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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 14:20

L'ancien dispensaire communal ainsi que l'école maternelle confessionnelle Sainte-Germaine (en arrière plan) devraient faire place à la construction de 3 bâtiments comprenant 25 logements (dont 9 destinés à des bailleurs sociaux). Cette construction fait dans le quartier de Caneta polémique du fait qu'un affouillement destiné à l'édification d'un parking souterrain de 33 places, réparties sur 2 niveaux, devra être réalisé, exposant ainsi les immeubles avoisinants qui n'ont pas de fondations à être déstabilisés lors du creusement de cette excavation qui devrait avoir une profondeur de 6 mètres. (Photo : Sirius)

 

    

 

Le quartier historique de Caneta est un lieu géologique bien particulier de notre ville puisqu'il se situe au point de convergence d'une zone alluvionnaire due à la proximité immédiate de la baie fluviale de Txingudi et d'une zone rocheuse sédimentaire composée d'une alternance de grès et de marnes répartis en strates, dénommée "flysch d'Hayzabia", qui prend naissance dans l'anse marine éponyme située en contrebas de la route de la Corniche reliant Hendaye à Socoa.

 

Ces formations de flyschs ont la particularité d'être instables du fait que la superposition de ces strates est susceptible de former des plans de glissements de terrain d'ampleur variable. Cette aptitude à la déstabilisation étant par ailleurs accentuée par les déstructurations et failles qui se sont produites suite au resserrement de l'écorce terrestre qui a eu lieu lors la collision des plaques ibériques et européenne il y a env. 40 millions d'années.

Les formations géologiques du littoral basque sont en de nombreux endroits composées de flyschs (stratifications sédimentaires composées majoritairement de grès et de marnes) qui sont relativement friables et ont la particularité d'être instables. Le quartier historique de Caneta, à Hendaye, est situé à la jonction d'une zone de Flysch d'âge campanien inférieur (datation env. 65 Ma) et d'une zone alluvionnaire due à la proximité immédiate de la baie fluviale de Txingudi.

 

L'instabilité potentielle du sous-sol de Caneta a incité l'association Kanatakoak, cercle citoyen d'une soixantaine de membres attachés à la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie de leur quartier, à adresser un recours gracieux au maire afin d'attirer, entre autres, l'attention de ce dernier sur la situation géologique particulière de ce lieu historique d'Hendaye et le convier à reconsidérer l'arrêté de permis de construire délivré au bénéfice du promoteur BHL (Carmen immobilier).

 

Cette requête n'a pas reçu de réponse favorable de la part de la mairie alors que, selon des documents présentés par l'association, il apparaît qu'une succession d'éboulements et affaissements de terrain se sont produits en plusieurs lieux et à plusieurs reprises sur ce quartier de Caneta au cours des derniers siècles, ce qui, selon Kanetakoak, ne peut qu'éveiller des appréhensions quant aux risques de déstabilisation qu'une excavation d'une profondeur de 6 mètres nécessaire à la réalisation des deux niveaux de parkings souterrains de ce projet pourrait faire encourir aux bâtiments voisins du futur chantier.

 

LE SOUVENIR DES DÉSORDRES LIÉS AU CHANTIER "ENTREPUENTES" ...

 

Les membres de l'association évoquent que des "désordres" dans les assises ainsi que les structures des bâtiments voisins du chantier pourraient se produire lors de l'excavation que nécessite la création de ces 33 emplacements de parkings. Cette réticence des riverains à se montrer d’emblée favorables à ce projet n'est pas sans rappeler le scepticisme qui s'était fait jour autour du chantier "Entrepuentes" en 2006 et 2007, lorsque des excavations avaient été pratiquées dans les talus de la voie ferrée afin de créer de l'espace susceptible de pouvoir accueillir les parkings souterrains de cet autre complexe immobilier. 

 

Les dégradations subies par les riverains du chantier "Entrepuentes" se produisirent dans une totale indifférence du promoteur et d'une manifeste impuissance d'intervention de l'autorité municipale qui était pourtant à l'origine de la délivrance du permis de construire. 

Chantier "Entrepuentes" 30.08.2006 : La phase d'excavation des talus de la voie ferrée mena à des fissures murales et affaissements de planchers dans plusieurs  immeubles voisins. (Photo : Sirius)

 

DES RIVERAINS LIVRÉS À EUX-MÊMES

 

Les quelques soixante victimes de dommages matériels collatéraux de cette frénésie immobilière spéculative (1) ne trouvèrent pas le moindre interlocuteur susceptible de pouvoir concrètement les aider. Ceci les contraignirent à saisir le Tribunal de Grande Instance de Bayonne qui confia à un expert agréé la mission de déterminer si la présence de ces affaissements de planchers et fissures murales avait été engendrée par les travaux d’excavation entrepris sur ce chantier.

 

Le désarroi des malheureux riverains ne parvint toutefois pas à s’apaiser malgré l'enclenchement de cette procédure, puisque aucun d’eux n’avait pris la précaution de faire établir un état des lieux des habitations endommagées avant que les travaux ne débutent. Cette négligence leur sera fatale, puisqu'elle ouvrira la porte à la contestation de la cause des dégradations par le promoteur et facilitera un retranchement tactique des représentants de la mairie derrière cette absence de preuves formelles, ce qui mènera les plaignants à devoir se contenter d'indemnisations minimes..

