, le commandant Aussaresses (le commandant "O") lui avait demandé : "Vous ne pensez pas, général, qu'après plus de cinquante ans, il faudrait parler pour Madame Audin." Le général le rabroua : "Je ne veux plus rien entendre : compris Aussaresses ?", lui lança-t-il au téléphone.

 

Le 19 juin 2007, dans une lettre ouverte, Josette Audin écrit au président de la République française pour lui demander "simplement de reconnaître les faits, d'obtenir que ceux qui détiennent le secret, dont certains sont toujours vivants, disent enfin la vérité, de faire en sorte que s'ouvrent sans restriction les archives concernant cet évènement... ".

 

Elle n'a pas reçu de réponse.

 

Mais, par une lettre datée du 30 décembre 2008, le président de la République française informe la fille aînée de Maurice Audin, Michèle, mathématicienne, de sa décision de lui décerner le grade de chevalier de la Légion d'honneur (pour sa contribution à la recherche fondamentale en mathématiques et la popularisation de cette discipline).

 

Michèle Audin l'a refusée. "Je ne souhaite pas recevoir cette décoration...parce que vous n'avez pas répondu à ma mère...", a-t- elle écrit au chef de l'Etat français, dans une lettre ouverte qui a fait le tour du monde.

 

Depuis, il y a eu les révélations du général Aussaresses faite à un journaliste peu avant sa mort. Maurice Audin est mort d'un coup de poignard porté par un officier parachutiste placé sous ses ordres, lui a-t-il confié. Josette Audin a émis des doutes sur ces déclarations. "C'est bien que le général ait dit sa vérité, mais c'est seulement sa vérité. Ce n'est pas forcément la vérité", dit-elle.

 

De son côté, lors d'un travail de recherche, la journaliste Nathalie Funès révéla le nom de l'assassin. Il s'appelle Gérard Garcet, révèle un écrit du colonel Godard, retrouvé aux Etats-Unis. Au moment des faits, il était sous-lieutenant de l'infanterie coloniale détaché comme aide de camp auprès du général Massu.

 

Afin de perpétuer le souvenir du brillant mathématicien, symbole de l'intellectuel engagé, mort pour que vive l'Algérie, son pays, la République algérienne reconnaissante donna, le jour de la célébration de l'an I de l'indépendance, le nom de Maurice Audin à la place centrale d'Alger, en contre bas de l'Université où il mena de brillantes recherches. Dans l'Algérie colonisée, la place portait le nom du général Lyautey, descendant des envahisseurs de 1830.

 

Le 19 mai 2012, à l'occasion de la célébration de la Journée Nationale de l'Etudiant, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique inaugura la plaque commémorative scellée au mur de l'Université d'Alger, près de la librairie qui porte le nom du mathématicien martyr.

 

Le Prix Maurice-Audin, créé en 1957 à Paris, "est décerné, chaque année depuis 2004, par l'association éponyme, établie en France, pour honorer, une fois par an, deux mathématiciens des deux rives de la Méditerranée", rappelle l'agence officielle l'APS. Au mois de mars dernier, c'est Kawthar Ghomari de l'ENST d'Oran qui l'a reçu des mains du ministre algérien de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui avait présidé la cérémonie

  .

En citant ces martyrs, j'ai une pensée pour tous leurs compagnons d'armes arrêtés pendant la Bataille d'Alger, torturés, condamnés à mort puis passés à la guillotine, ce procédé sauvage d'un autre âge.

 

Extrait : AL HUFFINGTON POST Maghreb-Algérie

 

 

 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 20:15

 

Le volume 5 de la série de rapports sur " Le climat de la France au XXIe siècle ", publié en mars 2015 par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, est consacré au " Changement climatique et niveau de la mer : de la planète aux côtes françaises ".

 

Ce document passionnant offre, sur une soixantaine de pages, une bonne vue d'ensemble des problèmes auxquels les populations riveraines de nos franges côtières seront confrontées dans les décennies et siècles à venir si nous ne parvenons pas à radicalement stopper le réchauffement climatique en cours. (1)

Les risques d'érosion sur le Littoral Aquitain et partout ailleurs ne sont pas les seuls problèmes engendrés par le réchauffement climatique.

Les risques d'érosion sur le Littoral Aquitain et partout ailleurs ne sont pas les seuls problèmes engendrés par le réchauffement climatique.

Les bouleversements liés à l'augmentation du niveau des mers sont multiples, et auront des répercussions colossales du fait qu'ils impacteront aussi bien l'habitat que les infrastructures côtières et portuaires, se manifesteront par ailleurs sous la forme d'intrusions salines sur les aquifères côtiers (eaux souterraines à usages alimentaire et domestique), mais aussi sous la forme d'une forte accélération de l'érosion côtière.