Une soixantaine d'habitats de riverains du chantier furent lézardés de fissures murales et subirent des affaissements de planchers qui incitèrent l’expert mandaté par le Tribunal de Grande Instance de Bayonne à faire poser des scellés censés déterminer une aggravation de la déstabilisation des immeubles. (Photo : Sirius)

 

L'ATTENTE D’UNE ÉTUDE APPROFONDIE SUR LA STABILITÉ DU SOL

 

Le chantier "Entrepuentes" restera dans les annales de la densification de l'habitat sur Hendaye comme ayant été une opération immobilière qui ne fut cousue que de déboires et où, tant de la part des promoteurs qui se succédèrent que de l'autorité municipale alors en place, personne ne se sera foncièrement soucié du respect des droits élémentaires des riverains qui ne demandaient qu'à être correctement dédommagés .

 

Dans un nouveau courrier en date du 20.11.2018 adressé au maire, l'association Kanatakoak prie cette fois ce dernier de bien vouloir se référer au principe de précaution afin qu'aucune excavation soit entreprise sur le quartier de Caneta sans qu'une étude approfondie des caractéristiques géomécaniques du sol ait préalablement été menée.

 

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

(1) Les données statistiques et explications ci-après permettent de mieux comprendre les dessous du projet ici évoqué  :

 

Selon les dernières statistiques établies par l'INSEE, Hendaye enregistre une progression démographique annuelle moyenne de 3,1%, ce qui situe cette ville au tout premier rang des localités du littoral basque où la population explose. Ainsi, depuis 1968, la densité moyenne d'habitants sur Hendaye a plus que doublé pour passer de 1 007 à plus de 2 053 personnes au km², soit désormais une population de près de 17 000 habitants contre jadis tout juste 8 000.

 

Alors que les résidences secondaires et logements occasionnels représentent 40,7 % du parc immobilier d'Hendaye, l'habitat confié à des bailleurs sociaux comptabilise 1 058 logements sur un total de 13 993 unités, dont 667 sont vacantes. Cela donne un quota de 13,23 % de logements destinés aux familles financièrement les moins favorisées. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-64260#chiffre-cle-12

 

On devine donc sans peine que les spéculations foncière et immobilière ne peuvent que continuer d'aller bon train sur ce territoire soumis à de telles pressions. Ainsi, le terrain de 1 471 m² sur lequel le présent projet devrait être édifié (1 200 m² appartenaient au diocèse de Bayonne, le reste à la mairie d'Hendaye qui bénéficiera donc, à titre compensatoire, d'une salle communale polyvalente au sein du futur ensemble) revient au promoteur BHL (Carmen immobilier) qui a fait acquisition du tout pour la somme de 1,3 millions d'euros.

 

Chacun sait par ailleurs que l'école maternelle confessionnelle de la rue Pierre Loti dépend du groupe scolaire Saint-Vincent, lui-même géré par une association catholique étroitement liée au diocèse de Bayonne, et que depuis la Loi Debré de 1959 les écoles privées à caractère associatif peuvent prétendre à un soutien financier de la puissance publique, non seulement pour régler leurs dépenses de fonctionnement, mais aussi, dans certains cas, les investissements immobiliers que leur existence nécessitent.

 

La hiérarchie ecclésiastique tire pleinement parti de cette loi et gère les établissements se trouvant sous sa tutelle à la façon dont on dirige des entreprises. Pour parvenir à cela, elle a fait édicter une charte dénommée " Préconisations pour une politique immobilière de l'Enseignement Catholique " qui a été approuvée à l'unanimité du Comité National de l'Enseignement Catholique (CNEC) le 3 juillet 2012. Ce texte d'envergure est une sorte de doctrine de gestion économique qui implique de dissocier la gestion courante des établissements d'enseignement de leur propriété foncière, ce qui permet à l'Enseignement catholique de pouvoir prétendre conserver ces biens fonciers même dans le cas d'une rupture de la convention passée avec l’État.

 

C'est à ce titre qu'une réflexion a été engagée dans l'ensemble des diocèses sur la nécessité de valoriser le patrimoine immobilier que représentent ces milliers d'écoles en cédant celles qui sont mal utilisées ou trop vétustes, de façon à réinvestir le fruit de leur vente dans des unités à créer ou à restaurer. 

 

 

 

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:10

Soucieux de ne pas manquer une seule occasion de faire fructifier sa fortune personnelle, Bernard ARNAULT, PDG du groupe LVMH et 4ème patrimoine mondial avec 72 milliards USD, ouvre désormais sa marque de luxe "Louis Vuitton" à la mode très en vogue des gilets jaunes. (Photomontage publié sous Twitter)

 

Rien ne peut justifier les violences et parfois même la xénophobie dont sont assorties certaines manifestations de gilets jaunes. Il est par contre devenu urgent de considérer que les causes de l'exaspération, entremêlée de désespoir, qui amène les gilets jaunes à occuper de nombreux ronds-points et autres lieux de l'espace public ne sont pas sans fondements. En effet, près de 18 % de nos concitoyens ne parviennent plus à régler leurs dépenses quotidiennes incompressibles sans être contraints de soupeser le bien fondé de tout achat qui n’est pas d’une absolue nécessité, alors qu'à l'autre bout de l'échelle sociale les 10 % les plus fortunés détiennent près de la moitié du patrimoine national. (source : INSEE)

 

Ceux qui s’imaginent que la plupart de ces manifestants ne sont que des protestataires hautement politisés ou encore de prétentieux rêveurs qui ambitionnent d’égaler les nantis dans leurs excès consuméristes feraient bien d’aller faire un tour dans l'une des antennes du Secours populaire pour se rendre compte à quel point le libéralisme et ses préceptes individualistes sont destructeurs d’humanité.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

                    Vous qui le pouvez, faites un don au SPF : https://www.secourspopulaire.fr/

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 20:49
Les tailleurs Émile et Léa Delvaille en compagnie de leur fille Arlette ainsi que de petits camarades, photographiés devant leur atelier familial jadis situé à l'angle du boulevard de la Plage (aujourd'hui Bld. du Général de Gaulle) et de la rue du Jaïzquibel. Photo estimée à 1932

Les tailleurs Émile et Léa Delvaille en compagnie de leur fille Arlette ainsi que de petits camarades, photographiés devant leur atelier familial jadis situé à l'angle du boulevard de la Plage (aujourd'hui Bld. du Général de Gaulle) et de la rue du Jaïzquibel. Photo estimée à 1932

ANNIVERSAIRE

 

Confrontée à l'implacable destin qui fit basculer sa vie ainsi que celles des siens le 17 mars 1943, Arlette Delvaille-Terris va très prochainement franchir le seuil d'un nouvel anniversaire.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT se joint à ceux qui connurent Arlette sur les bancs de la communale d'Hendaye vers la fin des années vingt pour lui adresser ses voeux les plus émus et chaleureux de longue et paisible existence..

 

                                           

L'ÉTERNEL QUESTIONNEMENT

D'UNE RESCAPÉE DES CHAMBRES À GAZ

 

                                                D'après des notes recueillies par                                                               Christian Rivière

 

Les meurtrissures éprouvées par les familles des disparus victimes de la dictature nazie laissent encore, 70 années après la fin du Second conflit mondial, de douloureuses traces parmi les Hendayais-es qui furent confrontées aux décès en déportation d'un ou plusieurs de leurs membres. Tel fut le cas d'Arlette Delvaille-Terris, dont le père et la mère périrent gazés au camp d’extermination d'Auschwitz.

 

Les époux Émile et Léa Delvaille tenaient un atelier de confection sur mesure situé à l'angle du boulevard de la Plage (aujourd'hui boulevard du Général de Gaulle) et de la rue du Jaïzquibel. Le nom évocateur de l'enseigne, «Modern Tailor», pouvait faire suggérer que le monde d'alors était une fois pour toutes entré une phase de modernité de laquelle résulterait un élan vertueux qui bannirait à tout jamais l'atrocité des conflits guerriers hérités de rites ancestraux, mais hélas il n'en fut rien ! Les Delvaille résidaient au-dessus de leur atelier et leur fille Arlette, née le 30 septembre 1923, n'était pas encore parvenue au seuil de sa vingtième année lorsque le couple fut arrêté par la Gestapo le 17 mars 1943 en présence d'un gendarme de la brigade d'Hendaye, au prétexte d'une non-soumission à l'obligation du port de l'étoile jaune.

La famille Delvaille au grand complet, photographiée ici lors d'une sortie dominicale devant le bateau échoué qui reposait sur le sable côtier entre Haïçabia et les falaises de Socoa.  Photo estimée à 1935.

La famille Delvaille au grand complet, photographiée ici lors d'une sortie dominicale devant le bateau échoué qui reposait sur le sable côtier entre Haïçabia et les falaises de Socoa. Photo estimée à 1935.

DÉPORTÉS À AUSCHWITZ

 

Après avoir été internés au fort du Hâ à Bordeaux, puis transférés au camp de Mérignac, les époux Delvaille furent ensuite envoyés vers Drancy et déportés à Auschwitz le 25 novembre 1943, où ils furent gazés et incinérés le 7 décembre 1943.

 

Depuis maintenant 72 ans une lancinante question taraude Arlette qui, des années après la Libération, espérait encore que la disparition de ses parents à Auschwitz ne reposait que sur une affirmation erronée. Le prétexte avancé pour envoyer son Papa et sa Maman vers ce lieu de génocide lui paraissant d'autant plus excessif et invraisemblable que des témoins de l'époque se souvenaient que le couple se pliait au port de l'étoile jaune, même si, coquette et fort sensible aux regards suspicieux, Léa Delvaille avait pour habitude de partiellement dissimuler cet insigne discriminatoire en ornant son torse de foulards plus décoratifs les uns que les autres.

 

«Je vis comme une rescapée, pourquoi pas moi ?», réitère inlassablement Arlette depuis ce drame. «Pour quelle raison l'un d’eux a-t-il hurlé, Non ! Pas la fille...» questionne-t-elle, hantée de savoir si ce brailleur lui avait uniquement épargné la vie parce qu'il avait quelque peu été sensibilisé par la mélodie qu'elle jouait au piano du salon à l'étage du dessus au moment même où ces hommes en armes firent irruption dans l'atelier.