 

Les projections établies par nos plus éminents scientifiques - et qui sont corroborées par des études déjà menées par d'autres équipes du monde entier - envisagent, du seul fait de la dilatation thermique des eaux, une augmentation moyenne du niveau des océans pouvant aller jusqu'à 0,6 m par degré Celsius de réchauffement global par rapport au climat actuel. Ceci signifierait qu'en vertu des simulations faites sur un réchauffement planétaire contenu en deçà de 4° C, les émissions de gaz à effets de serre qui engendrent ce processus pourraient, sur un laps de temps pouvant aller de plusieurs décennies à quelques siècles, faire augmenter le niveau de nos mers de 1 à près de 3 m par rapport à leur niveau pré-industriel.

 

On devine sans peine ce que cette montée du niveau des océans engendrera comme nouveaux  problèmes à la seule échelle des côtes françaises vers lesquelles migrent actuellement toujours plus d'individus si l'on sait que, du fait du réchauffement climatique qui accentue la baisse des niveaux de nos cours d'eau ainsi que de nos nappes phréatiques, encore plus d'humains seront demain contraints de se regrouper le long des côtes où l'eau de mer sera alors devenue l'ultime précieux liquide que nous devrons alors nécessairement désaliniser afin de l'utiliser.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

(1) Découvrir le document : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ONERC_Climat_France_XXI_Volume_5_VF_revisee_27fevrier2015.pdf

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 12:26
LES CONTES DE FÉES DU NUCLÉAIRE ET AUTRES SOLUTIONS DU PASSÉ

                                                  Voir la vidéo : https://youtu.be/XqZNllp1wQA

 

L'Allemagne a une jeunesse informée et résolue qui se déplace bien plus à bicyclette qu'en scooter, et ne se laisse pas conter que la filière nucléaire ou les centrales thermiques fonctionnant au lignite peuvent avoir un quelconque avenir. Ces deux modes de production d'électricité mènent au contraire vers d'insolubles problèmes que sont le stockage des déchets hautement radioactifs d'une part, la production d'encore plus de CO2 qui contribue fortement au réchauffement climatique d'autre part.

 

Nous proposons à nos visiteurs un clip tourné dans le Lausitz, région frontalière allemande située aux confins de la Pologne et de la République tchèque où l'on extrait cette roche sédimentaire à ciel ouvert au détriment de la préservation de notre environnement et de l'avenir des générations futures.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 09:07
L'agriculture productiviste française est la 4ème consommatrice mondiale de pesticides.

L'agriculture productiviste française est la 4ème consommatrice mondiale de pesticides.

Alors que le tristement célèbre groupe américain de biotechnologie agricole Monsanto est en cours d'être racheté par le géant allemand de la chimie Bayer (1), l'Union européenne vient de renouveler pour dix-huit mois l'autorisation d'utilisation du glyphosate, une substance controversée aux potentialités cancérogènes (2), utilisée notamment pour la fabrication de l'herbicide Round Up, produit phare de Monsanto.

 

Cet herbicide mis sur le marché dans le courant des années 70 est un des produits les plus contestés que cherche à réutiliser l'agriculture productiviste qui ne parvient pas à se défaire des mauvaises habitudes inhérentes à la capitalisation du marché agricole qui attire des investissements venus de fonds spéculatifs, mais cherche en contrepartie à dégager de forts dividendes qui sont réalisés aux dépends de la qualité des produits.

 

Regarder un petit didacticiel sur ce sujet : https://www.youtube.co/watch?v=NoAM8SVumOc   

                                                                      

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

    

     

(1)  Bayer en chiffres : Créée en 1863, la holding Bayer emploie 116 800 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 46,324 Mrd d'euros (2015). Bayer est aussi bien active dans les produits pharmaceutiques que dans les plastiques ou encore les herbicides.

 

Pendant le 1er Conflit mondial, Bayer fut le producteur des gaz de combat Chlorpikrin (6 000 tonnes) ainsi que " Lost " (gaz moutarde) dont 45 000 tonnes furent également produites. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bayer bénéficiera du statut d' " entreprise indispensable à l'effort de guerre ", ce qui lui valut d'employer une main-d’œuvre gratuite composée de déportés et prisonniers de guerre.

 

(2)  Les pesticides et l'eau en France : Selon l'IFEN, ce sont 36% des rivières françaises qui comportent des pesticides à un niveau de seuil considéré comme "mauvais" et plus de 90% des rivières françaises qui sont polluées

 

En 2004, les pesticides ont été présents sur 96% des points de mesure des cours d’eau en France.

 

> 61% des points de mesure des eaux souterraines contenaient des pesticides

 

> 27% des points d'en eau souterraine devrait être traités pour éliminer les pesticides s’ils étaient utilisés pour la production d’eau potable en eaux de surface,

 

> 49% des points de mesure ont une qualité moyenne à mauvaise.

 

Source : http://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/885-consommation-de-pesticides-dans-le-monde.html

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