 

 

SOULAGÉE D'UN POIDS DEVENU INSUPPORTABLE

 

Tout autant angoissante sera la relation qu'Arlette entretiendra avec son ancien quartier de Caneta, puisqu'elle ne trouvera plus jamais la force psychique d'y réapparaître. Elle relira des décennies durant les lettres de ses parents écrites du fort du Hâ, au camp de Mérignac, ou encore cette ultime missive postée en gare de Bordeaux et rédigée pendant que le convoi qui devait amener ces derniers à Drancy se faisait attendre. Ses nuits devinrent au fil du temps d'autant plus cauchemardesques que cette interminable relecture exerçait des effets toujours moins contrôlables sur son affectivité. Arlette décidera alors de confier ces lettres au Centre de documentation juive contemporaine en s'exprimant ainsi :

 

Monsieur le Conservateur,

 

Mon ami Louis Rivière* m'a conseillé de destiner à votre institution les dernières lettres que mes parents m'ont adressées peu avant leur déportation.

 

Je ne peux plus les lire, cela devient disons un supplice.

 

Quel grand malheur.

 

Je les confie à Maurice Cling** qui a bien voulu accepter de vous les remettre.

 

Ce don me soulage d'un poids devenu insupportable.

 

Leurs adieux seront ainsi associés au souvenir des victimes du génocide perpétré par les nazis.

 

Acceptez, Monsieur le Conservateur, l'expression de ma reconnaissance pour le méthodique travail de mémoire que votre Centre accomplit depuis le retour des rares survivants.

 

Bien cordialement,

 

Arlette Delvaille-Terris

 

 

DANS L'ESPOIR DE CONNAÎTRE UN JOUR UN MONDE MEILLEUR

 

Le cas de rescapée du génocide juif d'Arlette Delvaille-Terris est exemplaire. Les séquelles qui l'accablent sont irréparables et elle vit dans la hantise de ne jamais pouvoir faire son deuil. Elle ignore encore aujourd'hui les motivations de la Gestapo qui a décidé de ne pas la déporter avec ses parents à Auschwitz.

 

La participation d'un gendarme de la brigade d'Hendaye concrétise la collaboration des rouages de l'État français sous l'autorité de Philippe Pétain. Inculpé de haute trahison, ce dernier sera condamné à la peine capitale qui sera par la suite commuée en incarcération à perpétuité.

 

Le 20 Janvier 1942 s'est tenue à Wannsee (aux portes de Berlin) la conférence de mise au point de la Solution finale de la question Juive par recours au génocide institutionnalisé. En 1946 cette disposition et sa mise en œuvre épouvantable ont été qualifiées de crime imprescriptible contre l'Humanité par le tribunal international siégeant à Nuremberg.

 

 

  Voir le portrait de Louis Rivière, ancien déporté, sous notre rubrique "HISTOIRE LOCALE".

**  Maurice Cling est également un ancien déporté, rescapé d'Auschwitz.

 

 

 

 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 16:30

 

                                                  Cartoon : Patrick Chappatte / International Herald Tribune

 

 

Alors qu'au sommet de notre appareil d’État siègent actuellement un ancien membre du directoire de la banque Rothschild, flanqué d'un premier ministre qui fut il y a encore peu lobbyiste en chef du groupe nucléaire Areva, de nombreux concitoyens s'inquiètent de constater que le pouvoir des groupes de pression que sont le monde de la finance et celui du nucléaire, prend une ampleur sans précédent au point de remettre en cause le principe de fonctionnement démocratique de notre pays.

 

Ces appréhensions sont d'autant plus à prendre au sérieux que chacun sait qu'en arrière plan du nucléaire civil se cache le spectre de l'arme atomique, maudite technologie dont l'éminent Albert Einstein, invité à prendre la parole lors de la première émission télévisée hebdomadaire américaine présentée par Mme Eleanor Roosevelt (veuve du président américain éponyme) évoquait les dangers en lâchant une phrase restée célèbre : « Derrière des murailles de mystères, on perfectionne avec une hâte fébrile les moyens de destruction collective. »

 

L'étroite imbrication entre nos pouvoirs publics et les lobbies de la finance et du nucléaire, deux des piliers du capitalisme français, offre de bonnes raisons d'être interrogatif sur la façon dont les règles élémentaires d'une gouvernance démocratique sont bafouées, les initiatives et critiques issues de la société civile sont étouffées, dès lors que l'on cherche à jeter un regard critique sur la sphère du nucléaire ou de la finance.

 

Une longue note de décryptage, conjointement publiée par l'Observatoire des multinationales et l'association Attac France, analyse d'une façon édifiante ces deux lobbies particuliers qui exercent un pouvoir grandissant sur nos institutions politiques et déstabilisent peu à peu nos fondements républicains.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

                                                Lire la note dans son intégralité :

 

                        https://multinationales.org/IMG/pdf/note_nucleaire-finance-print.pdf

 

 

Voir également le documentaire intitulé "Nucléaire, l'impasse française" que la chaîne France 5 a diffusé le 30 mai 2018 à 20H50 :

 

   https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/509539-nucleaire-l-impasse-francaise.html

 

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 11:45

                                                Le président Macron & le chancelier Schröder caricaturés

 

                                    

 LES ÉMULES DE LA BARONNE THATCHER

 

 

Le quotidien "Le Monde" dévoilait dans son édition du 18 mai 2018 une note interne issue de la Direction du budget du Ministère de l'économie et des finances selon laquelle une remise en cause partielle des aides sociales qui représentent globalement 26% du budget de l’État pourrait faire épargner des milliards aux gestionnaires de nos finances publiques.

 

Les aides évoquées dans cette note seraient l'allocation adultes handicapés (AAH), l'allocation pour l'autonomie (APA) ainsi que les aides personnalisées au logement (APL), qui pourraient ne plus être à l'avenir attribuées que selon des critères stricts qui tiendraient largement compte du moindre patrimoine détenu par les allocataires concernés. A ces remises en cause sociales pourrait également être ajoutée une généralisation du recours aux contractuels dans la fonction publique, ce qui permettrait d'épargner d'autres milliards supplémentaires. Le projet de démantèlement social et de dérégulation salariale que notre président et ses amis argentés cherchent à instaurer pour redresser nos finances publiques n'est an fait rien d'autre qu'une copie de ce que le chancelier allemand Schröder était jadis parvenu à imposer à son pays à partir de 2002,

 

 

UN CHOIX QUI FIT LE LIT DE L’EXTRÊME DROITE ALLEMANDE

 

Manifestement moins imaginatif sur la reconversion économique de notre pays que lorsqu'il s'est agi de faire fructifier les fortunes des barons du capitalisme financier du temps où il siégeait au sein du directoire de la banque Rothschild, le président Macron se contente, depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, de banalement plagier les mesures anti-sociales initiées par Schröder. On retiendra que ces mesures finirent par décourager la population salariée ainsi que les retraités allemands de voter social-démocrate, au point que s'estimant trahis par ce parti et ses chefs, ces derniers allèrent grossir les rangs du mouvement " Alternative für Deutschland " (AfD), un rassemblement xénophobe, proche des vues de l'extrême droite, et qui est entre-temps devenu la troisième force politique allemande en terme de représentation parlementaire. 

 

On mesure à l'aune de ce qui s'est passé outre-Rhin à quel point il est périlleux, tant au niveau de la préservation de nos fondements démocratiques que de celui de la paix sociale, de mener une politique autoritaire, contraire aux intérêts fondamentaux des salariés et retraités, et ce dans le seul but de privilégier l'actionnariat entrepreneurial. Ce n'est pas en rognant continuellement les droits sociaux et en généralisant les emplois précaires, à l'image de ce que Schröder avait fait en copiant la tristement célèbre Margaret Thatcher, que notre président démontrera qu'il porte un tant soit peu d'estime envers les couches populaires. Il est donc grand temps que les néo-libéraux du capitalisme financier comprennent qu'ils ne peuvent indéfiniment se nourrir de l'accroissement des inégalités et des disparités sociales, sans que cela mène à une radicalisation des esprits. Le " Brexit " est l'illustration patente du chemin vers lequel mène l'accentuation des disparités sociales dans une Union européenne dont l'aveuglement social répond aux seules attentes de la classe possédante..

 

 

LOIS HARTZ : LA PAUVRETÉ INSTITUÉE PAR LOI

 

On retiendra encore du chancelier Schröder qu'il ne fut qu'un apparatchik, n'ayant jamais exercé d'autres fonctions qu'au sein de la sphère politique et qu'il méconnaissait le monde salarial au point d'avoir dû faire appel à un ancien DRH à poigne du constructeur automobile Volkswagen, Peter Hartz, pour parvenir à prendre ces mesures sociales controversées qui allaient bouleverser l'Allemagne et furent adoptées, dès la fin 2002, sous la forme de quatre lois, Hartz I à IV..

 

Avec la promulgation de la dernière de ces lois contestées, la Hartz IV, débuta une rupture profonde du consensus social qui régissait les rapports de force en Allemagne depuis 1945. Il fut dès lors imposé une réduction de 26 à 12 mois de l'assurance chômage qui était en place depuis 1927, puis une fusion de l'allocation chômage de longue durée avec le versement de l'aide sociale, ce qui revint à assimiler, au bout de 12 mois d'inactivité, tout chômeur au statut de récipiendaire de l'aide sociale, alors que ceux-ci continuaient jusqu'alors à percevoir 53% de leur salaire de référence. Ce changement fondamental de statut fut considéré comme étant d'autant moins tolérable que l'aide sociale n'est que d'un montant actuel de 416 euros, ce qui équivaut à un affront dans ce pays où le PIB est de 10% supérieur à celui de la France.

La rue pour seul domicile. Toujours plus d'Allemands ne parviennent plus à couvrir leurs besoins élémentaires et mener une vie dans la dignité. Photo : Reuters © Fabrizio Bensch                                                                

 

PLUS LA PAUVRETÉ AUGMENTE ET PLUS L'ESPÉRANCE DE VIE DIMINUE

 

On dénombrait 15,7 % de pauvres (revenus de moins de 60% du salaire médian) au sein de la population allemande en 2017. Cela correspond à 12,9 millions d'individus. Les travailleurs pauvres sont donc légion puisque le chômage officiel est 3 fois moins élevé qu'en France.  Les familles monoparentales sont particulièrement concernées par cette pauvreté galopante qui dévoile par ailleurs un aspect particulièrement hideux de l'extension des inégalités. En effet, alors que le pays est fort prospère, il n'offre plus qu'une espérance moyenne de vie de 70,1 années chez aux hommes pauvres, alors qu'elle s'établit à 80,9 ans chez les plus fortunés. Il en est de même pour les femmes où elle n'est que de 76,9 contre 85,3 années.

 

Le scandale de la politique sociale menée depuis l'entrée en application de la loi Hartz IV se mesure également au nombre de coupures de courant pratiquées pour non-paiement des factures par les foyers désargentés. Ces coupures furent de 330 000 lors des derniers pointages effectués. Par ailleurs, 6,2 millions de menaces de coupures justifiées par ces mêmes motifs ont été adressées aux contrevenants pauvres selon une réponse apportée par les instances gouvernementales à une question écrite posée par une porte-parole du groupe parlementaire " Die Linke " (La Gauche). A ces mesures s'ajoutent 44 000 cas de coupures de gaz pratiquées pour les mêmes raisons.

Longue file d'attente devant une banque alimentaire associative " La table de Dortmund "  Photo : Reuters

 

UNE ADMINISTRATION TATILLONNE ET D'INCESSANTS CONTRÔLES

 

Comment dans des conditions si draconiennes d'octroi de cette allocation de survie peut-on encore croire en un semblant de justice sociale et d'égalité entre les individus de l'Allemagne d'aujourd'hui ? Le système sociale allemand a été à un tel point démantelé qu'il ne faut désormais ne plus posséder le moindre petit patrimoine acquis au long d'une laborieuse existence salariale pour prétendre avoir recours à aux aides sociales dédiées aux chômeurs de longue durée. À cette attribution conditionnelle viennent s'ajouter les pointilleux et incessants contrôles auxquels les demandeurs d'emplois doivent se soumettre s'ils souhaitent ne pas être subitement radiés des listes d'allocataires.

 

Il n'est par exemple pas opportun de chercher à faire jouer des critères tels que l'ancienne activité exercée ou bien encore la qualification professionnelle acquise pour refuser une offre d'emploi proposée par le Job Center (Pôle emploi), partant du principe qu'après trois refus successifs on est contraint d'accepter toute proposition, même si en fin de compte  aucune des propositions faites ne correspondait en rien à l'activité précédemment exercée ou à la rémunération antérieurement perçue. La notion de distance entre le domicile et le lieu de travail étant par ailleurs devenue un critère de refus quasi-superflu, la coercition s'exerce au point que chacun(e) est désormais familiarisé(e) avec le slogan officiel qui clame que " ce n'est pas parce que l'on a jadis été ingénieur que l'on est aujourd'hui toujours en droit de prétendre ne pouvoir exercer un emploi moins valorisant ou moins rémunéré. "

               Contestation pacifique d'une chômeuse devant les guichets d'un " Job Center " (Pôle emploi)

Son manifeste : "Merde de job pour 1 € de l'heure. Je nettoie une demi-assiette puis j'attends ensuite un peu"

 

NE RIEN CÉDER AUX FAINÉANTS

 

Lors de la campagne de communication qui mena à une réforme radicale du marché du travail allemand fin 2001, le social-démocrate Schröder lança sur un ton tonitruant devant un parterre de notabilités économiques et politiques acquises au démontage social qu'il préparait, " Il n'y a pas de droit à la paresse.", propos que le président Macron transposera lors d'un déplacement officiel à Athènes le 8 septembre 2017 en termes pas plus élogieux de, " Je ne céderai rien aux fainéants ". Il est curieux de constater que 4 mois après son élection notre président semblait avoir déjà oublié qu'il n'avait recueilli que 24,01% des suffrages lors du premier tour de la présidentielle, ce qui lui accordait le droit de tempérer ses propos envers l'électorat populaire qui ne lui accorda ses voix au second tour que parce qu'il eut la sagesse de faire barrage à l'extrême droite.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

Nous suggérons à nos lecteurs de lire sur ce même thème un article publié en janvier 2013 et qui traitait déjà des changements auxquels nous devions nous attendre si les bouleversements sociaux allemands devaient par malheur être repris dans le droit français : http://hendaye.environnement.over-blog.fr/article-le-schroder-de-paris-114437917.html

 

 

 

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 14:30

 

                                  " Maison de résistance à la poubelle nucléaire ", Bure (Meuse)                                            Propriété du Réseau Sortir du nucléaire http://www.sortirdunucleaire.org/

 

 

Le projet d'enfouissement en couches géologiques profondes sous le territoire de la commune de Bure des déchets radioactifs de nos 57 réacteurs nucléaires pose un problème majeur de santé publique, mais est également un défi environnemental que toujours plus de nos concitoyens contestent.

 

Un des nombreux débats organisés sur ce sujet s'est dernièrement tenu au sein de la rédaction du quotidien en ligne MEDIAPART. Il reflète que les opposants à ce projet sont d'un engagement et d'une sincérité qui suscitent le respect, tellement ces "résistants" sont conscients de la monstruosité environnementale qu'un tel projet va engendrer.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

                                                    Voir la vidéo : https://youtu.be/R4gEfJ3H1EQ

 

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 20:57
L'INCROYABLE FÉBRILITÉ DES GRANDES DÉMOCRATIES OCCIDENTALES ... voir notre rubrique " RELATIONS EUROPÉENNES " - REPRÉSENTATION DU 36ième DESSOUS DE FERTILADOUR ... voir notre rubrique " NUISANCES DUES À L'ACTIVITÉ HUMAINE ".

 

LES PESTICIDES POINTÉS DU DOIGT DANS LA  DISPARITION DES OISEAUX DE NOS CAMPAGNES

 

Alors que le Jour de la Terre a été célébré partout dans le monde le 22 avril, nos responsables gouvernementaux donnent encore l'impression de croire que la disparition des oiseaux dans nos campagnes est essentiellement due à l'artificialisation des sols, engendrée par l'extension excessive de l'urbanisation.

 

Or, s'il est indéniable que le problème d'urbanisation altère profondément la vie de ces petits volatiles dans des contrées fortement urbanisées comme la capitale, les grandes métropoles de province ou encore leurs banlieues, il n'en est toutefois pas de même en ce qui concerne les lieux où dominent les paysages de terroir avec leurs sols largement cultivés. Et pourtant,  c'est justement là que les oiseaux se font de plus en plus rares, puisque environ 30 % des espèces ont disparu en une quinzaine d'années selon les comptages.

 

 

LES PHYTOSANITAIRES RESPONSABLES DU DÉCLIN DES OISEAUX

 

A la question brûlante de savoir ce qui a bien pu chasser et décimer cette population d'oiseaux de nos contrées rurales, les ornithologues et chercheurs évoquent que ces fragiles natures pâtissent de l'intensification des pratiques agricoles, larges utilisatrices de pesticides et herbicides qui ont une influence néfaste sur leur nourriture et donc leur santé. Pourquoi en est-on arrivé à ce stade de régression des espèces, sans même que les autorités françaises et celles d'autres pays prennent pleinement conscience de ce phénomène ?

 

Ces produits phytosanitaires furent pendant des décennies considérés par le monde agricole comme étant la solution miracle aux problèmes posés par la destruction partielle des récoltes due aux insectes et micro-organismes. Les producteurs de ces intrants firent alors espérer aux céréaliers, arboriculteurs, maraichers ou encore viticulteurs, que plus ils épandraient ces pesticides et fongicides sur leurs terres, plus ils auraient de chances de parvenir aux volumes de récoltes espérés. C'est ainsi que notre pays devint un des premiers consommateurs mondiaux de pesticides à l'hectare, sans même s'être un seul instant soucié de savoir si l'utilisation outrancière de cette chimie dans le temps, aboutirait un jour à dévoiler des contreparties négatives, les multinationales de l'agrochimie se permettant de leur côté de faussement rassurer tout le monde en affirmant avec audace que les produits phytosanitaires pouvaient même être considérés comme étant des régulateurs de la biodiversité !

 

Seulement voilà, la plupart des molécules chimiques contenues aussi bien dans ces pesticides qu'herbicides sont désormais répertoriées par la communauté scientifique indépendante à leurs justes valeurs, et qui ne correspondent pas nécessairement à l'idée que les producteurs d'intrants se font de leurs produits, ce qui amène ceux-ci à devoir engager des lobbyistes pour tenter de redorer leur image auprès de la société civile. Écornés par de multiples critiques, les intrants de l'agrochimie sont désignés comme représentant un danger manifeste pour l'humain et l'animal, particulièrement lorsqu'ils sont absorbés sur la durée, au même titre que le sont aussi les organismes génétiquement modifiés (OGM).

 

 

L'AGROCHIMIE EN QUÊTE D'UNE RÉHABILITATION DE SON IMAGE

 

Dans un contexte où les protestations fusent de toutes parts au sujet d'intrants du type Glyphosate (1), produit classé « cancérogène probable » par l'OMS, il n'est pas étonnant que des producteurs tels que BAYER ou BASF(2), groupes à la stature mondiale et aux immenses moyens financiers, cherchent par tous les moyens à réhabiliter leur image en essayant de discrètement influer sur le contenu des publications issues de la recherche publique française. Ainsi vient-on d'apprendre que des travaux de chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) sur ces produits phytosanitaires ont été ces dernière années alternativement financés par les deux mastodontes chimiques  précités, et ce du fait de manque de moyens octroyés par notre pays à la recherche scientifique,(3) alors que pendant la nuit du 13 au 14 avril dernier chaque frappe de missile Scalp (coût unitaire 850 000 euros) envoyé en forme de représailles sur la Syrie équivalait à l'occupation d'un ingénieur en chimie organique à plein temps pendant 10 années.

 

Les chercheurs indépendants qui critiquent cette façon de procéder des multinationales de l'agrochimique voient dans cette entremise une atteinte à la déontologique de leur métier. Ils craignent que soit ainsi grande ouverte une voie à des manipulations de toutes sortes qui remettraient fondamentalement en cause les principes de transparence et d'impartialité sans lesquels la recherche scientifique ne pourra plus être prise au sérieux.

                       

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

(1) Voir notre précédent article : http://hendaye.environnement.over-blog.fr/2016/05/le-glyphosate-un-tissu-de-mensonges.html

 

(2)  L'ancien groupe agrochimique américain MONSANTO, producteur entre autres du tristement célèbre glyphosate, herbicide initialement vendu sous la marque " Roundup ", est passé sous contrôle de l'allemand BAYER, second producteur chimique mondial derrière BASF.

BAYER continue à produire ce glyphosate qui est entre temps vendu sous de multiples marques commerciales.

 

(3)   http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/17/liaisons-troubles-entre-recherche-publique-et-agrochimie_5286544_1650684.html

     

          

Lire aussi  : " Où sont passés les oiseaux de champs? "

analyse présentée par Le Journal du CNRS :

 

                      https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 07:01

 

 

                       Emmanuel Todd : " Il ne s'est rien passé en Syrie ; l'Occident est perdu."

      

 

                               Écouter l'intervention d'Emmanuel Todd du sur France Culture :

                   

                                                                    https://youtu.be/iEldyA6jvJs

                                                                        

 

... ainsi que celle de Patrick Le Hyaric, vice président du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, devant le Parlement européen, lors de la venue

de E.Macron à Strasbourg le 17/04/2018 :

 

                                                    https://youtu.be/1UjHjjGDklk

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 06:16

Vingt ans après, les premières mesures de la radioactivité indiquent une pollution importante des sols, le site est fermé, la direction de l’usine crie à la diffamation.

 

FERTILADOUR / Boucau  : http://fetidadour.blogspot.fr/

 

 

         Invitation à la représentation du 36ième dessous 

             Drame environnemental et humain de Fertiladour             

 
Militants écolos, syndicalistes, politiques vous êtres invités le 8 juin 20
à la représentation du 36ième dessous à Boucau le 8 juin prochain 20h. 

Théâtre documentaire bien vivant mis en scène par sociologues, acteurs et artistes qui ont retrouvé la trace de ce désastre environnemental et humain . 
 
État des lieux, lutte conduite par les écolos pour la révéler et la combattre, témoignages des ouvriers malades ou décédés de maladie incurable des suites de leur exposition aux poussières des roches broyées et aux radionucléides de la monazite. 
 
Merci à la Compagnie Cie "Si et seulement Si" qui nous sort des documents enfouis dans les armoires pour nous donner l'essentiel de ce drame.
 
Merci de votre attention
Merci de votre présence
 
Si vous le souhaitez et pouvez faites circuler l'info. Merci
 
Pour le Comité de soutien aux victimes de Fertiladour, le président, 
Jean Yves Deyris
 
 

 

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 07:12

   Résister à l'emprisonnement des esprits est une lutte qui s'étend tout au long de l'existence.

                                                            Caricature : Cabu

 

 

TRIBUNE LIBRE

 

 

  DÉCRYPTAGE SANS PRÉTENTION  

DE LA NOVLANGUE NÉO-LIBÉRALE

 

par

 

Denis VÉRITÉ

                                                        
                                                                  8 avril 2018

 

 

Je suis récemment tombé sur une déclaration de M. Macron. Je la cite de mémoire : " On réforme partout en Europe, le monde bouge." Il m'a semblé que cette phrase méritait une petite analyse.

Prenons la première proposition. C'est ce qu'on appelle en rhétorique l'argument du précédent, utilisé fréquemment par les apôtres du marché pour nous refourguer leur brouet nauséabond. Le principe est simple : on pose le fait que partout en Europe, et ailleurs dans le monde, sont menées des réformes d'inspiration libérale. La conclusion s'impose d'elle-même : la France, viscéralement opposée, semble-t-il, à ce mouvement global et irrésistible, n'aura d'autre choix en fin de compte que de les appliquer, tôt ou tard.

A ce compte-là, si les pays européens s'avisaient un jour dans un élan d'humanisme de supprimer la liberté d'expression, de rétablir l'esclavage et d'autoriser la torture, il faudrait donc les imiter, comme des moutons de Panurge, au nom de la nécessaire adaptation à " un monde qui change ". Raisonnement totalement inepte qui ne résiste pas une seule seconde à l'analyse. Et qui balaie d'un revers de main la question fondamentale de savoir si les réformes en question sont bonnes ou mauvaises, avant d'être indispensables.

L'autre partie de la phrase nous est servie avec une régularité fastidieuse dans les débats, dans un nombre impressionnant d'essais d'économistes orthodoxes et dans les discours des élites libérales : le monde bouge, le monde change. Étrange personnification ! L'ensemble des sociétés humaines, agglomérées dans un seul corps, devient soudain comme par magie une entité vivante gouvernée dans son évolution naturelle par des lois intangibles que nous devons accepter puisque nous n'avons aucune prise sur elles.

Ce n'est plus d'économie qu'il s'agit, mais bien de biologie. Le monde est un organe. Il vit , il palpite, il respire. Et le sang qui coule dans ses veines, c'est le libéralisme, érigé en principe mécanique de fonctionnement des nations.

Mais cette vision simpliste ne reflète pas la réalité. Les sociétés humaines évoluent, se transforment, tout au long de leur histoire, c'est entendu, seulement, elles le font, dans la plupart des cas, depuis l'aube des temps, sous l'effet des politiques mises en œuvre par les classes dominantes qui s'emploient toujours à tirer profit de leur position pour s'enrichir, défendre leurs intérêts et ceux de leur classe, en écrasant le plus grand nombre. On est loin d'une espèce de processus interne de fermentation.

Hélas, quoique captieux, ces arguments, cent fois, mille fois répétés, selon la formule de Goebels, finissent par entrer dans la tête des gens et y instillent le poison de la résignation. C'est ce contre quoi nous devons lutter. Et ce combat passe aussi par la langue.

 

 

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